AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Connaissance des arts


Livres les plus populaires voir plus


Dernières critiques
Musardise
  27 avril 2019
Connaissance des Arts, Hors-série N° 512 : L'Espagne entre deux siècles de Zuloaga à Picasso 1890-1920 de Marie-Paule Vial
Le musée de l'Orangerie à Paris avait proposé fin 2011 cette très jolie exposition, aux salles malheureusement étriquées, sur un sujet quasiment ignoré du public français : la peinture espagnole de 1890 à 1910. On imagine bien que si tous les peintres de cette génération sont aussi peu connus, c'est en partie parce qu'ils ont été éclipsés par la génération suivante, qui ne comprenait rien moins que Picasso, Dalí ou encore Miró. L'expo visait à faire redécouvrir ces peintres qui furent actifs en pleine période Art Nouveau, et qui présentaient des styles très variés.



La catalogue n'était pas une franche réussite, mais coûtait tout de même 35€, et seul le magazine Connaissance des arts avait consacré un hors-série à l'exposition. C'est là l'essentiel des qualités de ce numéro, qui n'apprend pas énormément sur les peintres en question. Cela dit, il a le mérite d'exister (je suis aujourd’hui d'humeur indulgente), puisqu'il les fait découvrir par le biais de reproductions, parfois coupées en deux, et parfois recadrées bizarrement.



Les textes n'approfondissent pas beaucoup le sujet, mais j’aurais tendance à dire que ce n'est pas forcément ce qu'on demande à Connaissance des arts. La commissaire de l'exposition, Marie-Paule Vial, explique en revanche très bien, dans un entretien clair et concis, de quoi il est question : après avoir connu de gros déboires politiques et territoriaux (la perte de son empire colonial, entre autres), l’Espagne s'était refermée sur elle-même. Or, à partir de 1890 environ survint une génération de penseurs, d'écrivains, d'artistes, qui cherchèrent à réconcilier leur appartenance nationale à une ouverture sur les autres pays européens, la France en tête. Les peintres inventèrent de nouvelles formes, héritées à la fois des grands noms de la peinture espagnole et des influences étrangères. Je trouve ces entretiens avec les commissaires d'exposition souvent barbants, car redondants et vantant sans vergogne pendant des pages les mérites d'une exposition sur laquelle on a déjà lu ce qu'ils s’empressent de répéter dans les pages du magazine. Rien de tel ici, et c'est tant mieux. En revanche, le texte suivant de Pascal Torres ne fait que reprendre plus pompeusement les propos de Marie-Paule Vial.



Donc, le lecteur prend ici du plaisir à regarder, je le disais, les reproductions des tableaux de certains peintres que l'exposition proposait de découvrir. Tous ne pouvaient pas être présentés dans le hors-série, mais ce sont les plus intéressants qui ont été sélectionnés : Ignacio Zuloaga, Joaquín Sorolla, Anglada-Camarasa, Ramón Casas, Joaquim Mir et Santiago Rusiñol. On termine, forcément, par un tableau de 1901 de Picasso, vu qu'il était mentionné dans le sous-titre de l'expo et que ça fait vendre. Il est vrai que ledit tableau est dans un style qu'on ne lui connaît pas très bien - en tout cas moins que les autres styles qu'il a adoptés tout à tour. Cela dit, ce n'est pas Picasso qui retient le plus l'attention, mais bien ces peintres que je viens de citer et qu'on découvre avec bonheur. Il y en a pour tous les goûts, mais je dois dire que, malgré mes penchants pour l'Art Nouveau et le symbolisme, dont on retrouve des échos dans les magnifiques tableaux d'Anglada-Camarasa, j'aime tous les autres, tous ceux que ce numéro de Connaissance des arts présente ; ce fut d'ailleurs une surprise pour moi lors de ma visite de me rendre compte que j'étais aussi sensible à la peinture de Joaquim Mir, à ses paysages lumineux et colorés ; j’apprécie également Rusiñol et encore davantage Casas, et je me rends compte, avec mon vieux magazine en main, que l'effet produit sur moi par ces artistes ne s'est pas estompé - on a parfois de mauvaises surprises avec le temps et le recul.



Bien sûr, si j'avais su que je trouverais plus tard le catalogue d'expo en occasion, je n'aurais sans doute pas acheté ce hors-série à l'époque, vu que 9€ pour 32 pages, c'est un tantinet exagéré. C'est malheureusement le prix de tous les hors-séries... On le trouve maintenant facilement d'occasion, surtout à Paris, pour un prix modique. Mais vous pouvez aussi aller vous régaler sur le Net et essayer de trouver des livres qui soient un peu plus consistants sur ces mêmes peintres, qui, j'insiste sur ce point, valent carrément le détour et méritaient bien d'être remis à l'honneur en France. Chacun ou presque peut trouver dans cette brochette d’artistes chaussure à son pied, j'en suis persuadée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          321
MonCharivariLitteraire
  10 novembre 2018
Redouté de Connaissance des arts
Bon hors série de Connaissance des arts sur Pierre Joseph Redouté et la peinture de fleurs au XVIIIème et XIXème siècle.

Il nous présente bien le contexte scientifique et politique du renouveau de cette pratique. On découvre un homme de talents qui sait donner vie aux plantes des espèce les plus variées. je regrette peut être juste que les auteurs ne soient pas entrés un peu plus dans sa vie. Sinon, la lecture est agréable et didactique. Une bonne introduction à ce peintre de fleurs.
Commenter  J’apprécie          10
Prudence
  16 juillet 2018
Connaissance des Art - HS, n°498 de Pascale Bertrand
Revue assez complète (66 pages) sur le Musée Lalique à Wingen-sur-Moder. Les photos sont impeccables et splendides et le texte est informatif, clair et bien construit.

Des trois que j'ai de la revue "Connaissance des Arts" sur Lalique, c'est celui que j'ai le plus apprécié et trouvé le plus utile, et c'est donc le numéro que je conseillerai le plus pour découvrir l'oeuvre de René Lalique.
Commenter  J’apprécie          40