AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
>

Critique de Brooklyn_by_the_sea


Rendez-vous manqué dans la Grosse Pomme.
New York, 1970. Shawn Pepperdine, 19 ans, se fait embaucher comme homme à tout faire au Dakota Building, afin d'échapper à la violence de Harlem. Ce faisant, il réalise le grand écart entre son quartier d'origine, extrêmement pauvre et abandonné par les pouvoirs publics, et l'Upper West Side de Manhattan, élitiste et richissime. Shawn va peu à peu grimper les échelons au sein de l'équipe d'intendance de l'immeuble, au service de ses occupants capricieux et souvent méprisants. On le suit pendant dix ans, tout comme on suit la vie de quelques uns des habitants (un psychiatre, une éditrice, un publiciste, une héritière, un professeur... et Lauren Bacall, et John Lennon, et Leonard Bernstein...), et tout comme on suit la vie de la cité pendant cette décennie.
Et qu'est ce que je me suis ennuyée dans cette gentille chronique ! Je l'ai trouvée trop aseptisée, là où j'attendais de l'émotion et du mouvement.
D'abord, les personnages sont mal définis (j'ai eu du mal à me souvenir de qui était qui) et peu attachants. Ensuite, l'auteur coche tous les événements survenus à New York pendant les 70's, tous les effets de mode, toutes les nouveautés culturelles, tous les courants musicaux : rien n'est oublié, tout est énuméré mais sans ressenti -autant lire une page de Wikipédia. Enfin, les incohérences m'ont agacée : par exemple, comment expliquer que dans un immeuble de 9 étages, Rudolf Noureev puisse habiter au 15e ? Pour ajouter à ma déception, je n'ai pas adhéré au style d'Ariane Bois, je l'ai trouvé plat et décousu. Néanmoins, j'ai pu apprendre 2 ou 3 choses sur le Dakota Building, et j'ai apprécié les descriptions de l'ambiance new yorkaise, surtout les soirs d'orages.
Mais ça reste trop policé pour moi. Mieux vaut se (re)plonger dans "Taxi Driver" ou "A la recherche de Mr. Goodbar" pour retrouver l'atmosphère de cette époque.
Commenter  J’apprécie          262



Ont apprécié cette critique (24)voir plus




{* *}