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Slava
  16 janvier 2021
L'Hérésie d'Horus 07 - Légion : Secrets et mensonges de Dan Abnett
Après un sixième tome très mitigé sur les Dark Angel, nous repartons une fois de plus dans le cycle avec Dan Abnett de retour dans la plume qui se consacre à la plus énigmatique des légions, plus que les soldats de Lion'El Johsn : l'Alpha Legion. Est-il mieux que le précédent volet ? Allons voir ça.

Nous sommes deux ans avant l'Hérésie. La conquête de la planète Nurth s'enlise tant la rébellion des indigènes aux saintes préceptes de l'Empereur est forte et ce malgré les efforts de la garde impérial qui demande des renforts. Ceux-ci débarquent sous la forme d'une légion de Space Marines bien particulière, l'Alpha Legion dirigé par le primarque Alpharius Omegon, où les membres se ressemblent tous tels des jumeaux. Sauf que la légion se comporte bizarrement, et cache bien des secrets... des secrets qui découvert par quelques individus dont l'humain John Grammaticus vétéran des guerres de Terra pourraient mettre en péril l'Impérium...

Comme Le Retour des Anges, Légion fait le choix de nous projeter dans une temporalité loin de l'Hérésie d'Horus, en plein cœur de la Croisade. Et cette fois-ci c'est justifié sa place dans la saga, tant le contexte est étroitement lié à la série et qu'on baigne du début à la fin d'Astarté et de bolter. Dan Abnett nous propose surtout de suivre pour la première fois l'armée impériale qui est composée d'humains lambda, d'individus ordinaires plongé dans un conflit extraordinaire où ils savent bien qu'ils sont de minuscules pions dans un jeu politique qui les dépassent . On y suit aussi de plus prés les opérations militaires dans ce qu'il y a de plus prosaïque, avant l'intervention de malabars génétiquement modifié, montrant que le théâtre guerrier ne change guère malgré les avancées futuristes. La présence humaine est davantage renforcée par le personnage étonnant de John Grammaticus qui s'avère avoir un curieux pouvoir qui s'il le rend résistant aux coups du sort ne lui fait pas du bien, introduisant le concept des Perpétuels. Autre nouveauté que nous révèle Dan Abnett, est l'arrivée d''autres acteurs majeurs, la Cabale, une société secrète dédiée à la lutte contre le Chaos et qui a bien des intérêts dans les affaires de Nurth.

Parlons enfin de l'Alpha Legion. Elle est bien plus singulière que les Dark Angels ! Une organisation vêtue de couleurs sombres et à l'emblème de l'hydre de Lerne dont le mot mystère est le maître mot, excellant dans l'espionnage et le subterfuge et dont les membres sont tous pareils avec comme phrase qu'ils répéte en nom de code : Je suis Alpharius. Alpharius lui-même qu'on n'arrive jamais à distinguer de lui où de ses confrères tant son apparence physique est la même est un être bien sombre et taciturne, économisant ses mots et qui se voile de mystères comme toujours. Jusqu'à la fin du bouquin on ne saura jamais les vraies intentions de l'Alpha Legion, plongeant davantage le lecteur dans une atmosphère trouble.

Concernant la Cabale, je dois dire que je sens comme incongrue sa présence dans le futur cataclysme, et le coté ' complotiste" qui en émane de ce groupe qui semble savoir tout à l'avance m'a paru bien exagérée. Ses membres sont certes intéressants mais me paraissent anecdotiques pour l'instant. John Grammaticus qui est concerné est toutefois le plus notable des personnages, homme rongé par ses dons qui semblent plus êtres des cauchemars que des pouvoirs et qui rêve de mourir mais veut se battre pour l'Impérium et pas seulement pour la gloire. Et je pourrais parler des mortels concerné comme le commandant qui est un vrai dur mais repère vite les choses louches de la mission.

L'ambiance énigmatique lié à la mission de Nurth qui s'avère plus compliquée qu'il n'y parait rend confus le lecteur et qu'à chaque scène nos convictions sont remis en question sans qu'on ait la moindre réponse. Les scènes de combats sont toujours dynamique avec même quelques monstres au passage qui rend le tout épique.

C'est certes bien meilleur que le volet de Mitchel Scanlon mais Légion ne risque pas d'être mon préféré pour plusieurs raisons : toujours l'écriture avare et revêche d'Abnett qui me perturbe toujours, la légion d'Alpharius qui m'intrigue pas des masse et ce malgré les implications qu'elle y engendre, tout le rôle de la Cabale que j'ai trouvé bien perchée et le fait qu'on se désintéresse vite, à mon grand regret, du ressenti des soldats humains concerné dans les batailles alors que cela aurait apporté plus d'exposition sur des aspects de la Croisade pour les jeux d'influences de Space Marines et de la Cabale. Légion n'est hélas pas aussi splendide que je ne l'aurais espéré mais ne reste pas mauvais, nous faisant explorer le terrain durant la Croisade avec un primarque et ses hommes de main étranges et le personnage important par la suite qu'est John Grammaticus. Avec le huitième tome qui suit de Graham McNeil sur Mechanicum, j'ose espérer que la qualité se relève !
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fnitter
  12 janvier 2021
Warhammer 40.000 - Imperial Guard, tome 2 : Shadowsword de Haley Guy
Après le Baneblade, un autre char super-lourd sur une autre planète pour une autre mission. Mais on garde l’équipage du premier tome.



