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Critique de Dionysos89


Dionysos89
  30 janvier 2015
Mine de rien, la fameuse saga « Saga » de Brian K. Vaughan et de Fiona Staples prend, volume après volume, une belle ampleur (désolé pour la redondance, mais je ne m'en remets pas de la simplicité de certains titres, surtout chez nos amis anglo-saxons).

Après déjà plusieurs mois de cavale et la naissance de leur fille Hazel, Alana et Marko se sont un peu posés sur une planète pour l'instant salvatrice dans leur quête de liberté et de bonheur, Gardenia. Durant un court laps de temps, leur vie se révèle plutôt simple, malgré le fait qu'ils soient encore traqués pour réduire leur union « contre-nature » à néant. Nous sentons bien là ce qui lui tient à coeur, au scénariste : la difficile paternité, la vie de couple fouillée de fond en comble (de la gestion financière aux tentations sexuelles extérieures), les aléas de la vie, etc.
Alors que la quête continue inlassablement pour les personnages secondaires comme la Traque, le Testament ou la petite Gwendolyne, une trame secondaire commence à prendre le pas sur toutes les autres : la mise en valeur de la famille royale et princière Robot. Les luttes de pouvoir ne vont pas tarder à toucher de plein fouet la famille qui tient le récit depuis le départ. C'est surtout l'occasion pour les auteurs de nous faire voir, pendant la pause relative de ladite famille, les facéties qui tournent autour de leur conception du robot procréateur...
Fiona Staples poursuit sa conquête graphique de l'univers de Saga, toujours en extension, avec d'autres créatures tout bonnement sorties d'une imagination des plus fertiles. Cela dit, il peut arriver de trouver le trait légèrement moins fin qu'à son accoutumée. Les doubles pages entières (splash pages si vous préférez) deviennent la norme pour conclure chaque chapitre dans un cliffhanger graphique et scénaristique qu'il faudra peut-être penser à affiner ; au-delà d'un aspect répétitif et attendu, il faut reconnaître l'efficacité de la manoeuvre. La dessinatrice attend malgré tout le dernier chapitre pour me faire émettre un désormais habituel « Oh ! mais il est trop mignon ! » (oui, ça m'arrive, et je me flagelle jour et nuit pour compenser ces excès de trognonitude).

Comme toujours il y a de bonnes idées dans ce Saga, tome 4. Malgré l'aspect ronronnant de l'intrigue désormais, la simplicité agréable des propos de Brian K. Vaughan et les dessins à part de Fiona Staples rendent cette lecture toujours aussi divertissante, et attirante pour les habitués de comics comme pour les novices.

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