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ISBN : 2213702314
Éditeur : Fayard (24/05/2017)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.02/5 (sur 55 notes)
Résumé :
« Nous assistons probablement, et je le souhaite de tout coeur, au passage à un stade éthique supérieur où la pensée humaniste s’émancipe de son cadre anthropocentrique pour s’étendre à tous les êtres sensibles qui peuplent la Terre. Dès lors, faire preuve d’“humanité” ne signifie plus simplement respecter les autres êtres humains, mais tout être vivant, selon son degré de sensibilité et de conscience. La vie s’est exprimée sur Terre à travers une foisonnante divers... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
mcd30
  23 juillet 2017
De générations en générations, nous nous transmettons l'amour et le respect des animaux. Ils sont sur nos photos de famille depuis un siècle peut être plus. Nous les nourrissons, nous les soignons, nous les pleurons quand ils meurent et
nous espèrons toujours que leur vie va s'améliorer un jour . Depuis quelques temps des livres paraissent. Celui-ci même si il raconte leur souffrance et il y a en trop, est peut être le moins choquant . Il apporte une note d'espoir .A travers les pensées de différentes personnalités depuis des siècles. Avec des chapitres clairs et précis ,tout est traité. Par conséquent j'ai envie de dire même si vous n'aimez pas vraiment les animaux lisez ce livre . Mais une chose est sûre si les animaux pouvaient parler, ils vous remercieraient Monsieur Lenoir.
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Osmanthe
  18 octobre 2018
Frédéric Lenoir nous offre à nouveau ici un excellent livre. A sa sortie au printemps 2017, il venait au terme d'une série d'ouvrages sur le thème de la défense des droits des animaux, qui a décidemment été très à la mode chez les écrivains et intellectuels français dans les années 2015-2017 : Matthieu Ricard (Plaidoyer pour les animaux), Franz-Olivier Giesbert (l'animal est une personne : pour nos soeurs et frères les bêtes), et ou encore, comme signataires d'un manifeste pour les animaux, Onfray, Cyrulnik, Fontenay, Vincent et d'autres …De ce fait, sa principale qualité n'est pas l'originalité. Il ne déflore pas un sujet dont on commence à bien cerner les contours.
Cependant, les qualités habituelles de l'auteur font mouche : sens de la synthèse, clarté et simplicité du propos, exemples concrets illustrant son raisonnement et tirés de sa propre expérience de vie…On sent aussi une grande sincérité chez cet homme, qui manifestement ne fait pas semblant d'aimer les animaux (il en a quelques-uns à la maison, et depuis longtemps). Son discours est d'autant plus persuasif qu'il est équilibré, ne soutenant pas des positions extrémistes.
Surtout, il appuie son discours sur les positions de grands intellectuels français et internationaux de toutes époques. L'ouvrage est ainsi jalonné de quelques pleines pages de citations de plusieurs d'entre eux.
Lenoir remonte à l'origine de l'humanité pour retracer l'histoire de ses relations avec les animaux, au départ ses congénères. L'apparition d'un langage singulier, élaboré, a fait se démarquer Sapiens. le rapport d'homo sapiens aux animaux a commencé à se gâter quand l'homme a commencé, à avoir une conscience mystique, qu'il s'est mis à faire des offrandes au ciel. Domestication, puis exploitation, n'ont pas tardé à se mettre en place pour ne cesser de s'aggraver avec le carnage de l'élevage industriel. Certes, des voix s'élèvent très tôt pour mettre en garde l'homme contre la cruauté animale, qui est aussi vecteur de cruauté envers l'homme (Ovide, Plutarque), relativiser la distance qui sépare l'homme de l'animal (Montaigne), admettre une sensibilité chez l'animal (Voltaire, Rousseau, Michelet), prôner une compassion comme haute valeur morale (Schopenhauer). Mais Descartes va faire énormément de mal, faisant de l'animal une machine sans la moindre capacité à souffrir. Il sera relayé par Kant, ou AIain par exemple.
C'est seulement dans un mouvement beaucoup plus récent que l'animal commence à être considéré comme un être sensible, et que se développeront des revendications sur ses droits. le pionnier est sans doute le philosophe australien Peter Singer (Libération animale), en France, Elisabeth de Fontenay (Le silence des bêtes : la philosophie à l'épreuve de l'animalité) qui proposent les écrits les plus charpentés et respectés. Plus récemment encore, on voit fleurir un mouvement plus radical qui pose la question du bien-fondé d'une nourriture humaine carnivore (Jonathan Safran Foer : faut-il manger les animaux ?), poussé à l'extrême par des militants d'association de type L214 et toute la question de l'anti-spécisme, qui fait de l'animal l'égal de l'homme. Lenoir n'adhère pas, préférant s'en tenir à une singularité humaine qui intègre une bienveillante envers l'animal. Il démontre qu'on ne peut pas défendre le spécisme qui conduirait à la disparition même des animaux de compagnie traditionnels, qui ne souffrent pas de l'être, et qui sont des êtres sensibles, intelligents et même capables de compassion. le spécisme ferait aussi d'un insecte l'égal d'un chien, alors qu'il n'a manifestement pas les mêmes capacités cognitives. Soyons raisonnables et réalistes !
