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Par Franz, le 15/12/2008
Emergences - effacements : Errances du regard sur les pierres de
Martine Braun-Stanesco
[...] le Carso – le Karst – une terre calcaire aride, à l’Est de Trieste, faite de roches sédimentaires sensibles à la dissolution. L’érosion y a créé une topographie particulière, caractérisée par des dépressions et des effondrements, des galeries, cavités et grottes liées à la circulation de l’eau, des gouffres, des éboulis, des vallées sèches, de rares résurgences d’eaux souterraines.
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Par Franz, le 15/12/2008
Emergences - effacements : Errances du regard sur les pierres de
Martine Braun-Stanesco
« La patience de l’art » serait cette capacité de laisser affleurer à la surface de la conscience ces images latentes, sommeillantes, jusqu’à ce qu’elles prennent forme. Les images intérieures seraient comme une réserve ; elles seraient des images en puissance et en attente de remontée à la surface.
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Par Franz, le 15/12/2008
Emergences - effacements : Errances du regard sur les pierres de
Martine Braun-Stanesco
Les supports des taches ou des formes confuses sont assez variés : des murs, des nuages, de la boue, de la cendre. Air, terre, eau ou feu, elles paraissent associées à des rêveries sur bien des éléments, pour reprendre la terminologie de Bachelard.
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Par Franz, le 15/12/2008
Emergences - effacements : Errances du regard sur les pierres de
Martine Braun-Stanesco
[…] le mot « rêver » avait au Moyen Âge un sens concret, synonyme de rôder, vagabonder, sortir de la bonne voie, s’égarer… N’a-t-on pas dit du rêve (et du rêve éveillé), qu’il serait le « fondement de toute idée de connaissance » , un état extatique où la conscience serait « portée à son plus haut degré de perception » ?
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Par Franz, le 15/12/2008
Emergences - effacements : Errances du regard sur les pierres de
Martine Braun-Stanesco
La fine nervure des feuilles…, les dessins fantastiques des écorces, les formes tordues des vieilles racines arrachées à la terre par les orages, la convulsion géologique à jamais enfermée dans les rochers solitaires des cimes constituaient… les signes d’un langage qui dévoilait les mystères de la nature . »
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Par Franz, le 15/12/2008
Emergences - effacements : Errances du regard sur les pierres de
Martine Braun-Stanesco
La profondeur de chaque être serait la matière, la matière ténébreuse ; la lumière serait le logos, comme raison reflétée par la forme et vue par l’intellect. Le mérite de Plotin serait d’avoir rendu attentif à l’en dessous porteur que cacheraient la lumière et donc les couleurs, qui sont des lumières.
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Par Franz, le 15/12/2008
Emergences - effacements : Errances du regard sur les pierres de
Martine Braun-Stanesco
Song Di n’appartient pas à la famille des peintres « gradualistes », qui croient pouvoir atteindre la perfection à force d’observation et de travail mais à celle des « subitistes », pour lesquels l’Eveil est « l’actualisation soudaine et totale de la pensée absolue ».
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Par Franz, le 15/12/2008
Emergences - effacements : Errances du regard sur les pierres de
Martine Braun-Stanesco
Non seulement Brancusi n’a pas oublié le susurrement érosif de l’eau sur les pierres mais, à ses yeux, la pierre elle-même est vivante et surtout, elle doit pouvoir continuer à vivre, même une fois sculptée.
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Par Franz, le 15/12/2008
Emergences - effacements : Errances du regard sur les pierres de
Martine Braun-Stanesco
L’artiste des temps préhistoriques utilise de façon récurrente les différentes altérations du calcaire et les diverses concrétions qui les recouvrent, de même que les écaillements, les fissures, les « filonets de calcite » et les « micro-veines que l’érosion différentielle exhume de la masse altérée » .
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Par Franz, le 15/12/2008
Emergences - effacements : Errances du regard sur les pierres de
Martine Braun-Stanesco
L’état de dorveille est devenu un motif littéraire en rapport étroit avec l’état poétique, le surgissement d’images et de visions. Le poète, dégagé de ses sens, acquiert le don « de la vue par le cœur ».