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de
  23 juin 2019
Des femmes réinventent la ville. Dix ans de Parcours filles-femmes de Maison des metallos
Entrons dans la rue !



Des femmes, une ville, des façons d’agir « effrontées, agiles et décalées ».



Partager l’espace public.



« Nous sommes témoins du manque de capacité des politiques publiques à prendre en compte les capacités d’expression, d’initiative et d’actions des habitants »



Parcours filles-femmes, une aventure collective, une manifestation publique festive, le « faire avec elles et non pour elles », des cartes blanches données à de jeunes artistes, des ateliers gratuits, la mosaïque humaine, « le cubisme de nos vies dans une immense fresque sociale », le respect des individus dans « sa différence, son individualité », les multiplicités sans hiérarchie, les perpétuels contrepoints…



Tanith Noble, les Ateliers du Chaudron, « ouvrir des fenêtres sur nos mondes intérieurs », la place laissée « aux masques, aux gestes, à la musique et à la voix », la mise en jeu, la mise en mots.



Isabelle Maurel danseuse et chorégraphe, « la danse est une création de forme au même titre qu’une installation plastique », la projection de la forme de l’énergie dans la rue, « investir la rue en prenant toutes les libertés qu’on pense ne pas pouvoir prendre habituellement, et devenir toutes sortes de femmes que l’on voudrait être », des femmes en marche…



Urbanité(e)s.



« A première vue, l’espace public est mixte. Pourtant, son observation au prisme du genre fait apparaître des déséquilibres profonds »



Les usages masculins de l’espace, les codes normés de la masculinité, le groupe d’action féministe La Barbe, « Relire, réécrire, regarder derrière les façades, changer de trottoir, écouter sous les toits, mais aussi réagir, dénoncer, interpeller, prendre place, occuper et, dans cet aller-retour, modifier la carte pour modifier le territoire », le mobilier urbain occupé par les hommes, l’art de la rue « est une brèche de contestation et de reconquête »…



La peau des filles, la peau des villes, le dedans face au dehors, donner à voir, exposer et s’exposer, l’intime au dehors…



Je souligne le texte : Lettre ouverte, parue dans la quotidienne La Monde, la 8 mars 2010 de Typhanie D.



Des photographies, des portraits de femmes, Mehrak.



Cultures collaboratives.



Le comité métallos et une vison citoyenne, Rafaële Arditti, une clown politique, la mise en valeur des propositions des unes et des autres, le tissage de la ville et les tissus, le « tissu comme objet de médiation artistique dans le travail social », la politique du vêtement, les vêtures et les images de soi, les ateliers d’écriture, « écrire leur paraît désormais plus facile, elles ont gagné en aisance à force d’explorer la langue et s’y promener », les rebonds et les passerelles…



Vitaliser la ville.



Nos racines germent et bourgeonnent, « percent le béton d’un espace public étouffé », l’atelier-quartier, le jardin partagé, le réenchantement de l’espace urbain, la théâtralité de scènes « non formatées, imprévues, improvisées », se promener sans but, « trainer désoeuvrée dans l’espace public »…



Je souligne le texte d’Adeline « un jour viendra »



Les autrices présentent Dix ans de Parcours forts et farfelus, les dix impertinences du Comité métallos.



Des femmes mais pas toutes les femmes et une écriture les plus souvent peu inclusive (citoyen, habitant…). Reste cependant des parcours d’activités artistiques et d’émancipation. Des actions et des possibles richement illustrés.
Lien : https://entreleslignesentrel..
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Lumeran
  26 mars 2019
Réduire la pauvreté : Un défi à notre portée de Denis Clerc
Je dois lire avant crique
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Lison67
  23 mars 2019
Tu seras une femme ! de Anne-Cécile Mailfert
Ce tout petit livre qu'Anne-Cécile Mailfert introduit par une "lettre à [sa] nièce" est une véritable boule d'énergie du féminisme. L'autrice y retrace les grands combats du féminisme du XXIème siècle. On est loin des récapitulatifs historiques parfois barbants !

Les féministes chevronnées n'y apprendront sans doute pas grand chose mais apprécieront certainement ces énergiques piqûres de rappel. Tu seras une femme ! s'adresse plutôt aux jeunes filles d'aujourd'hui et leur explique pourquoi le féminisme n'est pas un combat obsolète.

Anne-Cécile Mailfert organise son livre en trois chapitres. "Changer les mentalités" dénonce les stéréotypes auxquels sont assujettis (notamment) les femmes. Elles nous rappellent combien il est urgent de les regarder avec une certaine distance et de les critiquer afin de créer de nouveaux modèles féminins, mais également de nouveaux modèles sociaux. Dans les traces de Starhawk, elle dresse le portrait de ce que pourrait être une société qui prend véritablement en compte la parole, les actions et les besoins des femmes, combien cette société serait différente et meilleure que la nôtre, en tout cas plus égalitaire.

Le deuxièmes chapitre est consacré à "Nos corps", thématique phare des revendications féministes : Anne-Cécile Mailfert dénonce le diktat des apparences, le contrôle des corps avec les questions de contraception, d'avortement, d'examens médicaux, sources de nombreuses inégalités et de droits toujours à défendre et difficilement appliqués au quotidien, la main-mise sur le pouvoir médical qui a été proprement spolié aux femmes au cours des siècles (cf. aussi sur ce point Sorcières, sages-femmes et infirmières de Barbara Ehrenreich et Deirdre English), les tabous autour des règles, de la sexualité féminine, l'idéalisation du corps féminin et ses conséquences sur notre vision des corps réels, et plus grave encore la culture du viol, l'impunité des violences faites aux femmes, la nécessité du consentement explicite. Le corps féminin est source de nombreuses questions, polémiques, revendications politiques.

Le troisième chapitre est consacré au pouvoir : le pouvoir politique encore à acquérir, le pouvoir financier que l'inégalité salariale refuse aux femmes. Mais aussi le pouvoir gagné grâce au temps libre, ce temps que les femmes contraintes par le diktat des apparences, le soin apporté à la famille et au foyer, et le travail, n'ont plus.

En conclusion de ce petit livre, Anne-Cécile Mailfert ouvre une réflexion sur l'écoféminisme, sur l'image désobligeante des femmes sur internet, l'intimidation sur les réseaux sociaux, le phénomène des revenge porn. Elle n'hésite pas à rappeler ce fait oublié : ce sont des femmes qui ont inventé l'informatique. IL s'agit d'Ada Lovelace et Grace Hopper.

Pour finir Anne-Cécile Mailfert invite toutes les femmes à converger avec toutes leurs différences dans un mouvement visant à refuser les multiples dominations patriarcales. Anne-Cécile Mailfert souhaite éveiller en nous cette "immense puissance intégratrice et inclusive" que porte le féminisme.
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