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Critique de Pois0n


Pois0n
  26 novembre 2019
Classique dilemme de fin Novembre : l'envie de lectures de saison sans pour autant taper dans le stock de romances de Noël réservé à Décembre. … C'est donc tout naturellement que mon choix s'est porté sur Snowblind, qui traînait dans ma pile à lire depuis l'an passé.
Nul doute que si je l'avais lu avant mon récent séjour en Forêt Noire, je n'aurais pas regardé l'averse de neige de la même façon... et encore moins été jouer dessous !

C'est ainsi que commence Snowblind : une tempête de neige. Les habitants de Coventry y sont habitués, même si celle-ci s'avère particulièrement violente, dans tous les sens du terme. Il y a la neige, mais pas que... ce que découvriront certains des protagonistes à leurs dépens. Au cours d'une soixantaine de pages haletantes, Christopher Golden nous présente ses personnages. Parfois pas pour très longtemps. Les morts s'accumulent, personne n'est à l'abri. Et l'angoisse fonctionne, en partie parce que l'on ignore ce qui se passe. La plume de l'auteur fait davantage dans la suggestion que le gore, et c'est bien connu, ne pas savoir est pire que voir. le suspense est ainsi diablement efficace.

Passé cette longue introduction, bond temporel. Douze ans plus tard, on découvre qui sont les survivants. Certains ont grandi, d'autres ont pris de la bouteille dans tous les sens du terme, mais tous sont encore traumatisés par ce qu'ils ont vécu. Après un début sur les chapeaux de roues, le récit prend un ton beaucoup plus posé, relevant presque de la tranche de vie. On pourrait regretter que la narration s'attarde autant sur la notion de deuil, la petite vie plus ou moins tranquille de tous ces gens cabossés par leur passé, mais c'est bien fait et bien écrit, alors, difficile de s'en plaindre. le surnaturel revient progressivement, par petites touches plus ou moins discrètes. Certains s'en rendent compte, d'autres pas du tout. Une chose est sûre, si le récit est toujours aussi prenant, il n'est plus effrayant. Peut-être parce que pendant la majorité du roman, il fait « beau » (c'est relatif) et que les protagonistes ne sont pas en danger. Pas encore. Ou que l'on a compris ce qu'il se passe et que l'effet d'angoisse s'en retrouve atténué... Petit à petit, tout se met en place pour une seconde tempête. Reste qu'entre les deux, les trois quarts du récit sont calmes, très calmes. Trop calmes ? Pour un roman d'horreur, sans doute. Ladite tempête se fait ainsi méchamment désirer, jusqu'au grand final. Mais comparée à la première, elle fait pâle figure. La suggestion laisse place à l'action et, si le suspense est toujours là, force est de constater que la peur n'est plus au rendez-vous, malgré des ennemis redoutables. le comble, alors que tout est censé être pire ! Heureusement, le récit s'avère mouvementé et jusqu'à la toute fin, on ignore qui s'en sortira ou non.

Si son côté horrifique s'estompe donc assez vite malgré un début fichtrement réussi, Snowblind demeure avant tout et surtout un bon récit fantastique hivernal. La multiplicité des points de vue empêche de s'y ennuyer et ce, même quand il ne se passe pas grand-chose.

Une chose est sûre, après ça, vous y réfléchirez à deux fois avant de sortir sous la neige...
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