On retrouve l’atmosphère de l’opus précédent. Et sincèrement, je préfère la garde impériale (des hommes) aux Surhommes Space Marine, toujours un peu trop dévots et faussement parfaits à mon avis.

Bon dans ce volume, on a la totale, du garde, du space marine, du char, du titan, du chaos et leurs astartes et machines renégats. Manquait plus que les ET (mais on les a eus dans le premier tome).



Moins immersif que Baneblade, mais les recettes sont désormais éprouvées et efficaces, et cela fonctionne. Une bonne lecture dans l’univers Wh40k. Guy Haley, un auteur à suivre pour cette licence.
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Slava
  06 janvier 2021
L'Hérésie d'Horus 06 - Le Retour des Anges : Loyauté et Honneur de Mitchel Scanlon
Jusque-là, le cycle de l'Hérésie d'Horus était impeccable, les récits épiques et touffus du début d'une gigantesque guerre galactique qui sème le désordre dans l'Impérium sous l'impulsion goguenard des maléfiques dieux du Chaos nous époustouflant dans leur vigueur des histoires, du choc des combats et des personnages à la psychologie complexe. Mais dans toute bonne série, il faut bien hélas un ou plusieurs épisodes qui soient bien en dessous de la qualité générale et qui déçoivent. Eh bien c'est le cas avec le sixième tome de la saga, Le Retour des Anges de Mitchel Scanlon. J'ai vite appréhendée sa lecture lisant les avis de ce volet que tous considèrent comme un des plus mauvais de l'épopée. Mais on n'arrête pas la curiosité... alors qu'en est-il vraiment ? On va voir vite cela !

Quelque part dans la galaxie se trouve la planète Caliban, une planète très hospitalière avec ses denses forêts peuplés de créatures sauvages et féroces aux formes très étranges. Les habitants sont rares, vivant comme dans le Moyen-Age se terrant dans des donjons et craignant la faune hostile. Cependant se distingue un groupe de la populace, l'Ordre, des guerriers sans peur dirigé par le valeureux Luther qui protègent les civils de toute attaque et part régulièrement chasser et éteindre les sales bêtes. L'Ordre est reconnu de tous et beaucoup veulent y intégrer pour la gloire mais aussi par héroisme. C'est le cas de notre héros, le jeune Zahariel, garçon ambitieux mais doutant souvent de lui-même qui parvient à entrer non sans peine dans l'Ordre. Il y fait ses faits d'armes et tisse des liens notamment avec les chevaliers et notamment un qui est particulier, le protégé de Luther recueilli par ce dernier après avoir vécu toute sa vie dans la forêt, un meneur-né voulant changer la vie de la planète et parlant souvent d'étranges contes d'un empereur régnant dans les étoiles et de anges muni d'une arme pulvérisant des ennemis d'un simple tir : Lion'El Johnson... Bien que les exploits de l'Ordre et des révolutions de Lion'El Johnson sont considérables, on a du mal à prendre au sérieux les propos de ce titan blond... jusqu'au jour ou lors d'une chasse, les chevaliers voient descendre du ciel les fameux anges et là Caliban et ses enfants vont être bousculés à jamais...

Exit les psychopathes dévoués à l'art et aux plaisirs du sens de Fulgrim, nous voilà suivant les futurs Dark Angels menés par leur primarque Lion'El Johnson un des légions de Space Marines les plus loyalistes et fidèles aux devoirs de l'Empereur et de l'Impérium. Car oui le blondin est bel et bien un des fils de l'Empereur et on se doute vite, même quand on est un novice de Warhammer 40000, vu l'allure de géant du bien-nommé et sa noblesse d'âme. Mais ce qui distingue le plus de ce tome que nous dédie Mitchel Scanlon, est qu'il faut attendre le dernier quart du livre pour qu'on soit dans l'atmosphère space-opera de la franchise. En effet, les deux tiers de l'ouvrage se retracent dans la féodale Caliban et on se croit à lire une histoire de fantasy traditionnelle avec ses chevaliers en armures partant quêter les horribles bêtes bien qu'ici leurs épées sont des tronçonneuses. On découvre la vie singulière des habitants de Caliban qui se rapprochent au Moyen-Age classique mais surtout de l'Ordre, une Table-Ronde futuriste avec un Roi Arthur bien spécial qui aurait supplanté au trône un Merlin sans pouvoir magie mais faisant son rôle de conseiller bien que grignoté peu à peu par une sourde jalousie. Effectivement, on ne peut qu'être que dérouté devant ce changement total de ton et décor qui correspond loin aux précédents tomes, d'autant plus qu'ils se situent bien avant la Croisade et l'Hérésie d'Horus ce qui sans doute contribue à sa dépréciation. Il est clair que pour moi j'ai été bien perdu sur ce sujet, ce tome-là pour moi correspond mal à sa place, il aurait pu être placé avant le cycle mais son attribution dedans m'est clairement mal fait, ce qui contribue à ce désaccord.

