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Critique de echosdemots


echosdemots
  30 octobre 2018
POURQUOI ON PEUT PAS METTRE ZERO ETOILE?^^

En temps normal, je ne chronique pas les livres que j'ai détesté et, si je suis obligée de le faire, j'essaie quand même d'expliquer ce qu'il y a de positif dans le livre (tout en restant honnête, bien sûr).
Aujourd'hui je vais vous parler d'un livre que j'ai vraiment, vraiment, VRAIMENT détesté. Je ne vais m'imposer aucune limite dans mon honnêteté, et ça va piquer.
Ce qui me rassure, c'est que l'auteure a un succès monstre (enfin ça me rassure... Non, ça m'inquiète en vrai. M'enfin.) et que je ne vais donc pas tacler une petite auteure qui tente de se faire sa place.

Bref... Allons-y gaiement.

Donc l'auteure n'est autre que Audrey Carlan, qui a connu un succès monstrueux avec ses Calendar Girls. Je n'ai lu aucun tome donc je ne jugerai pas cette série... Mais autant vous dire que je ne m'en approcherai JAMAIS sauf si je suis habillée d'une combinaison anti-radiations.


Comme je suis quand même vachement sympa, je vais parler du positif avant de lancer les hostilités. Attention, ça va être rapide : J'ai aimé le fait que le narrateur soit l'homme, pour une fois. Voilà. Attention hein, je n'ai pas aimé le narrateur (Ahahah. Non.) mais la narration de son point de vue sortait un peu du lot.
Le seul vrai point positif dans mon expérience était le format de ma lecture : je suis passée par Audible et j'ai donc découvert cette bouse ce livre sous un format audio. Je tire mon chapeau au lecteur - François Tavares - qui est peut être le seul à avoir (probablement, j'en sais rien, on n'est pas copinous) souffert davantage que moi au cours de cette Ô délicieuse aventure.



Alors, pourquoi ce livre m'a TERRIBLEMENT ÉNERVÉE :

Déjà, si ce n'est pas la preuve que certaines maisons d'édition se foutent complètement de la qualité de leur contenu tant qu'ils peuvent vendre... Je ne sais pas ce qu'il vous faut. Sans parler de toutes les choses qui m'ont agacées au cours de ma lecture, ce livre est surtout d'une médiocrité totale. Voilà pourquoi :

Dire que Internationnal Guys : Paris ne révolutionne pas le genre est le plus gros euphémisme des 3 derniers siècles. La moindre situation, la moindre pensée, la moindre scène « chaude », la moindre réaction, les figures de style employées... TOUT est lu, relu, rerelu et rererelu. Après, c'est assez souvent le cas avec la romance mais la plupart des auteurs trouvent un moyen de se démarquer d'une manière ou d'une autre – par une écriture intelligente, un humour piquant, des personnages marquants ou autres... Ici, Audrey Carlan n'a RIEN à offrir au lecteur. Bref, mon premier point est donc que ce roman est un dégueulis de clichés seulement interrompu par une fin aussi plate que le reste du livre. La femme qui trébuche et le héros mi-homme mi-ninja qui a assez de réflexes pour s'élancer et la rattraper, avant de la serrer contre son corps musclé alors qu'il devient dur et qu'il sent qu'elle est dans le même état même si ça fait 4 secondes qu'ils se connaissent, est un exemple parmi 856332 autres scènes clichées. Merci de votre attention.



