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3.29/5 (sur 149 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Manduria , le 23/05/1981
Biographie :

Francesco Dimitri est un auteur de romans fantastiques et d'essais.

Après avoir vécu dans sa ville natale et à Rome, il s'installe définitivement à Londres.




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Interview de Francesco Dimitri (en italien)


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On est tous en train de mourir ! Depuis l’instant de notre naissance. Les enfants parlent de devenir grands, ils n’attendent que ça, mais en réalité on ne devient pas grands, on devient petits. Quand on est jeunes, on est immenses, et ensuite on rétrécit. A cinq ans, tout est possible, mais qu’est-ce qu’il nous reste à quarante ? Dès qu’on fait un choix, on renonce à tous ceux qu’on aurait pu faire à la place, et on devient de plus en plus petits, chaque choix nous dévore un peu, brûle nos possibles, et à la fin il ne reste plus rien de nous. La mort est un rétrécissement progressif qui nous fait passer de l’infini au néant.
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Les oliviers peuvent vivre des siècles et plus ils sont vieux, plus ils sont noueux. Epais et tors, ils ressemblent aux damnés dans l'Enfer de Dante illustré par Gustave Doré- un des livres préférés de mon père. (p. 41)
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Ce qui pousse ici doit composer avec le manque d'eau et l'excès de soleil, de même qu'avec le vent, la grêle et les orages. C'est la loi du plus fort, et même les plus forts en sortent rabougris et esquintés. C'est un paysage hors du temps, mais pas d'une manière qui me plaît. Face à lui, je me sens très vulnérable. (p. 21)
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Le secteur funéraire est florissant à Casalfranco, pas parce que l'on meurt davantage ici qu'ailleurs, mais parce, dans le Salento, on claque des fortunes dans les enterrements. Ici, on meurt les plus somptueusement possible, comme pour donner à la population une dernière occasion de dire du bien de nous. (p. 197)
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-Sa vie la rendait heureuse, a dit Mauro à voix basse.
-Elle avait une petite vie, minuscule ! Cette maison, cette ville, ce putain de monde, tout est trop petit. Maman a laissé cet enfoiré lui dire ce qu'elle devait faire et comment s'habiller si elle voulait aller au Paradis, comme s'il connaissait quoi que ce soit aux Choses cachées. Maman a passé sa vie à faire ce que l'on disait et d'accepter d'être...petite. Elle était intelligente, maline et toute petite."Un silence .
"Telle mère, tel fils. ça fait trop longtemps que je suis petit. Il est temps de..." Il s'est interrompu.
"de ? l'a relancé Mauro.
-De prendre de l'ampleur." (p. 114)
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De petites chapelles se dressent là où on les attend le moins, des cubes modestes qui sont là depuis des siècles et résistent au vent, à la chaleur, aux tempêtes, des lieux où les fidèles peuvent s'agenouiller pour prier leur dieu jaloux. La campagne regorge de ces chapelles, et d'oratoires, de statues, et autres traces moins évidentes de traditions oubliées (...) Cette partie du monde, profondément religieuse, dure et roussie par le soleil, appartient aux saints. Ils sont le lien entre le profane et le sacré, entre le visible et l'invisible. Autrement dit, entre les Choses cachées et nous. Les saints et leurs lieux du culte matérialisent la frontière entre deux lieux différents. (...) (p. 227)
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Je ne crois pas en Dieu. Mais s'il existe, je préfère être damné et en enfer que de passer l'éternité avec un tyran imbu de lui-même. (p. 169)
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Carolina mène une vie de rêve : elle ne travaille pas, elle s’occupe de son bébé, alterne le dimanche entre parents et beaux-parents, sans jamais oublier, au grand jamais, d’aller à la messe et de communier pour que le reste de la ville voie combien chaste est le cœur qui bat dans sa poitrine.
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Mauro regarde l’oliveraie, puis il me regarde moi. « Tu trouves pas ça nul, des fois ? D’être adulte. Trouver un boulot, puis un autre, payer des impôts, et encore des impôts, toujours la même routine. Y a que le week-end qu’on est vivants ; le reste du temps on est des hamsters dans une roue. Et on peut pas s’arrêter de courir, parce qu’il y a toujours une facture, un prêt, un truc… un mioche qui nous oblige à courir dans la roue.
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Tout tourne autour de ce que m'a dit mon père: tu ne peux pas déplacer le mur. Je n'aime pas qu'on me dise ce que je peux et ne peux pas faire, mais j'admets que certaines actions ne sont pas faisables. (...)
Partout où il est dit qu'on ne peut pas aller plus loin, partout où il y a une limite, toute personne intelligente sera tentée de la transgresser. (p. 233)
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