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ISBN : 2213702314
Éditeur : Fayard (24/05/2017)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 24 notes)
Résumé :
« Nous assistons probablement, et je le souhaite de tout coeur, au passage à un stade éthique supérieur où la pensée humaniste s’émancipe de son cadre anthropocentrique pour s’étendre à tous les êtres sensibles qui peuplent la Terre. Dès lors, faire preuve d’“humanité” ne signifie plus simplement respecter les autres êtres humains, mais tout être vivant, selon son degré de sensibilité et de conscience. La vie s’est exprimée sur Terre à travers une foisonnante divers... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
RedIzaBzh
  29 septembre 2017
C'est un livre plein de bonne volonté, on ne peut pas lui retirer ça. le propos porte beaucoup sur l'affectivité entre êtres humains et animaux, leurs rapports au fil des siècles, le reste du sujet n'est qu'effleuré. Cependant, le livre porte le titre, entre autres, "(et à ceux qui les aiment)", donc il me semble normal que cet aspect soit privilégié.
Le côté welfariste du livre m'a laissée sur un sentiment ambivalent :
- Frédéric Lenoir avoue faire des exceptions à son végétarisme : on peut voir ça comme une admission de faiblesse humaine et peut aider certaines personnes qui n'oseraient pas passer le cap de peur d'être pointées du doigt ou d'avoir mauvaise conscience pour un écart ; d'un autre côté, je vois ça aussi comme un dédouanement et à ce moment-là, à quoi bon être végétarien !
- le côté welfariste (pour ceux qui ne connaîtraient pas = on peut tuer les animaux pour les manger s'ils ont été correctement traités jusque-là, qu'on leur a donné un petit nom et qu'on leur a grattouillé le menton avant de les envoyer à l'abattoir) : on peut se dire qu'aller dans cette direction serait déjà un progrès social et éviterait les camps concentrationnaires dans lesquels on entasse et on torture les animaux ; d'un autre côté, bien traités ou pas, ils finissent tous à l'abattoir et là, pas de différence entre bien traités, concentrationnés et bio, tous finissent pareil : mal.
Autre point qui m'a déplu : il faudrait mettre une échelle de valeur dans la façon dont on traite les animaux - ceux qui sont plus ou moins intelligents, ceux qui souffrent plus ou moins et là, ça ne me va pas du tout. Comment détermine-t-on qui souffre plus et qui souffre moins, hein ? En faisait des tests. Douloureux. Evidemment. Et on compare notre souffrance à la nôtre. Il y a une raison pour laquelle beaucoup de gens ne mangent plus de viande mais continuent à consommer du poisson : les poissons ne crient pas. Ce qui ne les empêche pas de souffrir. Et les moins intelligents, on peut les traiter comme on veut ? Et les humains moins intelligents, alors, seraient des sous-humains ?
Un bon point pour Frédéric Lenoir, cependant : il dit que les véganes sont les seuls à avoir une démarche cohérente (pas extrémiste, comme on l'entend souvent, mais cohérente) et ça, ça fait du bien.
Bref ! Je ne suis pas d'accord avec certaines propositions, évidemment, mais je comprends le but du livre : écrit par un auteur renommé, qui veut sensibiliser le plus de monde possible sur le sujet qui lui tient manifestement à coeur en proposant un ouvrage simple et basé sur l'affectif. Et il a réussi son but, puisque son livre figure dans les meilleures ventes actuelles.
Son autre idée, rassembler toutes les associations protégeant les animaux, n'est pas mauvaise non plus. Mais autant ça pourrait donner plus de poids à la défense des animaux, autant je gage qu'il y aurait un certain nombre de discussions houleuses ! Mais ça vaut le coup de tenter :)
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PerleDulac
  07 juillet 2017
Rien de nouveau dans cette lettre aux animaux. Frédéric Lenoir les aime et tient à nous le faire savoir. Il fait la synthèse dans ce court ouvrage de ce que l'on a pu lire dernièrement sur la cause animale. Pour ceux qui auront lu les derniers ouvrages parus sur ce thème trouveront peut-être cette lecture redondante (ça a été mon cas). Mais pour qui commence à s'intéresser à ce sujet, ça peut être une bonne introduction, d'autant que c'est écrit dans un style très simple et accessible à tous.
Bien que n'étant pas végétarien, Frédéric Lenoir milite auprès de certaines associations pour la cause animale et vient de créer une association de loi 1901 "Ensemble pour les animaux", dans le but (je cite) "de fédérer des personnalités, des associations et des fondations défendant les animaux autour de causes concrètes."