Éloignez les féministes les plus engagées ou toute personne ayant un minimum de respect envers la femme... International Guys est un gros molard dans la face de l'indépendance de la femme. Déjà, on le sait à la base puisque l'agence même est composée de trois hommes uniquement là pour aider les femmes... Bon. Si il n'y avait que ça. Pourquoi pas, je ne suis pas contre le délire chevalier servant qui vient sauver sa princessounette – je sais ce que je vaux et ce que valent les femmes pour comprendre que ça appartient à la fiction et, surtout, qu'on a le droit d'aimer ça. C'est quoi alors le problème espèce de chieuse – me demanderez-vous ? Et bien l'auteure (ou l'autrice hein, sortez pas les chiens) nous offre le personnage féminin le plus MOU du monde. Ce n'est pas une femme, c'est un tapis. Et même pas un beau tapis d'Orient hein, non non non, une vieille carpette qui pue la pisse du teckel incontinent de mémé Yvette. Pendant un bon tiers du livre, Audrey Carlan offre à « l'héroïne » le moins de phrase possible et ne fait d'elle qu'une espèce de cruche qui ne parle pas mais qui met 3 secondes à tendre les fesses en arrière en apercevant le héros. Honnêtement, il faut le lire pour comprendre à quel point c'est abusé. Je vous assure. Donc, deuxième énervance (si, si, j'ai l'impression d'être un héros de guerre après m'être farci ce livre donc laissez-moi inventer des mots, je l'ai mérité): Une héroïne de merde.


Côté héros ? Ah ben ce n'est pas beaucoup mieux. Alors OUI, on le sait que les hommes à fort caractère, sûrs d'eux, taquins et un peu pervers sont à la mode dans les romans de ce style et que ça plaît plutôt aux femmes. Perso, j'crache pas sur un bad boy fictif. En vrai j'ai 27 amants qui existent sous forme de papier et on vit tous heureux et épanouis ensemble, merci pour nous. Malheureusement ici, le héros est carrément détestable... Pas le héros détestable qui rencontre l'amour et devient meilleur hein.. Non, non. C'est juste un con. Imbu de sa personne, persuadé que les femmes ne s'en sortiraient pas sans lui et qu'elles sont toutes prêtes à ouvrir les cuisses à la seconde où elles le voient. C'est romantique.
A 3h et quelques d'écoute, je me suis aperçu que les hommes dans ce livre au lieu de dire « les femmes », disent... Vous êtes prêts ? Non parce que moi j'étais pas prête ; je conduisais et j'ai ri si fort que j'ai dépassé la ligne blanche à l'approche d'un virage. C'est à dire qu'en plus de m'avoir volé du temps de ma vie et une bonne poignée de neurones, Audrey Carlan a failli me tuer. Vous croyez que je devrais porter plainte ? Pardon, je m'égare. Donc au lieu de dire « les femmes », ils disent « les poulettes »...
LES.
POULETTES.
Je prie pour que ce soit juste le choix de traduction d'une traductrice dont le cerveau aurait grillé après avoir dû travailler sur ce chef d'oeuvre pendant des jours.
ATTENTION LA C'EST LE MOMENT OU JE ME FÂCHE. Cachez les enfants, les animaux et toute personne âgé qui n'aurait pas mis à jour son pacemaker ces deux derniers mois. Au passage, je vais spoiler, vous êtes prévenus. L'héroïne, suite au décès de son père doit gérer son entreprise. Rapidement, elle se rend compte que l'un des employés harcèle sexuellement les femmes et est même allé jusqu'à en toucher (au moins) une. Là, l'héroïne soutient à fond la victime, lui dit qu'elle ne doit pas avoir honte bla bla. Très bien. Et normal. MAIS A LA FIN... le porc est viré et il y a toute une scène avec le père de ce dernier qui pèse dans les finances de la boîte nanana et qu'entends-je ? Je m'attendais à un « Machine va porter plainte contre votre porc de fils parce qu'on va pas lâcher l'affaire comme ça ». Non non non.
« La victime accepte de ne pas porter plainte contre le groupe ou votre fils tant qu'on la laisse tranquille »
J'en rajoute ? Est-ce bien nécessaire ? Non mais c'est QUOI le message que ça fait passer sérieusement ?


Je terminerais juste par dire qu'à ce qu'il paraît, si on en croit le héros, l'héroïne aurait – au niveau de ce qu'il se passe dans sa culotte – un « goût de miel et de soleil ».



Allez, j'arrête là (mais je pourrais continuer des heures. Bisou.
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