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Par Neigeline, le 22/05/2012
Dans la mer il y a des crocodiles : l’histoire vraie d’Enaiatollah Akbari de
Enaiatollah Akbari
Quand le premier m'a dit qu'il était français, j'ai dit : Zidane. Puis quand le deuxième m'a dit qu'il était brésilien, j'ai dit : Ronaldinho. C'est tout ce que je connaissais de leurs pays, je voulais leur faire comprendre que je les appréciais. Ils m'ont demandé d'où je venais. J'ai répondu ; Afghanistan. Ils ont dit : Taleban, taleban. C'est tout ce qu'ils connaissaient de mon pays.
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Par Neigeline, le 22/05/2012
Dans la mer il y a des crocodiles : l’histoire vraie d’Enaiatollah Akbari de
Enaiatollah Akbari
Alors je me suis assis dans un coin, entre deux chaises, sur les talons, et j'ai pensé que je devais réfléchir. Comme disait mon maître, penser qu'on doit réfléchir est déjà une bonne chose. Mais il n'y avait aucune idée dans ma tête, rien que la lumière qui ensevelissait tout et m'empêchait de voir, comme quand on regarde le soleil en face.
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Par lululifat, le 25/02/2011
Dans la mer il y a des crocodiles : l’histoire vraie d’Enaiatollah Akbari de
Enaiatollah Akbari
[...] il faut toujours avoir un désir devant soi,comme une carotte devant un âne, parce que c'est en essayant de satisfaire ses désirs qu'on trouve la force de se relever, il faut toujours avoir un rêve au-dessus de la tête, quel qu'il soit, alors, la vie vaudra la peine d'être vécue [...]
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Par litolff, le 04/09/2011
Dans la mer il y a des crocodiles : l’histoire vraie d’Enaiatollah Akbari de
Enaiatollah Akbari
Ils nous ont déchargé de l'autre coté de la frontière comme certains camions déversent les ordures.
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Par litolff, le 04/09/2011
Dans la mer il y a des crocodiles : l’histoire vraie d’Enaiatollah Akbari de
Enaiatollah Akbari
"Comment on trouve un endroit pour grandir, Enaiat? Comment le distingue-t-on d'un autre?», lui demande Fabio Geda. «Tu le reconnais parce que tu n'as plus envie de t'en aller. Bien sur, il n'est pas parfait. Ça n'existe pas, un endroit parfait. Mais il existe des endroits où, au moins, personne ne cherche à te faire du mal."
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Dans la mer il y a des crocodiles : l’histoire vraie d’Enaiatollah Akbari de
Enaiatollah Akbari
il faut toujours avoir un désir devant soi, comme une carotte devant un âne, parce que c’est en essayant de satisfaire ses désirs qu’on trouve la force de se relever, il faut toujours avoir un rêve au-dessus de la tête, quel qu’il soit, alors la vie vaudra la peine d’être vécue. (p. 12, Chapitre 1, “Afghanistan”).
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Par litolff, le 04/09/2011
Dans la mer il y a des crocodiles : l’histoire vraie d’Enaiatollah Akbari de
Enaiatollah Akbari
Là-bas, tu ne sais pas si c'est toi ou la nouvelle de ta mort qui arrivera en premier à la maison.
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Par litolff, le 04/09/2011
Dans la mer il y a des crocodiles : l’histoire vraie d’Enaiatollah Akbari de
Enaiatollah Akbari
Je commençais à penser que dormir était une erreur. Qu'il valait peut-être mieux rester éveillé la nuit, pour éviter que les gens dont j'étais proche disparaissent dans le vide.
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Dans la mer il y a des crocodiles : l’histoire vraie d’Enaiatollah Akbari de
Enaiatollah Akbari
Il voulait me passer quelqu’un au téléphone. (…) J’ai dit: Maman. (…)
Du combiné est arrivé un souffle léger, humide et salé. Alors j’ai compris qu’elle pleurait, elle aussi. (…) Ce sel et ces soupirs étaient tout ce qu’une mère et un fils peuvent se dire, après tant d’années. Nous sommes restés comme ça, en silence, jusqu’à ce que la communication soit interrompue. (p. 174, Chapitre 6, “Italie”).
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Dans la mer il y a des crocodiles : l’histoire vraie d’Enaiatollah Akbari de
Enaiatollah Akbari
En attendant, le temps passait. Les secondes, les minutes, les heurs, les jours, les semaines, les mois. Le tic-tac de ma vie. J’aurai voulu acheter une montre pour donner un sens au passage du temps, une montre qui donne l’heure et la date qui mesure la pousse des ongles et des cheveux, qui me dise de combien je vieillissais