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Par lia, le 17/02/2010
Deux cierges pour le diable de
Laura Gallego Garcia
Ce n'est pas juste.Bien sûr, il se passe plein de choses terribles, mais pas seulement. Il y aussi des bonnes nouvelles. Tous les jours.Sauf que nous avons tendance à les ignorer. Nous semblons éprouver une curiosité malsaine envers le malheur ou la violence. Peut être parce que ça nous montre, par contraste, à quel point nous avons de la chance-ou au contraire parce que ça nous confirme dans l'idée que le monde est pourri.
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Par Lefso, le 06/12/2011
Deux cierges pour le diable de
Laura Gallego Garcia
Je m'ouvre un passage dans la foule. J'ai la certitude que, quelque part parmi ces gens, quelqu'un brille de sa propre lumière. Une créature surnaturelle prisonnière d'un corps humain.
Je dérange ; on me pousse. Je me laisse ballotter de ci de-là, m'efforçant de retrouver cette sensation. Soudain, je m'immobilise. Là, dans un coin. Un garçon m'a regardée, et j'ai eu la chair de poule. En fait, pour être tout à fait franche, j'ai eu une crise de panique : je meurs d'envie de partir en courant. Mais je me retiens. Le garçon en question vient de plonger son visage dans la longue chevelure d'une fille dont la tenue de cuir laisse peu de place à l'imagination. Il lui chuchote quelque chose à l'oreille, et elle rit avec coquetterie. Je ne vois pas son visage, à lui. Il a l'air jeune, plus que Yeiazel. Il n'a pas l'air d'un ange, mais on ne sait jamais. C'est alors qu'il lève les yeux. Son regard me laisse muette d'horreur. C'est le regard d'un prédateur.
La fille qui l'accompagne s'aperçoit de ma présence et se tourne vers moi, agacée. Mais elle ne me fait pas peur. Elle me fait plutôt pitié. Elle est convaincue que s'il lui témoigne autant d'attention, c'est parce qu'il veut coucher avec elle. C'est faux. Tu te trompes, pauvre naïve. Ton corps ne l'intéresse pas le moins du monde. C'est ton âme qu'il veut. Et quand tu la lui auras donnée, il n'y aura pas de retour en arrière possible. II me dévisage toujours. Ses yeux froids et pénétrants semblent d'acier. Puis il sourit, lentement.C'est un sourire à la fois sournois et fascinant. Un sourire incroyable, magnifique, mais qui me rappelle celui d'un chat qui se lèche les babines avant de sauter sur sa proie.
Je prends une profonde inspiration. Ce n'est pas le moment d'avoir la frousse. J'ai une épée angélique et je n'hésiterai pas à m'en servir !
Ce qui me rappelle pourquoi il me regarde. Il a vu mon épée. Il sait qui je suis, ou du moins, il le devine. En un geste désespéré, je sors la lame de son fourreau et je la pointe vers eux. J'observe non sans satisfaction qu'il est décontenancé. Peut-être même très légèrement effrayé. Après tout, je viens de lui mettre sous le nez la seule chose qui peut le tuer. Quelle tête ferait Superman si on brandissait un morceau de kryptonite sous son nez ?
Il fronce les sourcils et me regarde avec colère.
« Tu es folle, ou quoi ? crache-t-il. »
.../...
Le démon revient à moi. Effectivement, il est jeune ; autrement dit, il a l'air d'avoir moins de vingt ans, même s'il en a probablement plus de vingt mille l'âge tendre pour un démon. Naturellement élégant, il porte un pantalon noir et une chemise blanche aux manches à moitié retroussées. Pourtant, son aspect a quelque chose de négligé : ses cheveux noirs sont ébouriffés et ses vêtements froissés, comme s'il venait de se lever. À moins qu'il ne s'agisse d'une nouvelle mode ? Ses traits sont un peu enfantins, ce qui est trompeur, car son expression n'a rien de puéril : maintenant que sa proie a disparu et que je suis seule face à lui, il montre son véritable visage, grave, alerte, et extrêmement dangereux. Dans la pénombre, il est difficile de dire de quelle couleur sont ses yeux ; de toute façon, je ne me sens pas capable de soutenir son regard une seconde de plus.
Je lève l'épée, m'attendant qu'il dégaine la sienne. Rien ne se passe. J'ai du mal à en croire ma chance. Il n'a pas son épée sur lui. Il n'a pas d'arme ! Mon père m'avait bien dit que les démons devenaient de plus en plus négligents, mais là, c'est un comble. Il croit peut-être que les anges ne sont plus une menace ? Nous allons voir ça.
« Sois prudente avec ce gadget, dit-il tranquillement. Tu pourrais te faire mal.
- C'est toi qui vas avoir mal si tu ne réponds pas à mes questions. »
Il lève les yeux au ciel. Je n'aime pas son attitude, pourquoi ne me prend-il pas au sérieux ?
« Tu n'es qu'une humaine qui joue à l'ange, fillette, me rétorque-t-il d'une voix de velours qui me fait frissonner sans que je sache pourquoi. Ne pose jamais de questions à un démon. Tu n'aimerais pas les réponses. »
Fantastique. Parmi tous les démons du monde, il fallait que je tombe sur celui qui se la joue mystérieux.