Pour lui, plusieurs combats sont prioritaires, notamment :
- la création d'un label éthique, pour promouvoir l'abattage à la ferme et interdire l'égorgement d'un animal sans étourdissement préalable
- l'interdiction de l'expérimentation sur les animaux lorsqu'il existe des solutions alternatives
- la création d'un secrétariat d'Etat à la condition animale.
Il va sans dire que je ne le suis pas sur les 2 premiers points, car j'estime qu'ils ne vont pas assez loin. Mais je suis d'accord pour dire qu'ils peuvent constituer une première étape, si on ne perd pas de vue l'objectif final (la fin de toute exploitation animale).
Quant au secrétariat d'Etat, je dis pourquoi pas? Mais je reste très dubitative quant à sa réelle efficacité dans les faits.
Au final, je dirais que c'est un bon ouvrage, et je vous le conseillerai.
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Vivi81
  26 septembre 2017

" Il n'est que trop certain que ce carnage dégoûtant, étalé sans cesse dans nos boucheries et nos cuisines, ne nous paraît pas un mal ; au contraire, nous regardons cette horreur, souvent pestilentielle, comme une bénédiction du Seigneur, et nous avons encore des prières dans lesquelles on le remercie de ces meurtres. [Voltaire] "
Je dédie cette citation à ceux qui me diront que le véganisme est une mode du XXIe siècle. Rappelons que Voltaire faisait partie du XVII-XVIIIe !!!
Mais s'il avait été le seul à décréter qu'il est inacceptable de tuer et consommer un être vivant, pour notre seul plaisir gustatif. Non, ici, Frédéric Lenoir, retrace plus ou moins chronologiquement notre culture de la viande. du temps de la préhistoire avec les chasseurs et les cueilleurs (oui, oui, vous avez bien lu, déjà de ce temps-là, les hommes préféraient se nourrir de leurs cultures plutôt que d'êtres vivants), de la domestication à l'exploitation qui s'est accentuée au fil du temps, puis dans cette société de surconsommation où l'être humain produit deux fois plus que ce qu'il ne consomme. Et je suis gentille en disant deux fois plus ! Savez-vous que pour produire 1 kg de viande, il faut la même surface que pour cultiver 200 kgs de tomates, ou 160 kgs de pommes de terre. Un hectare de terre pourra nourrir 2 personnes carnivores contre 50 personnes végétariennes.. Et on continue de traiter les végétariens, végétaliens ou végans d'extrémistes !? Pour 500 grammes de crevettes, 13 kgs d'autres animaux marins ont été tués et rejetés à la mer, et 145 espèces sont des victimes collatérales de la pêche au thon. Au rythme de la chasse, de la pêche et de la déforestation, on estime qu'environ 30 % des espèces auront disparu d'ici 30 ans
" Manger de la viande est un privilège des pays riches qui s'exerce au détriment des pays " a dit Mathieu Ricard, et je pense qu'il a entièrement raison. La moitié de la consommation d'eau potable mondiale est utilisée pour la production de viande et de produits laitiers. Aymeric Caron, qui se bat contre le spécisme, a calculé qu'on utilisait autant d'eau pour produire un steak d'un kilo que pour prendre notre douche QUOTIDIENNE PENDANT UN AN, soit environ 15 000 LITRES. Et de l'autre côté, nous avons juste 40% de la population MONDIALE qui souffre de la pénurie d'eau. Avouez que les chiffres parlent d'eux même ! C'est totalement aberrant !! "On cache la souffrance que nous infligeons, on établit une distance, on travestit la réalité pour nous déculpabiliser." . Je ne rentrerai même pas dans le détail de ce qui est fait aux vaches laitières, à leurs petits, aux poussins, qu'ils soient mâles ou femelles, ou encore aux cochons.
Victor Hugo, Voltaire, Rousseau, ou encore, Platon, Socrate, Pythagore, Horace, Ovide, Virgile, Plutarque, Sénèque et tant d'autres prônaient déjà le végétarisme et la protection des animaux.
Ici, Frédéric Lenoir nous transmet tout son savoir, sa recherche, et son amour pour nos amis les bêtes. Il les aime, leur veut du bien et nous le fait savoir. Ce livre est un véritable électrochoc, intelligent et bouleversant, j'espère qu'il donnera le ton d'une remise en question et d'un passage à l'acte pour nombreux de ses lecteurs. Frédéric écrit sans gêne ni scrupules ce que beaucoup ne veulent voir.
