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Critique de Laplumedeclementine


Laplumedeclementine
  10 novembre 2021
Entre le roman et l'essai, ce livre surprenant est une enquête personnelle et historique sur les traces de la sorcière.
La narratrice est hantée par une vision : la figure de la sorcière. Celle-ci la guide dans une quête intime, un cheminement à travers les persécutions qu'elle-même a vécues et l'histoire d'autres femmes.
Les chasses aux sorcières ont eu lieu au début de l'ère moderne. Selon l'autrice, elles auraient laissé une trace dans la psyché des femmes. Ce « traumatisme transmis », c'est le complexe de la sorcière, ce « soupçon permanent » de soi qui fait que nous finissons par ne plus nous croire nous-mêmes, c'est l'intériorisation de l'inquisiteur, c'est la torsion de notre identité face à l'autre.
Une réflexion passionnante sur la mémoire transgénérationnelle, la psychogénéalogie, la psychologie, l'Histoire et la spiritualité se développe, dont la finesse m'a impressionnée et m'a profondément parlé. Ce livre me touche intellectuellement et émotionnellement. Il remue beaucoup de choses et fait écho à mon propre cheminement intérieur, qui s'ancre dans celui de nombreuses femmes.
Car la sorcière, c'est celle qui cherche la vérité en elle, qui est capable de « tourner les yeux en-dedans ». Ce dialogue avec la sorcière à l'intérieur de soi résonne avec les paroles d'autres femmes en quête de sens. Il s'agit de descendre « dans nos propres cachots pour y faire de la lumière ».
La sagesse et la résilience qui s'écoulent de ce livre ont l'effet d'un baume. La guérison profonde n'est pas cette résilience qu'on nous vend pour que nous soyons plus productifs sans jamais protester, non, elle est synonyme de compréhension de soi et de réconciliation. Sans jamais oublier que ce qui est personnel s'ancre dans quelque chose de beaucoup plus vaste.
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