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Critique de babounette


babounette
  12 juillet 2019
Trois petits tours - Hélène Machelon - Autofiction - Reçu par l'auteure en format PDF, lu ce 12 juillet 2019.
"Avertissements
Des portraits dépeints, seuls les nôtres,
du père et de la mère sont authentiques.
Les enfants-bulle ou bébés-bulle sont de petits patients
dont les défenses immunitaires sont fortement affaiblies,
voire inexistantes, si bien que pour leur survie, ils sont
placés sous une enveloppe de plastique en atmosphère
totalement stérile".

"Pour toi, Jeanne, mon enfant.
Tu n'étais pas née pour cette vie.
Pour Paul, Capucine et Olivia.
Pour Gilles"

Hôpital Necker, hôpital des enfants malades, service d'immunologie.

Rose, Victoire, Adrien...
Enfants dont le destin n'est pas celui de la plupart des enfants.
Ils sont malades, leur système immunitaire est très fragile, voire inexistant.

J'ai vécu le temps de cette lecture dans la chambre de Rose, dans la tête des parents de Rose, de la pédiatre en chef de ce service si particulier, de Margaux Montagne en
Mademoiselle Lilas Sardine, clown assermenté de l'hôpital, de deux infirmières tellement dévouées à ces petits malades, d'Aline, maman d'Adrien, l'amie de la maman de Rose, amitié née dans les couloirs de ce service d'immunologie, de la secrétaire administrative, peau de vache, de l'aumônier qui n'en peut plus, de Jean-François le thanatopracteur qui prépare les enfants avec tant de douceur, de la grand tante de Paul le papa de Rose.
Au travers de chacune de ces tranches de vie, j'ai côtoyé les pensées de chacun(e), j'ai côtoyé la souffrance, physique et morale, j'ai côtoyé la mort de Rose, et je viens de dire adieu à Rose. Sans mélodrame, mais avec son coeur de maman, Hélène Machelon, nous raconte la lente et douloureuse période entre l'entrée à l'hôpital de Rose et son envol vers un ailleurs sans souffrance. C'est beau, c'est doux, c'est triste, c'est poignant, c'est émouvant. Il n'y a pas de plus grande douleur que celle de perdre son enfant.
Comment appeler des parents ayant perdu un enfant ? Il n'y a pas de mot. le dictionnaire n'en a pas. C'est contre nature.

Rose laisse un message :

"La vue est belle d'ici, elle vaut la peine de prendre de la
hauteur.
Ce vieux couple avait raison lorsqu'il disait le jour de
mon enterrement que « de tout ce chagrin sortirait de la
lumière et des fleurs, que je n'avais pas donné ma vie pour
rien ! ».
"Vous comprenez maintenant.
Vous m'avez bercée. Vous m'avez soignée. Vous m'avez
rendu la vie belle. Vous m'êtes fidèles. Vous m'aimez d'un
amour inconditionnel et éternel. Ne doutez pas, je suis dans
chacun de vos pas.
Séchez vos larmes, je n'étais pas née pour cette vie".

Si le thème ne vous effraie pas, lisez ce petit livre qui nous fait comprendre
qu'il faut vivre chaque instant de sa vie le mieux possible, que rien n'est acquis, que la vie peut être très courte et donc qu'il faut dire sans compter, sans pudeur à ceux qui nous sont proches que nous les aimons.
C'est le message que j'en retire.



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