-
Par KORTO, le 11/11/2010
Les cathédrales du vide de
Henri Loevenbruck
On fait des choses folles, par fascination du vide.
On passe sa vie à tenter de remplir une absence; chacun la sienne. On construit des cathédrales, des temples pour des dieux que l'on ne rencontre jamais. On creuse la terre pour trouver des trésors qui n'existent pas. On se taille les veines au nom d'un sentiment si flou.
C'est peut-être là l'émouvante beauté de notre humanité . Cet entêtement à vouloir remplir un vide qu'un jour nous rejoindrons tous.
-
Les cathédrales du vide de
Henri Loevenbruck
Quand on comprend tout, grommela-t-il, on fait toujours une dépression. C'est la lucidité qui veut ça. page 68.
Il y a plus de gens bien que de gens cons, mais les cons sont mieux organisés.... page 72.
-
Par Mafta, le 04/03/2011
Les cathédrales du vide de
Henri Loevenbruck
Quelle est la réponse derrière laquelle tu cours, tout au long de ta vie ? Cherches-tu Dieu ? Ou une meilleure image de toi-même ? Cherches-tu de l'amour ? La paix ? Cherches-tu l'âme soeur ? Celui ou celle qui saura effacer ton indicible solitude ? Cherches-tu une réponse au secret de la mort ? Car une seule chose est sûre, nous courons tous, cher lecteur. Nous courons tous.
-
Par Mafta, le 04/03/2011
Les cathédrales du vide de
Henri Loevenbruck
La liberté des hommes commence par leur capacité à choisir chacun de leurs actes. Elle se termine par l'impossibilité de les défaire
-
Par Mafta, le 24/02/2011
Les cathédrales du vide de
Henri Loevenbruck
On regarde son passé et ces choix apparaissent comme les intersections d'une arborescence à sens unique. On ne peut revenir en arrière mais l'on devine, ou on imagine, ce que notre vie aurait été si...
-
Par Spilett, le 05/08/2010
Le rasoir d'Ockham de
Henri Loevenbruck
... sa définition de l'amitié: l'important n'était pas forcément d'être présent les jours de fête, mais de ne jamais être absent les jours de crise.
-
Par Mafta, le 25/02/2011
Les cathédrales du vide de
Henri Loevenbruck
Il y a plus de gens biens que de gens cons, mais les cons sont mieux organisés.
-
Le Syndrome Copernic de
Henri Loevenbruck
Et toujours, pourtant, l'autre reste inaccessible. Je vois le corps de l'autre, mais jamais je ne vois son esprit. Jamais je ne vois son âme, son intériorité. Et l'interprétation que je fais de l'autre est forcément inexacte, tout comme est inexacte celle que vous faites de moi.
Tant que l'autre restera autre, nous serons les victimes d'une éternelle intercommunicabilité. On aura beau essayer.
L'invention du langage est le plus bel aveu de notre incapacité à nous comprendre.
-
Par nanet, le 16/03/2011
Le Testament des siècles de
Henri Loevenbruck
C'était du pur Sophie. Télégraphique. Quant à ses bises, j'aurais préféré les avoir sur la peau que sur papier, mais la journée ne commençait pas si mal.
-
Par line70, le 18/11/2011
L'apothicaire de
Henri Loevenbruck
— Et tu aimes les livres, j’espère ? demanda le moine en ne regardant plus que l’apprenti, comme si Aalis n’eût plus existé à ses yeux.
Robin hocha bêtement la tête.
— Nous devons les vénérer, mon garçon ! Je dis bien les vénérer car, comme les icônes, les livres doivent être vénérés et non pas adorés. On n’adore que Dieu, n’est-ce pas ? Les livres, comme les icônes, sont non seulement catéchétiques et pédagogiques, mais ils sont aussi une trace de l’histoire, tu comprends ? Leurs pages renferment l’empreinte du temps auquel ils ont été écrits, et cela est très important, car si les hommes meurent, les écrits, eux, subsistent. Le livre est un support universel qui unit les hommes dans l’espace et dans le temps, c’est un navire entre les âmes, une lumière dans l’obscurité !
> lire la suite