-
Par Lali, le 21/02/2011
Fermé pour cause de poésie de
Gérard Le Gouic
Je n’ai pas un langage pour les dimanches,
des habits pour la semaine,
un lit pour aimer,
un autre pour oublier,
tout se passe dans le même
où j’aurai une vieillesse heureuse,
une agonie désespérée et batailleuse.
Je suis quotidien comme un arbre,
sédentaire comme la mer,
immobile, ô si immobile
qu’autour de moi ce sont les pierres
qui vont d’îles en îles.
> lire la suite
-
Par Lali, le 21/02/2011
Fermé pour cause de poésie de
Gérard Le Gouic
Un jour vous me trouverez
en travers de la route
comme un arbre d’enfance
où des palais se construisent,
des palais et des machines à voler,
un arbre plus vieux que tout
abattu sans raison apparente
sinon qu’une hulotte en trop
se sera posée.
Un jour vous me ramasserez
tel un oiseau mort dans une gouttière,
un oiseau qui a perdu l’air
comme on perd pied dans un fleuve.
> lire la suite
-
Par Lali, le 21/02/2011
Fermé pour cause de poésie de
Gérard Le Gouic
La mer
qu’on croirait composée
de notre sang
qu’elle ne nous rend pas,
la mer
repue de notre descendance
qu’elle garde en sommeil,
la mer,
peut-être nos veilles,
l’insomnie qui sécrète
le goutte-à-goutte du rêve,
la mer,
peut-être nos yeux,
notre regard intérieur,
sûrement notre mémoire,
la mer
comme un poulpe
posé
à plat la terre.
> lire la suite
-
Par Lali, le 21/02/2011
Fermé pour cause de poésie de
Gérard Le Gouic
J’écris
parfois sur mes paupières
« fermé pour cause de rêve ».
J’écris
parfois sur mes lèvres
« fermé pour cause d’ennui ».
J’écris
parfois sur mes mains
« fermé pour cause de guerre ».
J’écris
parfois sur ma poitrine
« fermé pour cause d’amour ».
J’écris
souvent sur ma boutique
« fermé pour cause de poésie ».
> lire la suite
-
Par Cath36, le 06/02/2012
Nous, une de
Gérard Le Gouic
L'hôtel à ciel ouvert
de notre amour,
sans lit
sans murs.
Que toi autour de moi,
que moi pour ton unique chair.
-
Par Cath36, le 06/02/2012
Nous, une de
Gérard Le Gouic
On se remplit un verre,
mais l'autre s'en désaltère.
On offre sa peau au vent,
l'autre visage s'en éclaire.
On ouvre à la pluie ses paupières
l'autre regard détourne sa cécité.
On se cambre vers le soleil,
l'autre poitrine en absorbe le pollen.
On voudrait braver la mort
et que l'autre en obtienne le sursis.
> lire la suite
-
Par Lali, le 21/02/2011
Fermé pour cause de poésie de
Gérard Le Gouic
Penser à autre chose
c’est encore penser à toi,
à tes épaules nues
dans la demi-lumière
des rideaux de la mer,
penser à la mer
c’est garder ton regard dans ses mains
et se voir en lui sans se reconnaître
comme on ne reconnaît pas sous l’eau
le halo des villes englouties.
-
Par Lali, le 21/02/2011
Fermé pour cause de poésie de
Gérard Le Gouic
Dans les yeux
j’ai le mot oiseau,
dans les cheveux
le mot vent,
le mot amour
entre les lèvres,
source
dans la gorge,
dans la poitrine
j’ai le mot arbre,
quant au mot liberté
je l’ai dans la peau constamment.
> lire la suite
-
Par Lali, le 27/02/2011
Poème de l'île et du sel (Trois poèmes pour trois âges de l'eau) de
Gérard Le Gouic
Ici
se perd l’usage des mots,
ne se transmettent
que les parlers du silence.
-
Par Lali, le 21/02/2011
Fermé pour cause de poésie de
Gérard Le Gouic
Mon bel amour de sang,
N’enlève plus à mes lèvres vite grises
Ton absinthe de baisers aigus.
Ce soir, au détour du port, je me suis rencontré.
J’ignorais tout de mon abondante réalité
Et j’ai donné de la tête contre mon front.
À tâtons, j’ai dégrafé mon destin d’attache,
Entassé mes distances éparses,
Et j’ai blasphémé de peur.
Car je veux jouir ou trépasser d’un seul cri,
Non vivre et mourir en mélange.
Mon bel amour de grès,
N’écarte plus de mes yeux trop longs à te cueillir
L’hydromel de ta présence totale.
> lire la suite