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Note moyenne 3.63 /5 (sur 19 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1947
Biographie :

Danielle Mémoire voulait, à l'origine, écrire un seul livre, qui aurait montré un auteur écrivant son journal, essentiellement un journal de travail. Ses livres sont comme le témoignage déroutant de ce projet.
Danielle Mémoire est l'auteur de quinze livres parus chez P.O.L : En attendant Esclarmonde (2009), Prunus spinosa (2006), Laissez Baude buissonner (2005), Une pièce écrite en collaboration (2004), Mes oncles, II (2004), Les Enfances Corpus (2003), Fautes que j'ai faites (2001), Le Printemps du corpus (2001), Les Personnages (2000), Bis repetita (2000), Modèle réduit (1999), Lecture publique suivie d'un débat (1994), Parmi d'autres (1991), Trois capitaines (1987), Dans la tour (1984). Depuis 1999, ses ouvrages se présentent comme les parties d'un Corpus, entité fictionnelle aux multiples auteurs et personnages.

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Source : http://www.centrepompidou.fr et POL éditeur
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« […] Jacques récitait ses poèmes partout. Si ce n'était pas lui, d'autres les récitaient. Tout le monde connaissait les poèmes de Jacques. Les gens pleuraient quand ils écoutaient ses poèmes. […] » (Interview de Lionel Vieux, ami et camarade de Jacques Viau Renaud, le 8 avril 2017) « […] Dominicain, Haïtien, qu'en est-il de l'homme ? C'est la première question à poser et Jacques Viau nous la pose. Sans détours. Sans tangentes. Que nous reste-t-il de l'homme ? Grande tâche que de chercher l'homme. Sans aucun doute. Si grande que nombreux sont ceux qu'elle trouble qui prétendaient la mépriser. C'est qu'il est aisé de se perdre et d'errer toute la vie. […] À sa dure question de poète haïtien du XXe siècle, il était près d'entrevoir la réponse. Il l'a même ébauchée ! Comme poète de son peuple, de son monde, de son temps, il l'a dit avec courage : « rien ne perdure comme la sanglot. » Et il faut le répéter à haute voix. Il était sur la bonne voie. C'est tout ce qui nous est resté de l'homme. le sanglot. C'est dans ce monde-là que nous le trouverons. Il est caché parce qu'on lui a appris à avoir honte de lui-même. Il se méprise et se hait. Il en est le messager. Trouvons-le. Nous lui apprendrons à s'aimer. […] » (Préface de Permanencia del llanto par Antonio Lockward Artiles, traduction de Paul Bertoni) « Né à Port-au-Prince le 28 juillet 1941, Joseph Anne Albert Jacques Viau Renaud arrive à Santo Domingo avec ses parents […] et ses frères et soeurs, en 1948, après l'assassinat de son frère Gérard sous le gouvernement de Dumarsais Estimé (1900-1953). À peine âgé de sept ans, il apprend l'espagnol et, plus tard, crée de profonds liens d'amitié avec les poètes et artistes dominicains des années 1960. Pendant l'occupation de la République Dominicaine par les forces armées des États-Unis en 1965, il rejoint les forces de la résistance, les Constitutionnalistes, et est gravement blessé, mourant une semaine plus tard, le 21 juin, alors qu'il allait fêter ses 24 ans […]. » […] J'essaie de vous parler de ma patrie, À partir d'ici, ma tanière saline, Santo Domingo, peut-être vous parlerai-je des deux : ce sont deux mottes complémentaires, points cardinaux de ma tristesse tombés de la rose des vents, comme deux amants dont l'étreinte s'est brisée. […] (Jacques Viau Renaud, J'essaie de vous parler de ma patrie, traduction de Carolina Benavente) 0:00 - Nous nous sommes réfugiés 2:06 - Rien ne perdure comme le sanglot 3:39 - Générique Référence bibliographique : Jacques Viau Renaud, J'essaie de vous parler de ma patrie, Éditions Mémoire D encrier, 2018 Image d'illustration : cf. "Référence bibliographique" Bande sonore originale : Sergey Cheremisinov - Way To Silence Way To Silence by Sergey Cheremisinov is licensed under an Attribution 4.0 International License. Site : https://freemusicarchive.org/music/Sergey_Cheremisinov/way-to-silence/way-to-silence #JacquesViauRenaud #JEssaieDeVousParlerDeMaPatrie #PoésieHaïtienne

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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
cicou45   15 octobre 2014
Les Adolescents troglodytes de Danielle Mémoire
"[...] je me disais que rire autant et ensemble dans la mémoire de ce que les gens appellent le malheur, ce devait être ça le talent de la fratrie, le talent d'être frère et sœur."
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cicou45   16 octobre 2014
Les Adolescents troglodytes de Danielle Mémoire
"Je sais que le temps passera sur les racontars, les blessures. Les ragots deviendront ce qu'ils auraient cru cracher, une certaine vérité, la mienne."
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brigetoun   03 février 2009
Les Adolescents troglodytes de Danielle Mémoire
Mon bouleau comme le reste est bleu, sali d’hématomes, sans feuilles en hiver il prend le marine des épicéas, sans âge il prend la forme de l’eau, des larmes, se redresse un peu, puis avec les feuilles glabres, douces, il se fait border de mousses outremer, mais le lac ne déborde que sur lui-même, et mon bouleau se lave au même endroit à l’eau, à l’air du lac, et moi je suis assise en dessous »…



Du brouillard, dans l’humus jusqu’au corps des arbres, inscrit dans les écorces, et quand s’étalent les brumes de l’air, nos pupilles sont énormes..



« La rumeur traversera le plateau lentement. Avec le redoux, les brumes descendront en avalanches fumantes sur les parois des gorges et on aura juste l’impression d’être dans un mauvais film…



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cicou45   15 octobre 2014
Les Adolescents troglodytes de Danielle Mémoire
"La mémoire, il faut la laver et la remplir tous les jours."
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sophronie   16 avril 2020
Les Adolescents troglodytes de Danielle Mémoire
Mon frère a grandi plus vite que moi, et quand j'avais neuf ou dix ans, il est devenu plus fort et plus grand (il en avait tout juste huit). Il aimait se bagarrer, moi pas, et je prenais conscience de ma différence en me regardant comme inversée dans ses jeux de plus en plus brutaux. Je me comprenais fille lentement, en creux du corps et des coups de mon petit grand frère - Davy Crocket c'était lui, et moi tout le reste : les arbres, les castors, la solitude, la tourbière léchée par la rivière.
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