Marc Twain disait "L'homme est le seul animal qui rougisse ; c'est d'ailleurs le seul animal qui ait à rougir de quelque chose."
Pour finir, je parlerai des 4 points les plus urgents selon Frédéric Lenoir :
- L'autorisation de l'abattage à la ferme et l'interdiction d'égorger un animal sans étourdissement préalable,
- la possibilité pour un animal d'être défendu par un avocat et de le retirer à son maître s'il est victime de mauvais traitements (et pas seulement une amende),
- l'interdiction de la mise à mort des animaux à des fins de distraction,
- l'interdiction des expérimentations sur les animaux lorsqu'il existe des alternatives à l'utilisation d'animaux-cobayes.
Vous l'aurez compris, cette cause me tient particulièrement à coeur et je recommande bien évidemment ce livre à tous les amoureux des animaux.
"On n'a pas deux coeurs, l'un pour l'homme, l'autre pour l'animal. On a du coeur ou on n'en a pas." [Alphonse de Lamartine]
Lien : http://libebook81.blogspot.f..
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lagni
  22 août 2017
Plus on s'enfonce dans l'absorption du végétale; je veux dire pas là, qu'on l'on se définissent comme végétarien, végétalien, végan ou plus simplement en transition vers un monde d'alimentation plus respectueux du vivant et qu'on me parle pas ici du cris de la carotte, plus on prend conscience du lien qui guide les pas des personnes de bonnes volontés. Oui je sais, ça fait un peu cours de catéchèse mais dans ce cas sans notions d'appartenance à des dogmes religieux.
Honnêtement, pour une personne qui dévore assez facilement ce genre d'ouvrage, il a pas mal d'informations qui transitent d'un auteur à l'autre et donc, qui se répètent.Mais c'est pas plus mal car, parfois on peut être tenté de retransmette soi-même des informations un peu erronée. Les piqures de rappelle sont donc toujours utiles.
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Olivinlove
  15 août 2017
J'avoue que je n'ai pas lu l'ouvrage.. car j'ai été gênée par les propos tenus par l'auteur lors d'une émission télévisée et qui rejoignent tout à fait ce que je lis ici ".. respecter tout être vivant, selon son degré de sensibilité et de conscience." Je ne sais pas qui nous sommes, nous humains, pour nous arroger le droit de décider que tel ou tel être vivant aurait plus ou moins de conscience et de sensibilité, et en quoi selon cela nous donnerait le droit de le traiter de telle ou telle manière. En tant que quoi?!
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Les critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   17 juillet 2017
Sans prôner le végétarisme à outrance, cet ouvrage a le mérite de nous encourager à une plus grande conscience de la nature dans toutes ses multiples créations et facettes.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations & extraits (4) Ajouter une citation
AgillianAgillian   25 août 2017
Si l'être humain est capable de dominer et d'exploiter les animaux, il est aussi capable de promulguer de manière unilatérale, donc sans réciprocité, des lois visant à les protéger. Ce sens de la responsabilité à l'égard des autres êtres vivants -mais aussi de la planète en général-, qui découle probablement de nos capacités cognitives abstraites, constitue selon moi une des singularités humaines, et elle s'avère des plus urgentes et nécessaires.
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AgillianAgillian   26 août 2017
Le végétarisme, le végétalisme et le véganisme éthiques concernent encore peu d'individus, mais ils sont en réelle augmentation en occident, notamment au sein des jeunes générations.
Certes, les préjugés demeurent, et beaucoup d'humains pensent encore que la consommation de viande est nécessaire à la bonne santé, alors que les études scientifiques se multiplient qui montrent exactement l'inverse !
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mcd30mcd30   07 juillet 2017
Tant que l'espace durera et tant qu'il y aura des etres , puissé-je, moi aussi, demeurer, pour dissiper la souffrance du monde.
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mcd30mcd30   06 juillet 2017
C'est pour moi notre plus belle vocation:protecteurs et serviteurs du monde.
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Vidéo de Frédéric Lenoir
Retrouvez ici la version audio intégrale de la conférence de Frédéric Lenoir "Apprendre à vivre ensemble", organisée par le Furet du Nord et avec le concours des éditions Albin-Michel, éditeur du récent livre du philosophe : "Philosopher et méditer avec les enfants". Conférence qui a eu lieu au Théâtre Sébastopol de Lille le 28 novembre 2016 en présence d'un public nombreux: 1200 personnes. Une partie des bénéfices de cette soirée a été reversée à la Fondation SEVE (Savoir Être et Vivre Ensemble) http://www.fondationseve.org/
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