Un livre convaincant pour les qualités énoncées plus haut. Frédéric Lenoir a le don et l'élégance de se mettre à la hauteur de son lecteur, pas forcément décrypteur d'écrits philosophiques, pour le hisser sans effort vers la crème de la pensée de ses confrères passés et actuels, toujours avec respect, mesure et bienveillance. Il sait mettre leurs discours philosophiques en valeur, à la portée de tous, et les relient pour en faire son canevas, sur lequel il tisse son propre discours fluide, cohérent, limpide.
Du coup, si l'on ne doit lire qu'un seul ouvrage parmi ceux cités sur le sujet, c'est peut-être bien celui qu'il faut retenir, pour la synthèse et la conviction dans la modération du propos.
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Vivi81
  26 septembre 2017

" Il n'est que trop certain que ce carnage dégoûtant, étalé sans cesse dans nos boucheries et nos cuisines, ne nous paraît pas un mal ; au contraire, nous regardons cette horreur, souvent pestilentielle, comme une bénédiction du Seigneur, et nous avons encore des prières dans lesquelles on le remercie de ces meurtres. [Voltaire] "
Je dédie cette citation à ceux qui me diront que le véganisme est une mode du XXIe siècle. Rappelons que Voltaire faisait partie du XVII-XVIIIe !!!
Mais s'il avait été le seul à décréter qu'il est inacceptable de tuer et consommer un être vivant, pour notre seul plaisir gustatif. Non, ici, Frédéric Lenoir, retrace plus ou moins chronologiquement notre culture de la viande. du temps de la préhistoire avec les chasseurs et les cueilleurs (oui, oui, vous avez bien lu, déjà de ce temps-là, les hommes préféraient se nourrir de leurs cultures plutôt que d'êtres vivants), de la domestication à l'exploitation qui s'est accentuée au fil du temps, puis dans cette société de surconsommation où l'être humain produit deux fois plus que ce qu'il ne consomme. Et je suis gentille en disant deux fois plus ! Savez-vous que pour produire 1 kg de viande, il faut la même surface que pour cultiver 200 kgs de tomates, ou 160 kgs de pommes de terre. Un hectare de terre pourra nourrir 2 personnes carnivores contre 50 personnes végétariennes.. Et on continue de traiter les végétariens, végétaliens ou végans d'extrémistes !? Pour 500 grammes de crevettes, 13 kgs d'autres animaux marins ont été tués et rejetés à la mer, et 145 espèces sont des victimes collatérales de la pêche au thon. Au rythme de la chasse, de la pêche et de la déforestation, on estime qu'environ 30 % des espèces auront disparu d'ici 30 ans
" Manger de la viande est un privilège des pays riches qui s'exerce au détriment des pays " a dit Mathieu Ricard, et je pense qu'il a entièrement raison. La moitié de la consommation d'eau potable mondiale est utilisée pour la production de viande et de produits laitiers. Aymeric Caron, qui se bat contre le spécisme, a calculé qu'on utilisait autant d'eau pour produire un steak d'un kilo que pour prendre notre douche QUOTIDIENNE PENDANT UN AN, soit environ 15 000 LITRES. Et de l'autre côté, nous avons juste 40% de la population MONDIALE qui souffre de la pénurie d'eau. Avouez que les chiffres parlent d'eux même ! C'est totalement aberrant !! "On cache la souffrance que nous infligeons, on établit une distance, on travestit la réalité pour nous déculpabiliser." . Je ne rentrerai même pas dans le détail de ce qui est fait aux vaches laitières, à leurs petits, aux poussins, qu'ils soient mâles ou femelles, ou encore aux cochons.
Victor Hugo, Voltaire, Rousseau, ou encore, Platon, Socrate, Pythagore, Horace, Ovide, Virgile, Plutarque, Sénèque et tant d'autres prônaient déjà le végétarisme et la protection des animaux.
