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adrock
  13 octobre 2019
La Forteresse Noire de Darius Hinks
Ce roman est tiré du jeu Games Workshop du même nom et ne prend même pas la peine de refaire le point sur l'origine de cette histoire de Blackstone Fortress, il faudra lire le livret de jeu pour ça. Le jeu en lui même ne raconte pas grand chose, faut espérer que le bouquin nous en apprenne plus sur ces énigmatiques forteresses noires.



Une forteresse noire, gigantesque vaisseau/bastion d'origine inconnue, est apparue aux confins de la galaxie, attirant tous les chasseurs de trésors de l'univers comme des mouches. Janus Draik, un aristo dandy, ne rêve pas de richesses mais plutôt de percer les mystères mystérieux de cet OVNI pour restaurer la gloire de sa famille. Après avoir rassemblé un équipage de misfits (2 fanatiques religieux, un Chewbacca cannibale, une Han Solo...), il se lance dans l'exploration de ce "vaisseau de l'au-delà"...



La trame principale sent le déjà vu à plein nez, à mi-chemin entre Star Wars et Event Horizon, mais est tout de même efficace grâce à une belle collection de personnages sympathiques et bien barrés, dont on découvre le passé et les motivations au fil du bouquin. Comme dans Shadespire : La Cité Miroir, l'environnement dans lequel se déroule l'histoire est totalement chelou, et on s'y perd parfois. Le livre est finalement très pauvre en révélations sur la Forteresse en elle-même, mais les péripéties de Draik réussissent à nous le faire oublier.



"La Forteresse Noire" est un agréable one-shot plein d'action, un peu brouillon par moment mais bien ficelé, et qui ne nécessite aucune connaissance particulière de l'univers 40k.
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adrock
  13 octobre 2019
Shadespire: la cité miroir de Reynolds Josh
C'est le premier roman de l'univers Age of Sigmar que je lis, et je n'en attendais pas grand chose car j'ai malheureusement lu les livres du jeu décrivant le background, qui sont archi-nuls. Mal écrits, brouillons, incompréhensibles, pompeux, risibles... le fluff du jeu est globalement du niveau d'un mauvais roman jeunesse de Fantasy.



Shadespire : La Cité Miroir suit deux héros. D'un côté, Reynar, ex-soldat et pillard, venu dans la cité maudite pour trouver suffisamment de trésors pour s'assurer un avenir peinard les doigts de pied en éventail. De l'autre, Ysengrin, un rageux de Khorne qui a reçu en rêve l'ordre divin de tuer ce Reynar qu'il ne connait pas. Comme il a le Q.I. d'une enclume et qu'il a de gros problèmes d'anger management, Ysengrin accepte sans se poser de questions.

Chacun va découvrir la cité de son côté, et chacun va rejoindre un des camps opposés qui s'affrontent au cœur de la ville maudite. Manipulation, bagarre et trahisons sont au programme !



La première moitié du bouquin est très agréable à suivre. Reynolds décrit avec efficacité l'étrangeté et la morosité qui règnent dans la ville maudite. Reynar est un personnage intéressant, son cynisme et son humour contrastent bien avec la rigidité "balai dans le cul" des Stormcasts.

Ysengrin est drôle aussi, un peu involontairement, par son envie de résoudre toutes les situations ou les dialogues par la violence ("Nagash ? Je le tuerais de mes mains s'il était devant moi !", "Les Katophranes ? Je les tuerais de mes mains s'ils étaient devant moi !", "Le Veilleur ? Je le tuerais de mes mains s'il était devant moi !"...).

C'est fun, intrigant et avec une chouette ambiance, tous les voyants sont au vert pour passer un bon moment.



Et puis tout s'écroule malheureusement dans la seconde moitié. Le fan service s'invite pour faire du remplissage au cours de quelques chapitres bien inutiles (chapitre "bagarre contre les orruks", chapitre "bagarre contre les skavens"...). On comprend vite que tous les mystères exposés ne trouveront aucune réponse dans ce livre. Les dernières pages sont bâclées et brouillonnes, à l'image de l'arc narratif d'Ysengrin qui fini en queue de poisson. L'auteur reste très très très évasif sur les vraies révélations scénaristiques qu'on attendait (tout ce qui tourne autour de l'énigmatique Zuvass), histoire de te vendre un éventuel tome 2.



