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Femme, France
Lecteur inscrit le 16/10/2013

"Le marquis professait une haine vigoureuse pour les Lumières : "Ce sont les idées, disait-il, qui ont perdu l'Italie." [...] Pour courir le moins de risques possible, il chargea le bon abbé Blanès, curé de Grianta, de faire continuer à Fabrice ses études en latin. Il eût fallu que le curé lui-même sût cette langue ; or, elle était l'objet de ses mépris ; ses connaissances en ce genre se bornaient à réciter, par coeur, les prières de son missel, dont il pouvait rendre à peu près le sens à ses ouailles [...]
Le fait est que l'abbé Blanès, personnage d'une honnêteté et d'une vertu primitives, et de plus homme d'esprit, passait toutes les nuits au haut de son clocher ; il était fou d'astrologie. Après avoir usé ses journées à calculer des conjonctions et des positions d'étoiles, il employait la meilleure part de ses nuits à les suivre dans le ciel. Par suite de sa pauvreté, il n'avait d'autre instrument qu'une longue lunette à tuyau de carton. On peut juger qu'avait du mépris pour l'étude des langues un homme qui passait sa vie à découvrir l'époque précise de la chute des empires et des révolutions qui changent la face du monde. "Que sais-je de plus qu'un cheval, disait-il à Fabrice, depuis qu'on m'a appris qu'en latin il s'appelle equus ?" (La Chartreuse de Parme, chapitre II, p. 39 à 41, Point Deux/.2)
Tolle, lege.
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