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Critique de Camironet


Camironet
  17 janvier 2019
La pièce commence avec Garcin, qui s'étonne : il est mort, il a été damné, mais où sont les instruments de torture ? Où sont les flammes ? Les démons ? le garçon d'étage le conduit dans une banale chambre meublée dans le style second Empire. Trois canapés dans la pièce, trois personnages : Garcin, Inès, Estelle.

« L'enfer, c'est les autres » est sans doute la phrase la plus connue de la pièce ; je ne suis pas certaine de l'interpréter dans le sens qu'a voulu lui donner Sartre. « Huis clos », c'est la promiscuité, et la promiscuité, c'est souvent difficile. Comme le dit un médecin dans Les frères Karamazov : « je ne puis vivre avec personne deux jours de suite dans la même chambre [...] En vingt-quatre heures je puis même prendre en grippe les meilleures gens : l'un parce qu'il reste longtemps à table, un autre parce qu'il est enrhumé et ne fait qu'éternuer. » le trio n'est pas vraiment composé des « meilleurs gens », alors comment cette intimité forcée pourrait-elle marcher ?

Garcin et Estelle essaient d'abord de garder la face devant les deux autres : mauvaise foi et recherche d'approbation pour l'un, déni et mensonge pour l'autre. Inès est plus franche, ce qui ne la rend pas plus sympathique. Elle porte une idée sartrienne : Garcin s'est rêvé fort, mais ses actes parlent plus haut que ses envies. « On meurt toujours trop tôt - ou trop tard. Et cependant la vie est là, terminée: le trait est tiré, il faut faire la somme. Tu n'es rien d'autre que ta vie. ».

Et à la fin ? Eh bien, la comédie continue...

Une courte pièce de théâtre, rythmée, dont la lecture ne m'a jamais ennuyée.
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