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Par Mayoka, le 05/10/2010
Idhun T1 - la Resistance de
Laura Gallego Garcia
Elle s’enfonça dans l’épaisseur des sous-bois. Ses habits s’accrochaient aux ronces, les branches basses égratignaient sa peau et ses pieds nus ne cessaient de trébucher contre les racines. Enfin, elle tomba à genoux sur le sol et sentit sous elle la terre froide et humide. Tremblante, elle s’adossa à un tronc d’arbres, sans comprendre ce qu’elle faisait là.
Alors une douce lumière filtra dans le feuillage et se dirigea vers elle. Elle se releva, sur le qui-vive, prête à fuir ou à se battre s’il le fallait. Mais le rayon lumineux ne semblait pas vouloir l’agresser. Au contraire, il la caressait et inondait son coeur d’une joie simple, inexplicable.
La créature lumineuse sortit d’entre les arbres et s’avança jusqu’à elle. Victoria eut le souffle coupé.
C’était une licorne d’une blancheur immaculée, à la crinière argentée comme une rayon de lune.
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Par Elwing, le 08/04/2011
Deux cierges pour le diable de
Laura Gallego Garcia
« Si tu allumes un cierge pour Dieu, allumes en deux pour le diable »
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Par TwiTwi, le 09/07/2010
Idhun T1 - la Resistance de
Laura Gallego Garcia
Quelle était la véritable identité de Jack ? C'était forcément un être singulier, sans quoi Victoria ne se serait jamais attachée à lui.
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Par TwiTwi, le 09/07/2010
Idhun T1 - la Resistance de
Laura Gallego Garcia
Mais celle-ci n'était pas là. Soudain, il eut l'impression qu'un poignard lui transperçait le cœur. Il avait la certitude que son amie était en danger.
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Par Myrtle, le 30/09/2011
Ailes de feu de
Laura Gallego Garcia
" Cet orgueil... Tu n'as pas encore subi le Choc, pas vrai?
- Pardon?
- C'est ainsi que nous nommons le moment où un nouveau venu comprend qu'il n'y a aucun moyen de s'enfuir ; le moment où ses derniers espoirs meurent sans retour possible, où il perd sa superbe, où il s'effondre. Quelques-uns ne supportent pas l'idée d'être éternellement enfermés ici et deviennent fous. D'autres se suicident. Toutefois, la plupart s'habituent et apprennent à se débrouiller... J'ai été l'un des premiers prisonniers de Gorlian, tu sais. J'ai perdu ma fierté et mon espérance, mais pas ma soif de connaissance. J'ai exploré le moindre recoin de ce territoire, j'ai parlé à tous les nouveaux arrivants, j'ai étudié chaque possibilité une par une. J'ai appris à vivre ici ; malheureusement, en cinquante ans, je n'ai pas découvert d'issue. Pourquoi t'imagines-tu que tu peux faire mieux que moi?
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Par Myrtle, le 30/09/2011
Ailes de feu de
Laura Gallego Garcia
" Voilà donc ce qui se cachait sous la fange, commenta-t-il. Un ange."
Gia et les hommes qui gardaient la porte firent entendre des murmures incrédules. Ahriel avait déjà deviné que ce n'était bien évidemment pas le sens de l'hospitalité qui avait poussé le roi du Marécage à lui offrir un bain. Même si elle se sentait encore sale, et même si ses ailes avaient pris la teinte brunâtre de l'eau, elles étaient désormais parfaitement reconnaissables.
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Par TwiTwi, le 09/07/2010
Idhun T1 - la Resistance de
Laura Gallego Garcia
Alexander arriva à ce moment-là, il cherchait Jack. Mais il s'arrêta net devant la porte en les voyant ensemble. Il fit vivement demi-tour et partir avant qu'ils aient remarqué sa présence. Une fois dans le couloir, loin du champ de vision des deux adolescents, il jeta un coup d'œil par-dessus son épaule, secoua la tête, sourit et s'éloigna sur la pointe des pieds.
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Par Myrtle, le 30/09/2011
Ailes de feu de
Laura Gallego Garcia
- La secte des Sinistres? répéta Kendal.
- C'est Yarael qui m'en a parlé. Ce sont des sorciers qui tirent leur pouvoir de la douleur, de la souffrance, de tout ce qui est répugnant, monstrueux ou dégénéré. Ils se complaisent à altérer la nature des êtres vivants et à les changer en mutants épouvantables, en parodie de ce qu"ils étaient autrefois. A l'origine, ils recherchaient un pouvoir faisant d'eux des dieux, et ne réussirent qu'à canaliser l'énergie se dégageant des corps en décomposition, de la putréfaction, de la maladie, de la mort. Mais ils n'ont jamais perdu de vue leur objectif. Maintenant qu'ils sont devenus puissants, ils consacrent l'essentiel de leur temps à transformer les êtres vivants pour recréer le monde selon leurs désirs.
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