Ça tombe à plat malgré un bon départ. C'est donc une semi-réussite, ou un semi-foirage selon le point de vue. Ni bon, ni mauvais, mérite tout de même d'y jeter un œil.
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nebalfr
  23 septembre 2019
La chute de Damnos de Kyme/Nick
Eh oui : de temps en temps, un petit (…) roman Warhammer 40,000. D’autant que j’ai enfin succombé, me mettant au jeu de figurines après avoir tourné autour pendant… 25 ans ?







Et j’ai commencé avec une faction qui m’a toujours intrigué : les Nécrons. Ces Xenos ont une identité visuelle forte, avec un trip égyptien zombiesque sur-perverti au vert fluo, mais ils sont en même temps symptomatiques des excellentes idées fluff que le jeu de Games Workshop s’autorise plus qu’à son tour, et qui contribuent pour une part essentielle à sa démesure gothique et plus généralement à son attrait. Vus de loin, les Nécrons ne sont guère qu’une adaptation « SF » de l’archétype plus ouvertement fantasy de l’armée de morts-vivants, avec des nécromanciens mégalomanes à leur tête – et les robots tueurs de Terminator ont clairement contribué à leur définition graphique, ça saute aux yeux, mais aussi « philosophique ». Games Workshop pompe, c’est un fait – mais, dans le meilleur des cas, et finalement assez souvent, Games Workshop va au-delà, digère, redéfinit, brode, approfondit, et aboutit à quelque chose de singulier, évocateur, et très enthousiasmant – au-delà de la seule proposition esthétique forte.







Tout spécialement, en ce qui me concerne, quand on s’éloigne des figures centrales de cet univers : les Space Marines d’une part, le Chaos de l’autre. Les Xenos ont toujours eu ma préférence. Mais ils n’ont clairement pas la part belle dans les publications de Black Library, dont le point de vue est le plus souvent, voire presque systématiquement, celui de l’Imperium de l’Humanité, à quelques exceptions chaotiques près mais au fond essentiellement liées. Le présent roman ne déroge pas. Mais ils sont en outre très rares, ceux qui accordent un rôle d’importance aux Nécrons… Celui-ci venant tout juste d’être réédité en français, je me suis dit que je pouvais tenter l’expérience – histoire de.







La Chute de Damnos est un roman de Nick Kyme – un auteur dont je n’avais jamais entendu parler sauf erreur, qui a pas mal de publications Black Library à son actif. Hélas, ça n’est clairement pas un des meilleurs écrivains de la bande, hein : c’est rapidement une triste évidence…







Le roman, par ailleurs, a un positionnement éditorial un peu étrange : initialement, à ce que j’ai cru comprendre, il avait été publié dans une série consacrée aux grandes batailles livrées par l’Adeptus Astartes – et, de fait, la (double…) bataille de Damnos est peut-être bien la plus célèbre à avoir opposé les Space Marines, la IIe Compagnie des Ultramarines plus précisément, aux Nécrons. Mais la présente réédition ne met pas en avant ce contexte éditorial initial, préférant mettre l’accent sur un des personnages du roman (et du jeu, pour le coup), le Capitaine de la IIe, Cato Sicarius – le livre est présenté comme étant « un roman de Sicarius », et il y en a semble-t-il eu quelques autres. Le légendaire Space Marine n’est pourtant qu’un personnage parmi d’autres dans cette affaire, et il est très loin d’y occuper le devant de la scène. Bon…







L’histoire… est à peu près aussi étique que vous pouvez le supposer. Damnos est un monde de l’Imperium de l’Humanité parmi des milliards d’autres, et rien ne le distingue vraiment : un climat froid, une économie essentiellement tournée vers la prospection minière, un gouverneur corrompu et veule comme il se doit.







