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Blue cerise. satya. saison 3. de musc et de
Jean-Michel Payet
Je devine que, ces derniers temps, mes trois Cerises ont suivi des routes cahoteuses qui leur ont agité le noyau sans que j'en sache grand-chose.
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Par Liliecat, le 15/05/2012
Aerkaos, Tome 2 : L'Héritier Akhangaar de
Jean-Michel Payet
Oonaa l’écoutait en buvant de petites gorgées de matcha. Elle le regardait droit dans les yeux et, parfois, son regard le quittait et semblait suivre les vapeurs de la boisson chaude dans lesquelles elle pouvait voir ce qu’il racontait. Elle s’étonnait que ce garçon, dont elle ignorai jusqu’à l’existence il y a peu, sût autant de choses sur son compte. Et cela la troublait.
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Blue cerises : Satya : la faute à Voltaire de
Jean-Michel Payet
Elle dit ça avec le ton enjoué d'une sardine à qui l'on vient d'annoncer que, désormais, elles seraient sept par boîte.
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Par chloe13, le 15/12/2010
Aerkaos, Tome 3 : Les Faiseurs de mondes de
Jean-Michel Payet
[Ferdinand à Oonaa]
-Imagine que tu sois en bas d'une montagne et que tu dois la gravir. En levant la tête pour voir le chemin à accomplir, tu risques d'être découragée. Mais si tu ne t'occupes que du premier pas, c'est juste un pas. Ce n'est pas grand-chose. Après, tu passes au deuxième pas, qui n'est pas grand-chose non plus. Et, en restant attentif à chaque pas, un jour, tu te rends compte que tu as gravi la montagne.
-Et ça marche ?
-Je ne sais pas. Je n'ai jamais gravi de montagne.
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Blue cerise. satya. saison 3. de musc et de
Jean-Michel Payet
Les Cerises, c'est quoi ? Oui, justement, c'est quoi ? C'est ce plus, ce truc qui ne sait pas dire son nom et qui, pou moi, va au-delà de l'amitié aussi. C'est une aventure qui s'est forgée avec le temps, qui a grossi autour du noyau de notre rencontre, de la façon dont nous avons su, alors, faire face à l'histoire d'Olivia, à partir de là, aller plus loin. Les Cerises, c'est la possibilité d'être nous, tels quels, sans masque, sans paraître. Un cocon, peut-être, où nous pouvons nous protéger de tout le reste.
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Mademoiselle Scaramouche de
Jean-Michel Payet
- Pourquoi mes parents, pourquoi mon père ne m’a-t-il jamais rien dit ?
- Parce que pour lui, sans doute, la question ne se posait plus. Tu étais sa fille. Peut-être voulait-il oublier ce qui t’avait conduite auprès de lui.
- Et toi ? N’as-tu rien appris d’autre ?
- Non. Ça ne me regardait pas. Il me suffisait de te voir grandir pour être heureuse. Après la mort de ta mère, maître Jean m’a prise à son service et je me suis occupée de toi, comme tu sais. Jamais je n’ai entendu ni vu quelque chose qui m’aurait renseigné sur cette histoire.
- Alors, tu ne sais pas… qui je suis ?
- Si. Je sais que tu es celle que maître Jean a élevée avec tout son amour. Tu es celle que j’ai bercée petite, que j’ai vu apprendre toutes ces choses qui te font si savante. Tu es celle qui a assimilé le maniement des armes de ton père avec une habileté qui en a surpris plus d’un. N’oublie jamais que, ce que tu es, c’est ce que cet homme a fait de toi.
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Par chloe13, le 07/12/2010
Aerkaos, Tome 1 : Les Frères de la Ville Morte de
Jean-Michel Payet
"ça s'arrêtait comme ça. Un phrase en suspens, là, au milieu de la feuille. Ferdinand tourna la page. Puis la suivante. Elles étaient blanches. Vides. Oui, l'histoire s'arrêtait comme ça sans que l'on sache ce qui allait se passer. [...]
Il relut les derniers paragraphes qu'il avait déjà parcourus, et y retrouva la phrase inachevée. Elle était maintenant au milieu du texte."
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Aerkaos de
Jean-Michel Payet
-Vous voulez dire que, par exemple, dès lors que quelqu'un écrit un roman, cela crée un monde?
-Oui.
-Mais certains romans se passent dans la réalité...
-Dans quelle réalité?
-Je veux dire qu'ils se passent dans le monde d'où je viens.
-Mais le roman arrange toujours un peu cette réalité. Il crée des personnages entre autres, et même s'il reprend des personnes existantes, il ordonne leurs faits et gestes, il introduit des modifications. Sinon, ce n'est pas un roman, c'est un document ou un traité d'histoire.
[...]
-Mais où naissent-ils tous ces mondes? demanda-t-il.
-Il est difficile de répondre à cette question. Ils sont tous là, au même endroit, au même moment. Mais vous n'êtes jamais que dans un seul monde, sans voir les autres.
[...]
-Il y en a donc une infinité, reprit-il.
-Je vous l'ai dit, leur nombre est très grand, mais pas infini je pense. Car si les mondes naissent, ils meurent aussi.
-Comment cela?
-Lorsque dans un monde A quelqu'un imagine une histoire, il crée un monde B. Tant que quelqu'un dans le monde A connaît cette histoire, le monde B existe. Lorsque la dernière personne du monde A qui connaissait l'histoire meurt ou perd la mémoire, le monde B disparaît aussitôt.
-Et si cette histoire a été publiée dans un livre?
-Tant que quelqu'un peut la lire, le monde B continue à exister. Des histoires perdurent ainsi depuis la nuit des temps : elles ont été répétées, reprises dans des livres, des films. Mais tout meurt. Un jour ou l'autre, on se désintéresse des histoires qui ont fait leur temps. Certaines bibliothèques gardent longtemps la mémoire, mais les bibliothèques meurent aussi. Elles brûlent ou sont pillées. Lorsque, quelque part, disparaît le dernier exemplaire d'un livre, le monde qui en est issu disparaît avec lui, à jamais. La logique est la même pour les contes de tradition orale : ils se répandent et de multiples personnes les connaissent. Le monde ainsi créé continue d'exister tant que, quelque part, quelqu'un se souvient du conte.
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Par Lizouzou, le 13/10/2011
Mademoiselle Scaramouche de
Jean-Michel Payet
Le destin lui avait joué un sale tour, et elle ignorait désormais de quoi demain serait fait. Sa vie venait de basculer. Mais elle n'avait pas encore idée à quel point.
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Blue cerise. satya. saison 3. de musc et de
Jean-Michel Payet
Nous atteignons une sorte de belvédère et soudain, devant nous, Paris se déploie, scintillante, magique, fêtarde, unique, clinquante, bijou de lumière posé dans un écrin bleu piqué d'étoiles. Paris, la ville des Cerises. Et à mon côté, l'une d'entre elles, paumée. Je me dis que, ces dernières semaines, nous nous sommes un peu perdus de vue. Croisés souvent, mais rencontrés, moins.