Biographie et informations
Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 18/03/1894
Mort(e) à : Paris , le 3/08/1944
Biographie :
Ramon Maria Gabriel Adeodato Fernandez, né le 18 mars 1894 à Paris 17e et mort d'une embolie le 3 août 1944 à Paris 6e, est un écrivain, journaliste et critique de l’entre-deux-guerres français, originaire du Mexique, militant communiste devenu collaborationniste.
Il écrit entre autres dans La Nouvelle Revue française, il est alors considéré comme un des grands critiques français. Il se fait connaître dans les années 1930 pour son œuvre littéraire Le Pari. Mais il est principalement un essayiste, ayant publié de nombreux essais sur Proust, Balzac, Molière et divers autres écrivains. Il publie alors de nombreux articles pour diverses revues littéraires et culturelles.
Il est considéré alors comme un grand écrivain socialiste.Il participe, entre autres, à la création du journal intellectuel Marianne, dans lequel il publiera des critiques sur presque tous les ouvrages importants qui paraissent dans cette période.
Mais durant la période du Front populaire, cet intellectuel de gauche suit la même voie que Doriot, et adhère au Parti populaire français en 1937.
Pendant l'occupation il collabore à La Gerbe du pro-hitlérien Alphonse de Châteaubriant et écrit dans la Nouvelle revue française, revue devenue collaborationniste sous la direction de Pierre Drieu La Rochelle. En 1941, il est la tête de file d'un groupe de sept écrivains français qui se rendent à la rencontre de Joseph Goebbels au Congrès de Weimar, la ville de Goethe.
Malgré son rôle de censeur, il écrira un essai de critique littéraire sur Proust en 1943 qui démontre l'ambiguïté entre son œuvre littéraire et son engagement politique. Dans la même année, il publie, coup sur coup, des essais sur Balzac, Barrès, et un recueil de ses chroniques publiées dans la Nouvelle Revue Française : Itinéraire français, autres témoins de cette ambiguïté. Ses activités pro-hitlériennes ne l'empêchent pas de fréquenter dans le Paris de l'occupation des écrivains d'un autre bord affiché comme Marguerite Duras.
Le 2 août 1944, peu avant la libération, malade d'un cancer, il succombe à une crise cardiaque. Ses obsèques se déroulent à Saint-Germain-des-Prés, avec les honneurs dans un Paris encore occupé, en présence de la fine fleur des collaborationnistes, mais aussi de quelques résistants ou opposants politiques demeurés proches de lui.
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Source : Wikipédia
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