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Le Strip-tease de la femme invisible de
Murielle Renault
Extrait
« Elle voulait tout savoir. Depuis quand j'étais grosse, si j'étais dépressive, si j'avais des amis, depuis quand j'étais avec Pascal, quel était mon idéal de beauté féminine, si j'avais déjà eu recours à la chirurgie esthétique… les questions fusaient sans jamais me laisser le temps de reprendre mon souffle. J'ai eu du mal au début, m'emmêlant dans mes réponses, hésitant à dévoiler ce qui ne me semblait pas la regarder mais le tempo frénétique des questions m'a vite fait oublier où j'étais, pourquoi j'étais là et à qui je parlais (une inconnue). »
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Le Strip-tease de la femme invisible de
Murielle Renault
Un roman qui se lit facilement mais que l'on ne quitte pas de façon aussi légère qu'on l'a commencé; le récit léger en apparence va mettre en exergue la dureté avec laquelle la société traite les personnes n'ayant pas les mensurations standart désormais érigées en normes. L'auteure aborde les thèmes de la confiance en soi, du poids de la société, de la télé-réalité, de la relation amoureuse...a découvrir et à ébruiter!
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Par canel, le 28/05/2011
Oui ... de
Murielle Renault
Nous allions nous marier, pour de vrai, et soudain j'en percevais la portée. Plus jamais d'autres femmes, plus jamais d'autres émois, Juliette le matin, le midi, le soir, Juliette à trente ans, mère de mes enfants, à quarante, Juliette ménopausée, ne me laissant plus l'approcher, Juliette à la retraite, rides et cheveux gris, la fatigue, l'ennui, de plus en plus envahissants, la maladie peut-être aussi, qui de nous deux pour le premier cancer ou la première crise cardiaque ? et, au final, deux petits vieux s'aimant encore ou plus du tout. (p. 143)
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Par canel, le 28/05/2011
Oui ... de
Murielle Renault
Je n'avais jamais douté de nous, je m'étais marié, persuadé que ce serait pour toujours, et je refusais que mon mariage soit un échec. Je n'avais pas envie de renoncer à Jessica, et dans le même temps, j'étais obsédé par Marilyne. Je voulais juste m'offrir une parenthèse, je ne voulais pas vieillir avec Marilyne, mais profiter avec elle d'un épisode qui me redonnait mes vingt ans, en mieux. Juste une parenthèse, pourquoi n'était-ce pas possible sans passer du côté des salauds ? (p. 162)