Les anges seront bien sûr ceux qui descendent du ciel, nous ramenant vite à notre cadre habituel mais surtout aux Dark Angels dont on voit la naissance, les Space Marines les plus taciturnes et mystérieux de la franchise. On voit aussi le changement de civilisation, passant rapidement d'un stade féodale à très avancé en quelques semaines, avec certes l'amélioration de vie mais surtout la pertes des traditions qui l'accrochait encore, et surtout les guerres animant la galaxie effleurent tout juste la planète, qui voit ses meilleurs fils dont on tragique le corps de manipulations scientifiques sans état d'âmes, partir combattre loin de chez elle... une légère de la colonisation en tout genre et de ses effets se voulant être civilisationnel mais engendrant bien des dégâts ? Dégâts qu'on ne voit que pointer leur bout de leur nez... on voit venir, avec en plus les tensions entre Luther et Lion'El Johnson, les futures ravages qui accableront la légion mais aussi Caliban pour tout ceux qui connaissent bien le lore.

L'univers médiéval est pour autant intéressant avec ses coutumes mais on manque hélas de précision sur l'organisation politique et du mode de vie général, ce qui m'aurait aidé à bien plus ancrer dans cette intrigante planète au nom shakespearien (pour ceux qui n'ont pas la référence, lisez La Tempête ou un personnage bien étonnant y est nommé) et on s'y ennuie vite avec les répétitions des quêtes d'exterminations de créatures. Pareil que pour l'avènement de l'Impérium sur Caliban, c'est vite survolé comme ses apports ou défauts sur la planète, un manque de background qui me désole bien.

Qu'en est-il des personnages ? Eh bien ils sont légèrement creux, ne brillant que pour leurs exploits guerriers, on est loin des caractères fouillés des membres du Mournival où encore des détraqués perfectionnistes à l'âme d'artiste des Emperor Children qui nous impressionnaient. Zahariel se hisse tout haut cependant, ce protagoniste commençant la rude initiation de l'Ordre à dix ans avec ses peurs et doutes enfantines, sa compassion et amitié avec Lion'El Johnson, cette envie d'explorer Caliban et au-delà et de faire taire ses craintes constantes d'échouer le rend très intéressant tout comme le mystère entourant le primarque taciturne, le révolutionnaire déterminé à améliorer le sort de ses compagnons mais ayant une part sombre dans sa fibre intérieur et n'ayant aucun scrupule dans ses décisions militaires parfois discutables. Et de Luther, le glorieux chef jadis de l'Ordre qui veille du primarque comme un père, un leader sévère mais juste mais dont la rancoeur d'être sous l'ombre de son protégé l'écorne...

Les scènes d'actions sont certes bien animées avec leur côté chevaleresque mais qu'elles sont répétitives ! De la redondance en permanence à ce qu'en pesant ! Et même lors des combats spatiaux, elles sont tout aussi lourdes et insipides au surcroit !

Même l'écriture n'y sauve pas : elle n'est pas médiocre heureusement mais c'est fade, d'une fadeur digne des endives. Pas de charme, pas d'énergie dedans et ce malgré le prometteur prologue qui était tout fluide... A ce côté terne vient s'ajouter une lenteur irritante au possible où avec sa répétition à outrance, l'auteur ralentit souvent l'histoire pour notre déplaisir. Je n'aime pas l'écriture de Dan Abnett mais au moins il a le mérite de nous emmener avec passion dans ces chansons de gestes galactiques avec plein de panache, pas comme Mitchel Scanlon dont on voit bien qu'il n'est pas apte à écrire ce genre de chose, étant d'habitude auteurs de comics...

Que conclure donc ? Il n'est pas hideux ce tome-là comme beaucoup le disent,. L'évolution de Zahariel dans l'Ordre, le folklore de Caliban ainsi que les premiers accomplissements du primarque Johnson sont très sympathiques à suivre mais concrètement il n'a pas le souffle fabuleux et grandiloquent de la saga. Il peut convenir à ceux qui veulent en savoir plus sur la légion mais pour moi, ça n'accroche guère et ce malgré ses qualités. Il est clair que mon impression vient qu'après avoir été bluffée et transportée dans les tragédies du Mournival et du début du conflit dans les trois premiers tomes, ainsi que le huit clos de l'Eisenstein du quatrième et surtout de la géniale décadence baroque de Fulgrim que je considère avec quelque exagération comme un chef d'oeuvre, là ce récit obscur et quelque peu languissant avec ces personnages guère bâtis psychologiquement et les aventures s'y déroulant lassants. J'aime aussi quand il y a un peu de lenteur et d'introspection mais pas... ça surtout quand c'est fade. Bien tenté mais pas pour moi. Espérons que les prochains tomes seront plus exaltants et plus travaillés que ce fastidieux volet !
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