Ici, Frédéric Lenoir nous transmet tout son savoir, sa recherche, et son amour pour nos amis les bêtes. Il les aime, leur veut du bien et nous le fait savoir. Ce livre est un véritable électrochoc, intelligent et bouleversant, j'espère qu'il donnera le ton d'une remise en question et d'un passage à l'acte pour nombreux de ses lecteurs. Frédéric écrit sans gêne ni scrupules ce que beaucoup ne veulent voir.
Marc Twain disait "L'homme est le seul animal qui rougisse ; c'est d'ailleurs le seul animal qui ait à rougir de quelque chose."
Pour finir, je parlerai des 4 points les plus urgents selon Frédéric Lenoir :
- L'autorisation de l'abattage à la ferme et l'interdiction d'égorger un animal sans étourdissement préalable,
- la possibilité pour un animal d'être défendu par un avocat et de le retirer à son maître s'il est victime de mauvais traitements (et pas seulement une amende),
- l'interdiction de la mise à mort des animaux à des fins de distraction,
- l'interdiction des expérimentations sur les animaux lorsqu'il existe des alternatives à l'utilisation d'animaux-cobayes.
Vous l'aurez compris, cette cause me tient particulièrement à coeur et je recommande bien évidemment ce livre à tous les amoureux des animaux.
"On n'a pas deux coeurs, l'un pour l'homme, l'autre pour l'animal. On a du coeur ou on n'en a pas." [Alphonse de Lamartine]
Lien : http://libebook81.blogspot.f..
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RedIzaBzh
  29 septembre 2017
C'est un livre plein de bonne volonté, on ne peut pas lui retirer ça. le propos porte beaucoup sur l'affectivité entre êtres humains et animaux, leurs rapports au fil des siècles, le reste du sujet n'est qu'effleuré. Cependant, le livre porte le titre, entre autres, "(et à ceux qui les aiment)", donc il me semble normal que cet aspect soit privilégié.
Le côté welfariste du livre m'a laissée sur un sentiment ambivalent :
- Frédéric Lenoir avoue faire des exceptions à son végétarisme : on peut voir ça comme une admission de faiblesse humaine et peut aider certaines personnes qui n'oseraient pas passer le cap de peur d'être pointées du doigt ou d'avoir mauvaise conscience pour un écart ; d'un autre côté, je vois ça aussi comme un dédouanement et à ce moment-là, à quoi bon être végétarien !
- le côté welfariste (pour ceux qui ne connaîtraient pas = on peut tuer les animaux pour les manger s'ils ont été correctement traités jusque-là, qu'on leur a donné un petit nom et qu'on leur a grattouillé le menton avant de les envoyer à l'abattoir) : on peut se dire qu'aller dans cette direction serait déjà un progrès social et éviterait les camps concentrationnaires dans lesquels on entasse et on torture les animaux ; d'un autre côté, bien traités ou pas, ils finissent tous à l'abattoir et là, pas de différence entre bien traités, concentrationnés et bio, tous finissent pareil : mal.
Autre point qui m'a déplu : il faudrait mettre une échelle de valeur dans la façon dont on traite les animaux - ceux qui sont plus ou moins intelligents, ceux qui souffrent plus ou moins et là, ça ne me va pas du tout. Comment détermine-t-on qui souffre plus et qui souffre moins, hein ? En faisait des tests. Douloureux. Evidemment. Et on compare notre souffrance à la nôtre. Il y a une raison pour laquelle beaucoup de gens ne mangent plus de viande mais continuent à consommer du poisson : les poissons ne crient pas. Ce qui ne les empêche pas de souffrir. Et les moins intelligents, on peut les traiter comme on veut ? Et les humains moins intelligents, alors, seraient des sous-humains ?
Un bon point pour Frédéric Lenoir, cependant : il dit que les véganes sont les seuls à avoir une démarche cohérente (pas extrémiste, comme on l'entend souvent, mais cohérente) et ça, ça fait du bien.
Bref ! Je ne suis pas d'accord avec certaines propositions, évidemment, mais je comprends le but du livre : écrit par un auteur renommé, qui veut sensibiliser le plus de monde possible sur le sujet qui lui tient manifestement à coeur en proposant un ouvrage simple et basé sur l'affectif. Et il a réussi son but, puisque son livre figure dans les meilleures ventes actuelles.
