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Par de, le 16/10/2011
Le travail nous est compté : La construction des normes temporelles du travail de
Danièle Linhart
L’employeur achète quelque chose qu’il ne peut s’approprier totalement et qui lui échappe par nature. Le temps ainsi que les capacités physiques et cognitives qu’il achète ne peuvent être dissociés de la personne qui les fait exister. Ils ne peuvent être totalement extériorisés, totalement neutralisés . Le salarié conserve un type de contrôle qui échappe à l’emprise de l’employeur, à la mise en œuvre du savoir organisationnel et productif qu’il impose
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Par urbanbike, le 19/07/2009
Travailler sans les autres ? de
Danièle Linhart
La modernisation se déploie dans un contexte d'intensification du travail où on demande toujours davantage aux salariés sans leur donner nécessairement plus. On leur demande d'aller plus vite mais aussi de travailler mieux, c'est-à-dire d'assurer des contrôles de la qualité, d'être polyvalent et polyfonctionnel. Mais on ne met pas toujours en œuvre les moyens adéquats, ni les effectifs suffisants. On ne leur donne pas la possibilité de négocier leurs missions, et on les consulte rarement sur l'organisation de leur travail. On ne leur donne pas non plus la reconnaissance qu'ils pourraient attendre sur le plan matériel, professionnel et symbolique. Leur adhésion, pourtant est considérée comme indispensable.
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Par de, le 08/10/2011
Pourquoi travaillons-nous ? de
Danièle Linhart
ce que la personne mobilise d’elle-même, le sens (individuel et collectif) qu’elle y met, en fonction des conditions de sa mise au travail (organisation du travail et modes de mobilisation managériales), en fonction de son histoire personnelle, et de sa place spécifique dans la société, en fonction des enjeux que représente le travail pour cette société, constitue le fil rouge qui court dans toutes les contributions de cet ouvrage
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Par de, le 08/10/2011
Pourquoi travaillons-nous ? de
Danièle Linhart
Il ne s’agit pas seulement de dire que l’entreprise mord sur la vie privée en exigeant disponibilité, flexibilité, mobilité, actualisation permanentes des compétences, en s’emparant des esprits par les responsabilités imposées et souvent difficiles à assumer. Il s’agit ici de mettre en évidence que l’entreprise fait écran à la société et à ses exigences, en cherchant à proposer à ses salariés les clefs personnelles, narcissiques d’une réalisation en osmose avec ses propres exigences de rationalité, de philosophie et de culture. C’est ainsi que doit être perçue cette porosité entre vie privée et vie professionnelle
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Par urbanbike, le 19/07/2009
Travailler sans les autres ? de
Danièle Linhart
Précarisation de la vie au travail (même si l'emploi est dit stable), avec la peur de ne pas parvenir à relever tous les défis, avec un sentiment permanente de vulnérabilité ; précarisation de la vie privée et familiale qui est enrôlée dans ce combat jamais gagné ; précarisation citoyenne, car chacun peut être contraint, pour faire ses preuves au travail, à ses propres yeux comme à celle de sa direction, de piétiner ses propres valeurs morales.
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Par urbanbike, le 19/07/2009
Travailler sans les autres ? de
Danièle Linhart
La peur est omniprésente, elle est ressentie sur un mode individuel, tel un étrange Janus à deux têtes. Peur “de ne plus avoir de travail et en même temps d'avoir trop de travail" comme l'explique un chef d'équipe. Les deux étant liés par le fait que, avec des tâches parfois démesurées, on risque de ne pas pouvoir bien les faire et de perdre son emploi.