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Par Couperine, le 24/08/2010
Ramsès au pays des points-virgules de
Pierre Thiry
Il ponctuait son discours de grands éclats de rire et de gros coups de poings, virils, frappés sur la table. L'oncle Sigismond faisait sauter les assiettes tellement il cognait. Malgré ses manières brusques, Alice aimait beaucoup son oncle. Elle trouvait qu'il avait une allure de pirate.
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Par zazy, le 23/05/2012
Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines de
Pierre Thiry
Si les hermines de Sanvigne-l'Hermine régnaient sur l'empire de Montceau-les-Mines ce n'était pas seulement parce qu'elles étaient riches. C'était aussi parce qu'elles étaient très féroces et voraces. Elles ne détestaient pas dévorer un, deux, trois ou même quatre lapins de temps en temps. Elles les dégustaient grillés avec des amandes, mijotés en papillotes, mitonnés en gratin de carottes.
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Par Thalie26, le 01/09/2010
Ramsès au pays des points-virgules de
Pierre Thiry
Entre un ordinateur desossé et des boîtes de conserve cabossées, elle découvrit un petit monsieur souriant.
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Ramsès au pays des points-virgules de
Pierre Thiry
"Elle avait toujours pensé que l'on pouvait trouver d'astucieuses solutions pour se sortir des problèmes concrets de l'existence dans les ouvrages des meilleurs écrivains." (p. 60)
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Par Melisende, le 04/01/2011
Ramsès au pays des points-virgules de
Pierre Thiry
La plupart des anciens divinisaient en effet la lune. Pour les Egyptiens elle était Isis, pour les Phéniciens Astarté. Pour les Grecs elle était la déesse Phoebé, une des incarnations de Diane la déesse de la chasse.
Sur terre Diane était la déesse de la chasse, une femme invincible et d’une grande beauté, sous terre elle était Hécate, la déesse des enfers et des cauchemars, au ciel elle était Phoebé, la lune qui présidait aux songes les plus doux. Il ne fait pas de doute que Diane alias Hécate alias Phoebé alias la lune devait savoir ce que Ramsès II rêvait dans son lit en forme de baleine au large du château de Baskerville. C’est du moins ce que se seraient imaginé les Grecs.
Car depuis le 21 juillet 1969, date à laquelle le premier homme a marché sur la lune, plus personne ne raisonne comme les grecs de l’antiquité. Plus personne ne croit qu’elle est Phoebé une des incarnations de Diane.
On explique désormais fort sérieusement dans les congrès scientifiques que la lune n’est qu’une planète secondaire, juste un satellite de la terre, 49 fois plus petite qu’elle. Une espèce de gros caillou vide totalement dépourvu d’intelligence, situé à 340 000 kms de la planète bleue où s’activent tant d’humains géniaux. Humains géniaux qui ne songent guère à ce satellite qui tourne sans cesse autour d’eux sans jamais leur montrer sa face cachée.
Et si l’humanité ne songe plus guère à la lune, il n’y a guère de raison que cette planète se soucie des songes de l’humanité. Ramsès II pouvait dormir tout son saoul dans son lit en forme de baleine au milieu de la Manche.
Celle que les Egyptiens (dont il avait conduit le destin) appelaient Isis, ne s’en émouvait absolument pas.
Sur la mer verte, sombre et frissonnante, le lit de Ramsès II se dirigeait donc dans une direction inconnue, aussi bien des thons, que de la lune et du pauvre lecteur (du moins à ce stade de l’histoire).
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Par zazy, le 23/05/2012
Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines de
Pierre Thiry
Isidore Tipéranole avait horreur de s'ennuyer. Il n'avait qu'une idée en tête : tuer le temps. C'est la raison pour laquelle il avait toujours à la main un vieux mousquet,
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Par Woland, le 11/11/2010
Ramsès au pays des points-virgules de
Pierre Thiry
... En entendant la porte s'ouvrir, Sissi avait eu le réflexe de se cacher sous ses draps. Elle était glacée d'effroi à l'idée de voir apparaître le redouté Lord Cyklopp. Avec toutes les rumeurs qui couraient à son sujet, elle n'avait pas la moindre envie d'apparaître en pyjama devant lui. Elle aurait voulu que cette nuit n'ait jamais existé. Elle ne souhaitait pas se laisser embrocher, finir calcinée dans une cheminée. Elle était paralysée de terreur à cette idée. Et pourtant, avec le froid qu'il faisait, quelques personnes faibles d'esprit se seraient certainement ruées d'elles-mêmes vers une telle issue, préférant mourir rôties plustôt que de froid. Sissi était plus courageuse. Elle préférait grelotter dans cette lugubre cour de château et être vivante. Cela valait mieux que de se laisser enflammer pour satisfaire l'appétit du cruel Lord Cyklopp.
Les lourds gonds de fonte grinçaient. Des pas pesants faisaient clapoter la neige fondue. On s'approchait. Elle hasarda un oeil au-dessus de ses draps. Son coeur palpitait. Ce qu'elle vit la laissa sans voix. L'être qui pataugeait dans cette gadoue hivernale avait une figure horrible. Il était tellement grand, sa démarche était tellement surprenante qu'elle imagina un instant que ce monstre était un singe. Il avait la bouche fendue comme celle d'un cheval. Sa lèvre inférieure descendait plus bas que son menton. Sa bouche semblait être celle d'un dromadaire. Ses dents, aiguës comme celles d'un crocodile, partaient de travers, dans tous les sens. ...
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Par pyrouette, le 07/01/2011
Ramsès au pays des points-virgules de
Pierre Thiry
Le point-virgule était la charnière ; il était le pivot ; parce que la phrase tourbillonnait ; rebondissait autour de lui ; il pouvait être vu comme un germe produisant les mots en pagaille ; et par conséquent la pensée toute entière ; même les songes ; même les rêves.
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Par pyrouette, le 07/01/2011
Ramsès au pays des points-virgules de
Pierre Thiry
Sur les trottoirs une foule de passants très sérieux portaient de gros cartables trop lourds, trop gris, trop tristes. A regarder leurs têtes on avait l'impression que la vie n'était faite que pour accumuler des provisions d'ennuis.
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Par Woland, le 11/11/2010
Ramsès au pays des points-virgules de
Pierre Thiry
.. Alice regardait son oncle avec admiration et envie, comment faisait-il pour connaître autant d'histoires. Elle aimait bien ces conversations animées avec l'oncle Sigismond à la table familiale, chez ses grands-parents. La maison de ces derniers était grande, biscornue, pleine de recoins mystérieux. Elle était située au milieu d'un grand jardin. Alice aimait beaucoup aller y jouer, en compagnie de Raymond et Ramsès. Raymond était un petit lapin blanc ; Ramsès un gros chien : un Saint-Bernard. Elle racontait à Ramsès et Raymond de longues histoires fantaisistes que les adultes n'entendaient jamais. On ignore ce qu'un lapin et un chien pouvaient penser de ces contes, mais ce qui est sûr, c'est que ces trois-là ne se quittaient guère.
Alice n'acceptait de se séparer de Raymond et Ramsès que lorsque l'oncle Sigismond était là, car avec lui, on ne s'ennuyait jamais. On n'arrêtait pas de rire et de s'amuser.
Ce jour-là, l'oncle Sigismond avait proposé à Alice de s'amuser à deviner des titres de livres et des noms d'auteurs. Alice était d'autant plus ravie d'y jouer que cette joute verbale avait plutôt bien commencé pour elle. Son oncle avait ouvert le jeu en lui demandant quels livres avait écrit Hans-Christian Andersen. ...
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