Hélas, à creuser trop profondément, on peut réveiller des choses endormies depuis des millions d’années… De fait, Damnos, au grand dam de ses habitants humains qui n’en avaient pas la moindre idée, s’avère être un monde-nécropole : un coup de pioche de trop, et les tombeaux des Nécrons s’activent… Les Canopteks artificiels gèrent l’urgence le temps que le processus de réanimation opère, et font déjà bien des dégâts – mais quand leurs maîtres s’éveillent enfin, la présence impériale sur Damnos est pour ainsi dire condamnée. Bientôt, des légions innombrables de guerriers mécanoïdes partent à l’assaut des centres industriels et urbains, bien décidés à reprendre ce qu’ils considèrent comme étant leur – et des millions d’humains, mineurs comme soldats, périssent en un laps de temps très restreint.







Tout. Est. Foutu.







Mais non, voyons ! Par chance, la IIe Compagnie des Ultramarines « passait par-là »... Les forces de l’Adeptus Astartes débarquent sur Damnos, et entreprennent de repousser « l’envahisseur » (euh…). À leur tête, le légendaire Capitaine Cato Sicarius – enfin, plus ou moins à leur tête, car, comme d’hab’, la Compagnie sinon le Chapitre est en proie aux magouilles de la politique politicienne la plus mesquine, et si la moitié des effectifs de la IIe révère Sicarius comme un héros, l’autre moitié… ne l’aime pas (tout cela est parfaitement artificiel et d’un ennui mortel). Ceci étant, Sicarius n’est pas la seule star des Ultramarines dans cette affaire : notamment, l’archiviste Tigurius, un des plus puissants psykers impériaux, est également de la partie.







Et… bien d’autres. Beaucoup d’autres. Trop. À vrai dire, c’est un des problèmes majeurs de ce roman : Nick Kyme multiplie les points de vue, mais ses personnages sont tous tellement fades et interchangeables qu’il est difficile, non seulement de s’y attacher, mais tout bonnement de comprendre quoi que ce soit à ce qui se passe au juste.







Si ce n’est qu’il y a de la baston. Beaucoup de baston. À peu près que de ça, en fait. Certes, dans ce sombre futur, « il n’y a que la guerre » : c’est la note d’intention, on la connaît, on devra bien faire avec. Certains auteurs de la Black Library s’en tirent honorablement à cet égard, comme Dan Abnett, je suppose, qui est probablement le plus connu – mais justement : même si je n’ai pas plus que ça apprécié les deux romans des « Fantômes de Gaunt » que j’avais chroniqués sur ce blog, on pouvait au moins lui reconnaître qu’il savait concocter quelques scènes d’actions sympa, et donner de la chair et de l’âme à ses personnages de troufions – sur un mode très classique de « band of brothers », mais bon : ça fonctionnait. Ici, pas le moins du monde, hélas…







D’autant que l’action est mollassonne, répétitive, et plombée par des flashbacks parfaitement inutiles et que rien ne justifie de baston dans la baston.







Par ailleurs, les « stars » du roman ne sont pas beaucoup mieux loties que les Astartes de second ordre qui monopolisent l’essentiel des points de vue : le héros Sicarius n’est pas exactement un fin stratège, on va dire… Et c’est ballot, quand le Chapitre des Ultramarines est supposé se distinguer des autres par sa hauteur de vue tactique. Le plan le plus « malin » du bonhomme, c’est quand même de s’attaquer tout seul à un Monolithe nécron, hein… « Courage et honneur », tout ça…







En même temps, par accident peut-être, ou pas, ce traitement assez foireux des personnages des Space Marines a une heureuse contrepartie – qui est qu’ils ne sont vraiment pas sympathiques. Les « Anges de la Mort » n’ont certes plus grand-chose d’humain, à ce stade, mais ils en témoignent au-delà de leurs seules prouesses martiales – en méprisant profondément les humains de Damnos, qui, plus d’un en vient à le penser, ne méritent pas qu’on meure pour eux… Et si les plans des Schtroumpfs-marines doivent avoir pour conséquence d’envoyer cette piétaille se faire massacrer pour leur ouvrir le passage, eh bien, c’est dans l’ordre des choses, non ?







