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Par jostein, le 30/11/2010
La Ballade de Lila K de
Blandine Le Callet
On passe sa vie à construire des barrières ua-delà desquelles on s'interdit d'aller: derrière, il y a tous les monstres que l'on s'est créés. On les croit terribles, invincibles mais ce n'est pas vrai. dès qu'on trouve le courage de les affronter, ils se révèlent bien plus faibles qu'on ne l'imaginait. Ils perdent consistance, s'évaporent peu à peu. au point qu'on se demande, pour finir, s'ils existaient vraiment.
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Par julinou, le 16/06/2009
Une pièce montée de
Blandine Le Callet
Le sens de l'humour, c'est une chose rare, je peux te le dire. C'est pour ça que c'est le bon. Parce qu'on a beau épouser M. Parfait, si M. Parfait n'est pas drôle, on finit par s'ennuyer...s'ennuyer à mourir.
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Par julinou, le 13/06/2009
Une pièce montée de
Blandine Le Callet
A l'origine, les êtres humains étaient doubles. Deux corps soudés dans une parfaite harmonie. Mais les dieux les ont un jour séparés. Depuis, chaque être passe sa vie à la recherche de son double exact, sa moitié perdue, et lorsqu'il la retrouve, ils s'unissent d'un amour parfait et inaltérable. (p. 62)
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Par Nadael, le 26/09/2011
La Ballade de Lila K de
Blandine Le Callet
C'est cela, sans doute, faire son deuil : accepter que le monde continue, inchangé, alors même qu'un être essentiel à sa marche en a été chassé. Accepter que les lignes restent droites et les couleurs intenses. Accepter l'évidence de sa propre survie.
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Par Ikebukuro, le 24/11/2010
Une pièce montée de
Blandine Le Callet
Fin janvier, les deux familles se rencontrent, lors du dîner de fiançailles organisé par les parents de Bérengère. Mme Le Clair est définitivement rassurée : chez les Clouet aussi, les fauteuils Louis XVI sont d'époque.
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La Ballade de Lila K de
Blandine Le Callet
Dans la vie, il y a toujours un avant, un après, vous avez remarqué ? Avec entre les deux une cassure franche et nette, heureuse ou malheureuse -c'est une question de chance. Elle ne peut pas sourire à tout le monde, évidemment. je suis sûre que personne n'y échappe.
Pour moi, la rupture s'est produite le jour où des hommes casqués, tout en noir, ont défoncé la porte pour se ruer dans la chambre.
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La Ballade de Lila K de
Blandine Le Callet
page 62
Quand j'ai eu terminé tous les livres contenus dans la caisse - des contes, des romans, des albums illustrés, plusieurs essais d'histoire et de sociologie, des poèmes en latin, et un traité d'architecture -, M. Kauffmann les a remportés, et m'en a prêté d'autres. Je les ai dévorés avec le même plaisir, la même frénésie. ils n'avaient pas tous à mes yeux un égal intérêt, mais au fond, c'était sans importante. je me moquais un peu de contenu des livres. Ce que je recherchais, surtout, c'est le pouvoir qu'ils m'accordaient. J'arrivais grâce à eux à m'abstraire de ma vie. J'oubliais le Centre, sa routine et son lot de contraintes épuisantes. J'oubliais qu'on m'avait confisqué ma maman. j'étais ailleurs, loin du monde, loin de moi. C'est parfois reposant de se perdre de vue.
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Par pyrostha, le 01/02/2011
La Ballade de Lila K de
Blandine Le Callet
des hommes casqués,tout en noir ,(qui ) ont défoncé la porte pour se ruer dans la chambre...(..) Elle (la maman) n'essayait plus de résister .Elle me regardait fixement.J'ai compris ce qu'elle voulait me dire.Au revoir mon bébé.Plusieurs fois elle a cligné des yeux.Chaque battement de paupières etait comme un baiser.Je t'aime.Je t'aime.Je t'aime.Et elle m'a souri derrière le baillon.
Il s'est mis à me réciter des poèmes,chaque matin.Toutes sortes de vers,libres ou réguliers-il n'était pas sectaire.Je devais fermer les yeux-M.Kauffmann assurait qu'on entend mieux les yeux fermés .Lorqu'il avait fini,je lui disais souvent
-je n'ai pas tout compris
-Encore heureux ,fillette!Allez maintenant tu m'apprends ça par coeur.
Je ne voyais pas trop l'intérêt,mais Monsieur Kauffmnn avait l'air d'y tenir: On ne sait jamais ,cela pourrait servir à l'occasion.Alors j'obéissais :chaque jour ,j'apprenais un poème ,parfois deux.Ça ne me demandait aucun effort.Je retenais sans peine.J'ai toujours été spongieuse.
J'ai soudain vu le livre s'ouvrir entre ses mains,éclater en feuillets ,minces,souples et mobiles.Cétait comme une fleur brutalement éclose ,un oiseau qui déploie ses ailes.
Ça ne peut pas s'effacer?
Non,c'est inamovible.Indélébile.Là réside tout l'intérêt :Avec le livre,tu possèdes le texte.Tu le possèdes vraiment.Il reste avec toi sans que personne ne puisse le modifier à ton insu.Par les temps qui courent,ce n'est pas un mince avantage ,crois moi, a t il ajouté à voix basse .Ex libris veritas ,fillette .La vérité sort des livres.Souviens toi de ça:Ex libris veritas
On passe sa vie à construire des barrières au delà desquelles on s'interdit d'aller:derrière ,il y a tous les monstres que l'on s'est créés.On les croit terribles,invincibles,mais ce n'est pas vrai.Dès qu'on trouve le courage de les affronter ,ils se révèlent bien plus faibles qu'on ne l'imaginait.Ils perdent consistance ,s'évaporent peu à peu.Au point qu'on se demande parfois ,pour finir,s'ils existaient vraiment.
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La Ballade de Lila K de
Blandine Le Callet
Mon arbre généalogique ne ressemble pas à grand-chose, il faut bien le reconnaître. Deux rameaux coupés courts. Le destin a eu la main lourde, côté sécateur.
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Par kathel, le 09/12/2010
La Ballade de Lila K de
Blandine Le Callet
Après le dîner, je restais seule dans ma chambre. Plusieurs fois, ils m'avaient proposé de rejoindre les autres, pour passer un moment avec eux avant d'aller dormir, mais j'avais refusé. Les autres me faisaient peur. Chaque jour, je les observais, depuis la salle de rééducation. Le nez contre la vitre, je les regardais jouer dans la cour principale, au pied du bâtiment. Et malgré la triple épaisseur de verre qui atténuait leur clameur, malgré les trente étages qui nous séparaient, eux et moi, je ne pouvais m'empêcher de frissonner. Je le savais, j'en étais sûre : je n'arriverais pas à vivre au milieu d'eux ; j'étais trop différente, et surtout, incapable de supporter les bruits dont résonnait l'espace, ces cris, ces rires, ces pleurs lointains, ces chuchotements la nuit, dans le couloir, tout ce monde vivant qui grouillait à ma porte. C'était trop effrayant. Jamais je ne réussirais à m'y habituer.
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