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Laisse-moi entrer de
John Ajvide Lindqvist
Une petite amie enceinte. Un jeune homme qui ne prenait pas ses responsabilités. Voilà comment les choses allaient. Encore et toujours. On ne pensait qu'à soi-même et à son propre intérêt. Mon bonheur, mon avenir étaient les seules choses dont vous entendiez parler. Le véritable amour, c'est de déposer sa vie aux pieds d'une autre personne, ce dont les gens sont incapables de nos jours.
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Laisse-moi entrer de
John Ajvide Lindqvist
Une personne arrivait sur le sentier. Il se tapit, les battements de son coeur résonnaient dans ses oreilles. Non. Un vieil homme accompagné de son chien. Doublement mauvais. primo, un chien qu'il faudrait faire taire, secundo, de la piètre qualité.
Tant de cris pour si peu de laine, disait l'homme qui tondait le cochon.
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Laisse-moi entrer de
John Ajvide Lindqvist
Oskar Eriksson était recroquevilé, un morceau de papier dans une main et sa boule de pisse à l'autre. Il saignait du nez, mouillait son pantalon et parlait trop. Fuyait par tous les orifices. Bientôt, il se mettrait sans doute aussi à faire dans son froc. Cochonou.
Il se leva et quitta les toilettes. N'essuya pas la goutte de sang. Que quelqu'un s'imagine qu'une personne avait été tuée à cet endroit parce que c'était effectivement le cas. Et pour la centième fois.
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Laisse-moi entrer de
John Ajvide Lindqvist
Oskar... Cela provenait de la fenêtre. Il ouvrit les yeux et regarda dans cette direction. Il vit les contours d'un petit visage de l'autre côté de la vitre. Il écarta ses couvertures mais avant qu'il ait eu le temps de sortir de son lit, Eli murmura : - Attends. Reste dans ton lit. Est-ce que je peux entrer ? Oskar chuchota : - Oui. - Dis que je peux entrer. - Tu peux entrer.
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Laisse-moi entrer de
John Ajvide Lindqvist
Il avait levé la main en classe, affirmé son existence et revendiqué qu'il savait quelque chose. C'était interdit. Ca lui était interdit. Ils trouvaient des tas de raisons pour le tourmenter : il était trop gros, trop laid, trop répugnant. Mais le vrai problème, c'était tout simplement qu'il existait, et tout rappel de son existence constituait un crime.