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Critique de Harioutz


Harioutz
  21 avril 2020
Quel plaisir cette lecture ! Quelle fraicheur, quelle énergie, et surtout, quel humour !
Et pourtant, je le reconnais, le titre seul ne m'aurait pas attirée sur un présentoir, et n'ayant encore rien lu de l'auteure, je serais sans doute passée à côté de cette pépite …. Je m'inflige, pour cette raison, une punition à copier 100 fois : il ne faut pas accorder trop d'importance au titre, et, au contraire, il faut laisser une chance au contenu !

Donc, un très grand merci à Elsa Levy grâce à laquelle j'ai découvert, sous la forme numérique, « Johnny a tué mon père », que je m'empresserai d'acheter sous la forme papier (odeur de l'encre, quand tu nous tiens), une fois mes deux libraires préférées « déconfinées » [Carine et Stéphanie, je vous embrasse - ah non, zut, fichu Covid, je forme pour vous un coeur avec mes mains rapprochées-, vous aussi vous me manquez !].

Car je souhaite offrir ce roman, et le partager avec mes proches, mes amis, et sans doute avec mes élèves aussi.
Pour moi, une lecture réussie (et tout ce qui est beau et/ou fait plaisir) doit être partagée, elle n'en est que plus agréable … j'aime cette « solidarité littéraire » qui nous amène à de belles découvertes, et c'est aussi pour cela que Babelio m'est si cher !

Mais revenons à nos moutons …. – j'y pense, ils sont contagieux, eux, les moutons ? - Louise, la narratrice, vient de perdre son père, et sa réaction est double … d'un côté, un grand chagrin, une rupture, un abandon, elle a perdu son papa, son repère, son idole … et de l'autre, une jubilation, un soulagement, un cri de joie intérieur à la pensée d'être « enfin libérée » du regard du proviseur sans défaut et dévoué corps et âme à l'Education nationale, ce père intransigeant auquel elle a toujours cherché à plaire (intellectuellement, philosophiquement) et à ne pas heurter.

Ajouté à cela que Bernard Langlois est mort 16 heures après Johnny Hallyday, et vous aurez une vision assez précise de la tempête médiatique nationale venant submerger la tempête intérieure de Louise, qui oscille entre crises de larmes et fous rires.

Vous l'aurez deviné, j'ai adoré ce roman qui parle du deuil de manière libre, même s'il n'est pas « politiquement correct » d'avouer que le départ d'un être cher peut être un soulagement (« Pour moi la vie va commencer ! » clôture « Johnny a tué mon père »).

A titre plus personnel, j'ai reçu, comme une gifle, les reproches que « le proviseur, ex-prof, fait à sa fille, ses attentes démesurées, et sa fâcheuse tendance à faire de la réussite scolaire la base des « bonnes » relations entretenues avec elle.
Je vais devoir relire ces pages, et …. lâcher du lest ! Je vais à nouveau copier 100 fois ...

Pour finir, et cela s'adresse aux très nombreux enseignants et personnels de l'EN qui « arpentent les allées de Babelio », la description de la vie en logement de fonction est savoureuse, et tout à fait réaliste, foi d'ex-logée qui a assisté, médusée un dimanche matin, à une bagarre impliquant les maris de la principale et de la gestionnaire ! Ambiance garantie le lendemain, à l'administration ...

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