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Critique de Takalirsa


Takalirsa
  06 mars 2020
Une analyse fine et complète des relations que l'homme a nouées avec les animaux au fil des siècles.
Dans ce plaidoyer où il s'adresse aux animaux, Frédéric Lenoir s'appuie sur les points de vue historique, religieux, philosophique et économique, citations et références à l'appui, pour justifier (sans pour autant cautionner) la façon dont les hommes considèrent les espèces animales. Il est essentiellement question de domination, du fait du sentiment de supériorité des humains… qui ont par ailleurs longtemps cru les animaux dénoués d'intelligence et de sentiments. Il est tellement plus simple de les « désanimaliser » afin d'en faire des choses et de se déculpabiliser ! L'auteur dénonce en particulier la façon dont les animaux sont maltraités dans les élevages intensifs et exécutés dans les abattoirs (« Il n'y a pas de viande heureuse »).

Il aura fallu attendre les débuts de l'éthologie pour comprendre « la richesse de la vie émotionnelle des animaux » et leurs capacités cognitives. Ainsi l'homme est, comme n'importe quelle autre espèce, doté de « singularités » qui le distinguent (un langage complexe, une pensée symbolique, des croyances et des rituels, une capacité éthique) sans pour autant être une espèce supérieure. Dès lors il n'y a qu'un pas vers l'octroi de droits à ces êtres vivants sensibles que l'on se doit de respecter et de protéger : « Plus une espèce animale est capable de souffrir, moins on a le droit de la faire souffrir ». L'auteur évoque une fois de plus les conséquences à manger de la viande (« La surconsommation de viande entraîne de nombreux problèmes environnementaux et sanitaires. L'élevage est l'une des principales causes du réchauffement climatique. Une personne végétarienne contribue davantage à lutter contre le dérèglement du climat qu'un individu qui fait le choix de ne plus utiliser sa voiture. »), mais aussi à utiliser les animaux à des fins de loisir (chasse, pêche, zoos, cirques, parcs aquatiques) et pour réaliser des expérimentations.

La dernière partie, plus légère, est consacrée à la relation affective qui se noue entre l'humain et son animal de compagnie (même si là encore, il peut y avoir maltraitance, abandon…) et aux thérapies par l'animal qui se développent un peu partout dans le monde. Frédéric Lenoir termine par une idée audacieuse mais pertinente : la mise en place d'un statut juridique de l'animal dans le Code civil, voire d'un secrétariat d'État à la Condition animale, afin de prendre en compte leur bien-être et lutter contre les abus. Il milite dans ce sens depuis de nombreuses années et l'on peut rejoindre son association sur www.ensemblepourlesanimaux.org
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