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Citations sur Le plongeur (33)

koalas
koalas   03 janvier 2020
J'ai voulu me commander un autre verre, mais je me suis rappelé que je n'avais plus un clou. J'ai regardé autour de moi. Depuis mon brouillard, j'observais un à un les visages fendus de sourires, ces gens beaux sur lesquels une belle étoile brillait sûrement. J'étais redevenu un ti-cul cassé qui lave de la vaisselle.
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koalas
koalas   02 janvier 2020
- Perds pas le beat, sinon t'es faite. Si ça rushe et que ce n'est pas propre, checke les savons pis le filtre. Rince bien avant d'envoyer le stock dans la machine pis change ton eau souvent. Essaye d'enlever la marde qui tombe dans le dish pit au fur et à mesure, pour ne pas boucher l'évier.
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Alice_
Alice_   14 janvier 2018
Bébert avait un visage rond et des joues charnues de bambin, mais on n'aurait pas osé les lui pincer. Son menton se perdait dans sa gorge large. Il lui manquait une dent et il remplissait sa veste de cuisinier de sa carrure trapue mais solide. Une bedaine commençait à lui pousser. Ses manches retroussées laissaient voir sur ses avant-bras épais deux ou trois tatouages inachevés. Il n'avait pas de toque comme les autres cuisiniers, il portait une casquette des Indians de Cleveland sur ses cheveux rasés à trois. Son pantalon était trop large pour lui, comme celui d'un rappeur. Il devait avoir vingt-quatre ou vingt-cinq ans à l'époque, pas plus, mais il me donnait l'impression d'être plus vieux que cela.
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Neneve
Neneve   09 novembre 2016
La gratte éclaire de son gyrophare la façade
blanchie des immeubles. Elle avance lentement sur
Hochelaga en tassant la neige devant elle. On arrive
enfin à la dépasser et on tourne dans une petite rue mal
éclairée. Le ciel est encore bas, sombre et cotonneux. La
chaleur confortable de l’habitacle m’endort presque.
On entend la voix du répartiteur au Cb, mais à peine.
Mohammed baisse le son dès qu’on monte dans sa Sonata
noire.
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Deej1223
Deej1223   06 juin 2019
Il était partout en même temps, tight pis toute, une vraie machine. Mais en fin de veillée, des fois, il se transformait en monstre. Je l’ai déjà vu se faire deux grosses barres de même, sur le comptoir à côté des pompes à bières. Il les a sniffées d’une shot pis il s’est mis à dégueuler dans le lavabo de service, devant des clients qui finissaient leurs digestifs. Il s’est rincé la gueule avec du Jack comme si c’était du Listerine pis il est allé porter des factures à une table comme si de rien n’était.
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cornelia-online
cornelia-online   29 octobre 2018
Le bar, style Foufounes électriques en moins punkeux, était vaste, sombre et enfumé, et puait la vieille bière séchée par terre. Ca grouillait de gens début vingtaine. Le décor, le mobilier, tout avait l’air abîmé par des années de party. On marchait dans le sillage que Greg créait dans la masse compacte des clients.
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Deej1223
Deej1223   06 juin 2019
J’avais l’impression d’être enveloppé dans un acouphène, coupé du reste du monde, aspiré dans une orbite au fond de la nuit. Je n’aurais pas pu me lever de la table pour aller aider ma mère mourante à dix mètres de moi. Toutes mes facultés ou presque étaient engourdies, comme anesthésiées. J’ai misé en deçà de toute volonté, maintenu en place sur une chaise par le frisson de milliards d’aiguilles le long de mon épine dorsale. Il y avait les mises, ma main, le tapis vert.
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Sovane
Sovane   13 mars 2019
Mon jeton a été balayé par la croupier. J'avais l'impression d'être enveloppé dans un acouphène, coupé du reste du monde, aspiré dans une orbite au fond de la nuit. Je n'aurais pas pu me lever de la table pour aller aider ma mère mourante à 10 mètres de moi. Toutes me facultés ou presque étaient engourdies, comme anesthésiées. j'ai misé en deçà de toute volonté, maintenu en place sur ma chaise par le frisson de milliards d'aiguilles le long de mon épine dorsale. Il y avait les mises, ma main, le tapis vert. Il y avait le lent fonctionnement silencieux du cosmos, les nébuleuses du hasard et le temps qui s'effondrait sur lui-même sans fin. (pp. 476-477)
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sweetie
sweetie   31 janvier 2019
Sur le stage, une blonde aux seins refaits glissait le long du poteau, la tête en bas, ses cheveux bouclés ondulant comme des algues, les jambes raides comme les branches d'un compas qui tracerait les paraboles d'un calcul absurde.
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cornelia-online
cornelia-online   29 octobre 2018
Le taxi filait vers le nord, passant parfois trois feux verts de suite, la voiture donnant l’impression d’aller sur l’eau, portée par une longue houle au milieu de la ville blanche, endormie sous l’ambre glacé, et je me suis laissé somnoler, en route vers le bout de rien du tout, de rien du tout.
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