Note moyenne : /5 (sur 9 notes)
Nationalité : France
Un livre que j`ai lu il y a longtemps c`est « Invitation au supplice » de Nabokov. J`ai bien aimé l`atmosphère de ce roman. C`est l`histoire de quelqu`un complètement perdu dans son monde et qui se sait condamné. J`ai beaucoup aimé ce roman.
Le premier livre que j`ai dévoré c`est «La conjuration des imbéciles » que j`ai lu en deux jours. C`est la première fois que ça m`arrivait même si c`est vrai que je lisais peu avant.
Je n`ai jamais relu un livre. Il y a déjà tellement de livres que je n`ai pas lus…
Il y a peu de temps j`ai entendu la lecture d`une scène d` « American Psycho » par Gaspard Proust et c`est vrai que je me suis dit que c`était dommage de ne pas l`avoir lu alors qu`on l`a à la maison.
Je pourrais en citer deux. « L`élu » de Chaïm Potok. le destin croisé de deux enfants qui ne veulent pas du tout être ce qu`ils sont sensés devenir.
Ce n`est pas un roman mais je citerais également « La Longue route » de Bernard Moitessier, un navigateur qui a fait la première course à voile autour du monde en solitaire. Il a fait toute la course en tête et au moment de remonter en Europe, il s`est dit que ce n`était pas possible. Il aurait pu gagner la première course en solitaire mais au lieu de ça il a continué tout droit, renonçant par la même à la gloire.
Il a eu le temps de beaucoup réfléchir à tout ça et ça donne un très beau livre.
Une citation de Paul Valery : « La guerre c`est le massacre d`hommes qui ne se connaissent pas, au profit d`hommes qui se connaissent mais ne se massacreront pas. »
Je lis « La femme et l’ours » de Philippe Jaenada. J`aime bien le parcours du personnage qu`il décrit.
Rodolphe : En tant que conducteur de métro, oui, je pense que c`est la première fois.
Sophie : « Métronome », le livre de Lorant Deutsch, a ouvert pas mal de portes alors même que ce n`est pas un livre sur le métro à proprement parler : c`est davantage un livre d`histoire. Mais depuis la sortie et le succès de ce livre, les gens s`intéressent un peu plus à des parcours qu`ils font tous les jours.
Sophie : Non, mais depuis la sortie du livre, on a découvert un bouquin qui s`est intéressé à ce que la place que l`on choisit dans le métro dit de nous.
De même, la bibliographie a considérablement augmenté après l`écriture du livre, grâce aux suggestions de lecteurs !
Sophie : Non, on ne les a pas sollicités. Rodolphe emmagasine de la documentation sur le matériel depuis longtemps et on s`est un peu replongé là-dedans mais le métro fait partie de la culture populaire et on a pu voir beaucoup de choses ailleurs. La question a bien sûr été évoquée à un moment mais Rodolphe et moi voulions proposer un point de vue personnel non pas sur une entreprise mais sur un métier qui comporte des rapports humains.
Sophie : Avant la publication, deux exemplaires des épreuves ont été envoyés à la RATP : un au comité d`entreprise et l`autre à la direction générale. le comité d`entreprise a été conquis : une pleine page a été consacrée à Rodolphe dans le magazine interne qui touche tout de même environ 100 000 personnes, des séances de dédicaces dans les médiathèques ont été organisées, nous avons été invité pour une rencontre-débat à la fête annuelle du comité d`entreprise… Il y a eu plein de choses car ils ont compris que c`était le point de vue d`un agent qui prenait la parole. de même, la direction générale a relayé l`info sur l`intranet.
Rodolphe : Les retours ont été très positifs. Ça leur a rappelé beaucoup de souvenirs.
Sophie : J`ai fait le plan du livre en m`intéressant aux sujets qui me plaisaient en tant qu`usagère du métro. Une fois que ces thèmes ont été identifiés, on a essayé, sur chacun de ces derniers, de lier des choses générales et des anecdotes passées très identifiables dans le temps et sur la ligne.
Avec les encadrés, qui proposent des chiffres et des informations sur les lignes et la RATP, on voulait proposer différents niveaux de lecture. C`est quelque chose qui plait aux lecteurs car les usagers ne connaissent pas ces chiffres.
Rodolphe : Oui, toutes. Certaines sont celles de mes collègues mais je les cite à chaque fois, je ne me les approprie pas !
Rodolphe : Beaucoup de choses sont venues assez rapidement. Pour d`autres, il a fallu se replonger dans des souvenirs.
Sophie : Non, mais par exemple la RATP est une entreprise très politique et si Rodolphe n`est pas syndiqué on s`est tout de même dit qu`on ne pouvait pas ne pas parler des grèves. Ce qui nous a aidés pour déterminer les sujets c`est le fait que les gens qui rencontrent Rodolphe lui posent souvent les mêmes questions sur son métier, qui sont devenus nos thèmes. Dans les trois premières questions il y a par exemple toujours : « est-ce que tu as déjà renversé quelqu`un ? » et il est évident qu`il fallait donc évoquer les « accidents graves de voyageurs » dans un chapitre.
Sophie : Rodolphe aime son boulot et il le dit. On n`a pas eu besoin de faire attention à ne pas cracher sur la RATP. On voulait parler directement aux usagers et on n`avait rien de tellement négatif à écrire.
Rodolphe : Les gens ont suffisamment une image négative pour ne pas en rajouter !
Rodolphe : Il y a moins de conducteurs, moins de personnel, moins de tout…
Rodolphe : le métier non mais les utilisateurs oui. Ils sont moins solidaires, plus pressés…
Sophie : Depuis qu`on a écrit le livre, on a découvert un groupe de gens qui font des croquis dans le métro. On peut les retrouver sur le site de lignes en ligne, et dans le cadre de l`exposition sur le métro qui a lieu en ce moment aux Arts et Métiers. L`un d`entre eux, Luc Grateau, fait des croquis sur des tickets de métro. le visage tient sur la largeur du ticket. Il ne les fait que dans le métro, malgré les secousses, les interruptions, la lumière qui s`éteint, etc. Il y a beaucoup d`artistes dans le métro.

Je vous emmène au bout de la ligne - Tribulations et secrets d'un conducteur de métro de
Rodolphe Macia
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Merci pour les souvenirs de Cécélia Ahern|
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