Bien sûr, parmi les Astartes interchangeables qui nous servent (mal) de personnages points de vue, plusieurs sont bien obligés d’admettre que leur sentiment à cet égard n’était pas très charitable, disons – et, du point de vue du lecteur, non seulement le lieutenant des Forces de Défense Planétaire Adanar Sonne, mais probablement plus encore les vaillants prolos Jynn Evvers, foreuse amenée à prendre la tête d’un groupe de partisans, ou Falka Kolpeck, ouvrier conscrit qui crève de trouille et n’en est que plus courageux, sont les vrais héros de cette histoire (et du coup les seuls dont j'ai retenu les noms). Ce qui n’a au fond rien d’étonnant, mais, oui, je suis tenté (charitablement, pour le coup…), de mettre cette dichotomie au crédit du roman.







Vaguement.







Insuffisamment...







Ce qui aurait pu, peut-être pas sauver le roman, mais le rendre du moins un peu plus intéressant, c’est le point de vue d’en face – celui des Nécrons. Il est largement minoritaire dans le roman, mais il intervient quelquefois – et ce sont souvent, en ce qui me concerne, les passages les plus (relativement) réussis de l'ensemble. D’autant que Nick Kyme a su, pour le coup, identifier un aspect très amusant du lore de ces Xenos pas comme les autres, au-delà de la seule image des légions innombrables qui avancent implacablement, et refusent de crever – à savoir que l’élite des Nécrons est complètement dingue. Leur stase de plusieurs dizaines de millions d’années a connu des ratés et produit des effets secondaires, sur Damnos comme ailleurs : les lords ne sont pas seulement des anachronismes faits chair (enfin, métal organique...), ils ont pété bien des câbles bien au-delà – et si le Cryptek fourbe est passablement convenu, que tel seigneur succombe à la folie nihiliste du Destroyer et tel autre à la très sordide et grotesque malédiction du Dépeceur, c’est peut-être un peu artificiel, mais ça aurait pu être intéressant.







Hélas, Nick Kyme, sur la base de ce seul roman en tout cas, est un trop mauvais écrivain pour en tirer vraiment parti. On pourrait s'accommoder d'un style sans surprise défaillant, mais l'auteur ne remplit même pas vraiment son office, en ce qui me concerne, qui devrait être de mettre en scène une bataille vraiment terrible. Le titre du roman est pourtant éloquent : la bataille de Damnos, pour les Ultramarines, est supposée être une colossale branlée. L’amateur du lore nécron ou ultramarine sait probablement, avant même d’entamer le roman, qu’en l’espèce les Bleus de la Marine vont perdre cette bataille – et que Sicarius va très mal le vivre, rongeant son frein et ruminant sa honte pendant plusieurs décennies, avant de trouver à revenir sur Damnos pour purger bien tardivement la planète de la présence des Nécrons. Ici, Nick Kyme foire complètement son coup : sûr, il met en scène la mort d’un paquet de personnages… mais comme ils sont tous interchangeables, eh bien, on s’en tape un peu, quoi. Et si tel ou tel Space Marine, ici ou là, a bien malgré lui des paroles morbides voire carrément défaitistes (bouh ! bouh ! pas bien !), on n’a jamais vraiment l’impression que les Ultramarines (et leurs grouillots humains) sont bel et bien en train de perdre. La focale sur les gestes héroïques, très mal gérée à force de triomphes censément inespérés, prohibe ce ressenti, et la fin du roman (spoilée par la quatrième de couv’, au passage) est tellement foireuse à cet égard que cela relève de la performance…







Bon, le bilan ne fait guère de doute, à ce stade : La Chute de Damnos est un mauvais roman, de manière générale comme en fonction des critères de la licence. Et je le regrette d’autant plus que j’aurais vraiment apprécié de voir les Nécrons briller dans un bouquin de la Black Library…
Lien : http://nebalestuncon.over-bl..
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