Son autre idée, rassembler toutes les associations protégeant les animaux, n'est pas mauvaise non plus. Mais autant ça pourrait donner plus de poids à la défense des animaux, autant je gage qu'il y aurait un certain nombre de discussions houleuses ! Mais ça vaut le coup de tenter :)
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PerleDulac
  07 juillet 2017
Rien de nouveau dans cette lettre aux animaux. Frédéric Lenoir les aime et tient à nous le faire savoir. Il fait la synthèse dans ce court ouvrage de ce que l'on a pu lire dernièrement sur la cause animale. Pour ceux qui auront lu les derniers ouvrages parus sur ce thème trouveront peut-être cette lecture redondante (ça a été mon cas). Mais pour qui commence à s'intéresser à ce sujet, ça peut être une bonne introduction, d'autant que c'est écrit dans un style très simple et accessible à tous.
Bien que n'étant pas végétarien, Frédéric Lenoir milite auprès de certaines associations pour la cause animale et vient de créer une association de loi 1901 "Ensemble pour les animaux", dans le but (je cite) "de fédérer des personnalités, des associations et des fondations défendant les animaux autour de causes concrètes."
Pour lui, plusieurs combats sont prioritaires, notamment :
- la création d'un label éthique, pour promouvoir l'abattage à la ferme et interdire l'égorgement d'un animal sans étourdissement préalable
- l'interdiction de l'expérimentation sur les animaux lorsqu'il existe des solutions alternatives
- la création d'un secrétariat d'Etat à la condition animale.
Il va sans dire que je ne le suis pas sur les 2 premiers points, car j'estime qu'ils ne vont pas assez loin. Mais je suis d'accord pour dire qu'ils peuvent constituer une première étape, si on ne perd pas de vue l'objectif final (la fin de toute exploitation animale).
Quant au secrétariat d'Etat, je dis pourquoi pas? Mais je reste très dubitative quant à sa réelle efficacité dans les faits.
Au final, je dirais que c'est un bon ouvrage, et je vous le conseillerai.
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   17 juillet 2017
Sans prôner le végétarisme à outrance, cet ouvrage a le mérite de nous encourager à une plus grande conscience de la nature dans toutes ses multiples créations et facettes.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
OsmantheOsmanthe   30 septembre 2018
La thèse, répandue depuis des millénaires, de l'infériorité de l'animal par rapport à l'être humain est née des discours religieux qui, pour des raisons théologiques, entendaient tracer une infranchissable différence entre vous et nous. Puis l'idéologie scientiste moderne a pris le relais afin de pouvoir vous utiliser comme matériau de laboratoire. Vint ensuite l'idéologie consumériste contemporaine, qui poursuivit dans la voie du différentialisme afin de promouvoir la consommation massive de chair animale. Bref, en vous réduisant, en vous dénigrant, puis en vous chosifiant, nous nous sommes octroyé en bonne conscience le droit de vous exploiter et de vous tuer.
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mcd30mcd30   20 mars 2018
La douceur envers les bêtes accoutume, de manière étonnante, à la bienveillance envers les hommes.Car celui qui est doux, qui se conduit avec tendresse envers les créatures non humaines, ne saurait traiter les hommes de manière injuste.

Plutarque (philosophe, vers 46-125)
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AgillianAgillian   25 août 2017
Si l'être humain est capable de dominer et d'exploiter les animaux, il est aussi capable de promulguer de manière unilatérale, donc sans réciprocité, des lois visant à les protéger. Ce sens de la responsabilité à l'égard des autres êtres vivants -mais aussi de la planète en général-, qui découle probablement de nos capacités cognitives abstraites, constitue selon moi une des singularités humaines, et elle s'avère des plus urgentes et nécessaires.
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Mousquetaire11Mousquetaire11   05 avril 2019
Autant vous le dire d'emblée, je n'échappe pas à cette contradiction. Je ne suis ni exemplaire ni irréprochable à votre endroit, loin s'en faut.... Je suis donc parfaitement représentatif de nombre de mes semblables : je suis sensible à votre souffrance et je milite depuis longtemps pour qu'elle diminue, mais j'ai du mal à résister à un bon plateau de fruits de mer, et même si j'ai fortement réduit ma consommation de viande et je tends vers le végétarisme, il m'arrive encore de craquer pour un poulet rôti au restaurant ou chez des amis. Je n'hésite pas non plus à écraser un moustique qui m'empêche de dormir ou à éradiquer les mites qui trouent mes pulls...
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mcd30mcd30   23 mai 2018
Nous assistons probablement, et je le souhaite de tout coeur, au passage à un stade éthique supérieur où la pensée humaniste s'émancipe de son cadre anthropocentrique pour s'étendre à tous les êtres sensibles qui peuplent la Terre.

LE 24 MAI : L'ASSOCIATION # ensemblepourlesanimaux FETERA SES UN AN !

Bon anniversaire.
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Vidéo de Frédéric Lenoir
Conférence du 12 octobre de Frédéric Lenoir à la Cholotte
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