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Citations de Alain Fillion (15)


En octobre 1926, Rainer Maria Rilke se blesse à la main avec les épines d’une rose qu’il coupe dans son jardin. Une leucémie aiguë se déclare, ce qui donnera lieu à la légende du poète tué par une rose. Il meurt le 29 décembre 1926.
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La solitude était sa plus grande passion. (Portrait de Rainer Maria Rilke tracé par Edmond Jaloux)
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Nos cathédrales gothiques jettent dans l'âme une sensation sévère, austère, presque triste. Leur grandeur en impose, leur majesté frappe, mais séduit-elle? Entrons dans une chapelle de Capri. Un jour parcimonieux pénètre en effleurant les murs, comme s'il s'excusait. Ici, on est conquis par la semi-obscurité presque sensuelle.
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Or, la guerre, qu'est-ce en général ? Un fléau qui est dans la nature de l'homme. Tuer pour n'être pas tué est, dans le fait, la réalité de cette situation. Celui qui se bat bien ne pense qu'à cela et n'a pas le temps de lire pour apprendre comment faire pour se battre mieux ; il a encore bien moins le temps d'écrire comment il s'est battu, et, plus tard, ce qui est passé ne l'intéresse plus. Puis, quand la guerre revient, ce qu'il croit avoir appris se trouve souvent démenti par ce qu'il voit et par ce qui se présente.
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Une femme jeune, jolie, vive, sémillante, pétillante d'esprit, telle était Stéphanie ; une femme sensée, régnant avec dignité et fermeté, telle était encore Stéphanie ; une femme vertueuse, mais sans affectation ni pruderie, se respectant et se faisant respecter ; une femme pieuse, catholique romaine et régnant sur des luthériens et des calvinistes ; une souveraine par le fait d'une révolution, et repoussant les révolutionnaires ; enfin une femme qui n'avait que des filles, qui sentait que toute son existence à venir dépendait d'un garçon, et qui connaissait assez bien son mari pour être convaincue qu'elle n'aurait plus d'enfants, telle était encore Stéphanie.
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Le crime consiste dans la violation du commandement de Dieu. La faute montre toujours ses effets. On l'a vu dans l'île de Sainte-Hélène. Pourquoi ? C'est que pour le crime, il y a repentir et pénitence possible. Pour les fautes et surtout les grandes fautes, il y a le principe qui les a causées. Quand celui-ci développe ses conséquences, il n'est plus temps de les neutraliser, il faut les subir. L'assassinat du duc d'Enghien a fait cette armée qui, selon le dire de Bonaparte lui-même, devait le renverser quand il ne pourrait plus l'occuper et la combler de biens.
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Menacer n'est pas toujours agir ; soyez sans armée et on peut vous livrer à l'Autriche pour l'engager à consentir à des concessions en Italie comme il en a déjà été question. Mais ayez en une, on n'osera pas vous prendre et on vous fera la cour pour vous avoir comme allié.
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La Grande-Bretagne ne se sentait pas la force d'expulser par les armes les Français établis en Afrique ; elle le fit par la ruse.
Le canevas de toutes ces intrigues était d'amener la mésintelligence entre la Russie et l'Autriche, en poussant l'Autriche à s'emparer de l'Italie, dont on eût fait un royaume donné à un archiduc. Les Anglais espéraient que Bonaparte se hâterait de revenir en Europe pour conserver à la France ce fruit de ses premières victoires, et cela eut lieu en effet : Bonaparte traversa sans difficulté la flotte anglaise qui ne sembla pas s'apercevoir de son passage. L'Angleterre se flattait de ramener avec des subsides la guerre en Allemagne ; c'est une de ces contrées où, moyennant de l'argent, on se bat volontiers et longtemps.
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Une bataille est gagnée quand le centre est enfoncé ; aussitôt, par un mouvement de côté, l'une des parties séparées est écrasée. Ces batailles seules font abandonner le pays à l'armée battue. Que les généraux prennent bien des précautions avant le combat, c'est bien ! C'est leur devoir. Mais, le combat engagé, mettez tout en mouvement. Ayez bien dans la tête que celui qui a le plus de quantité de mouvements sera toujours le plus fort ; tout l'art des chefs est de se préparer cette supériorité.
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« La Révolution est telle qu'il s'y commettra des horreurs. J'aime mieux être victime que contribuer à en faire ; c'est pourquoi je veux rejoindre les princes et mon devoir quand il en est temps encore. »
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« la guerre ! vite la guerre ! peu importe pour quoi, peu importe contre qui, seulement la guerre ! »
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Une armée, pour être bonne, doit être bien disciplinée, pleine de dignité et d'honneur, attachée à sa patrie, n'ayant que l'intention de bien faire et nullement de gagner argent ou emplois. Elle doit être un point brillant, attirant par leur propre choix toutes les classes de la société. Pour chacun la fin doit être honorable sans amener ces disparates qui ne satisfont personne. Cela se trouve sans effort par la force des choses. On ne réussit jamais en faisant le contraire par désordre ou maladie morale.
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La plume empêche les idées de s'égarer. On pense, car il faut bien réfléchir à ce qu'on va arranger en noir sur blanc sur ce papier qui doit occuper vos loisirs.
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La bravoure a cependant été la même parce que la bravoure est la condition inhérente à la profession, mais la politesse, le dévouement, la délicatesse, cela adhère à l'origine, à cette première éducation reçue dans la famille.
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Je ne sais ni écrire ni faire de belles phrases, mais en voyant les armées, ceux qui les gagnaient et ceux qui les perdaient, il est peu de chose qui ait échappé à mes observations. Celles-ci participaient à cet esprit de combinaisons logiques, fruit de l'éducation mathématique si sagement organisée que j'ai reçue à l'école d'artillerie dans ces temps où le bonheur se rencontrait encore partout. Alors, on respectait le roi comme un dieu ; on regardait l'honneur comme une religion, l'amour de sa patrie comme une vertu, le désintéressement comme un mérite. Ce temps était bon ; il était solide. On considérait plus alors un capitaine qu'un maréchal aujourd'hui. On a pris nos épaulettes ; on les a enflées même, mais on n'a jamais pu atteindre notre considération.
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