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ISBN : 9791026235088
Éditeur : Librinova (04/06/2019)

Note moyenne : 4.53/5 (sur 19 notes)
Résumé :
« Saviez-vous que les petites filles naissent pour faire tourner leur jupon de princesse jusqu'à s'étourdir, pour massacrer les bâtons de rouge à lèvres en se tordant les chevilles sur les escarpins de leur mère, pour sauter sur les lits et s'admirer dans le grand miroir de l'entrée en récitant des poèmes ? La mienne aussi. Enfin, c’est ce que je croyais ». Au cours des heures suivant l’arrêt des soins qui maintiennent Rose en vie, ses parents croisent les héros de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  07 juillet 2019
« Saviez-vous que les petites filles naissent pour faire tourner leur jupon de princesse jusqu'à s'étourdir, pour massacrer les bâtons de rouge à lèvres en se tordant les chevilles sur les escarpins de leur mère, pour sauter sur les lits et s'admirer dans le grand miroir de l'entrée en récitant des poèmes ? »
Ce passage, premier d'une longue série qui m'aura serré la gorge jusqu'aux larmes témoigne du tableau idyllique que chaque parent peint pour ses enfants, pour sa princesse.
J'ai lu d'une traite ce roman qui m'aura captivée des premières pages jusqu'à la toute dernière. Une vraie claque.
Rose n'aura pas cette chance. Comme si tous les enfants ne naissaient pas tous sous la même étoile protectrice.
Rose n'était pas née pour cette vie. Même si Rose n'était que fécondité.
Un premier roman pour Hélène Machelon que je remercie du fond du coeur pour m'avoir adressé si gentiment son roman. du fond du coeur oui, car ce roman m'a émue et serrée le coeur comme jamais.
Sur la grande et triste scène de la mort grappillent des gens de l'ombre qui à leur façon raconte leur sollicitude, leur travail, leur malheur pour ceux qui regardent s'envoler les anges au ciel. Une infirmière, une bénévole déguisée en clown, une mère, une employée administrative, un aumônier, une tante, un thanatopracteur, le coeur sec ou bien mouillé, ils ont brodé avec ce qu'ils ont et ce que la vie a fait d'eux les ailes de Rose pour son grand départ. le malheur bat aux portes des parents sur le mauvais trottoir de la vie. On ne pourra pas t'enrober tes cheveux dans un beau chignon, toi Rose qui les perdais par poignée. Rose dans un petit tiroir de la morgue au milieu d'autres voisins fantômes. Rose dans un minuscule cercueil blanc.
Le malheur frappe à coups de massue quand un enfant lâche ses derniers battements de coeur après des mois de traitement. Même à son pire ennemi, on ne lui souhaite pareil malheur.
L'infirmière fera ce qu'elle peut en ayant conscience qu'elle ne peut avaler toute la misère de ces parents déchus. Prendre de la distance, se blinder. Un constat réaliste quand on sait la réalité harassante qui fouette au quotidien en milieu hospitalier.
Une femme clown qui ne souhaite rien de mieux rien de plus que de rendre le sourire à ces enfants malades. Parce qu'ils sont enfant avant d'être malade.
Une employée qui ne supporte plus le malheur des autres car comme bon nombre, elle se suffit de son lot de malheurs et tourne le dos à celui des autres.
Tout un monde qui gravite autour des parents de Rose nous délivrant des messages forts.
Un roman qui parle au coeur, qui réveille notre humanité endolorie, pas de pathos, pas de pitié, non, l'écriture d'Hélène se boit, se gorge d'émotions, se fond sur le coeur. Pas un mot de trop. Une précision dans la construction et dans la qualité d'écriture qui mérite l'attention du plus grand nombre. Des mots qui entortillent le chagrin et le deuil pour qu'au seuil des lendemains viennent se chiffonner et danser la lumière d'un possible où les souvenirs auront tant à aimer qu'ils ne pourront habiller la vie que d'amour.
Rose, tu n'étais que fécondité et de toi la vie continue à battre là où tu l'as laissée. Tu ne souffres plus. Tu es en paix auprès des colombes qui sèment pour tes parents la promesse de jours meilleurs.
Bravo Hélène ! Pour votre courage, vos espérances, votre dévouement, votre premier roman digne des plus grands.
À vous mes amis, foncez, lisez ce roman, partagez cette histoire, approchez les colombes, écoutez les anges. Un roman auto-édité qui mérite vraiment un succès digne des plus grands. Vous l'aurez compris, c'est un franc coup de coeur.
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babounette
  12 juillet 2019
Trois petits tours - Hélène Machelon - Autofiction - Reçu par l'auteure en format PDF, lu ce 12 juillet 2019.
"Avertissements
Des portraits dépeints, seuls les nôtres,
du père et de la mère sont authentiques.
Les enfants-bulle ou bébés-bulle sont de petits patients
dont les défenses immunitaires sont fortement affaiblies,
voire inexistantes, si bien que pour leur survie, ils sont
placés sous une enveloppe de plastique en atmosphère
totalement stérile".
"Pour toi, Jeanne, mon enfant.
Tu n'étais pas née pour cette vie.
Pour Paul, Capucine et Olivia.
Pour Gilles"
Hôpital Necker, hôpital des enfants malades, service d'immunologie.
Rose, Victoire, Adrien...
Enfants dont le destin n'est pas celui de la plupart des enfants.
Ils sont malades, leur système immunitaire est très fragile, voire inexistant.
J'ai vécu le temps de cette lecture dans la chambre de Rose, dans la tête des parents de Rose, de la pédiatre en chef de ce service si particulier, de Margaux Montagne en
Mademoiselle Lilas Sardine, clown assermenté de l'hôpital, de deux infirmières tellement dévouées à ces petits malades, d'Aline, maman d'Adrien, l'amie de la maman de Rose, amitié née dans les couloirs de ce service d'immunologie, de la secrétaire administrative, peau de vache, de l'aumônier qui n'en peut plus, de Jean-François le thanatopracteur qui prépare les enfants avec tant de douceur, de la grand tante de Paul le papa de Rose.
Au travers de chacune de ces tranches de vie, j'ai côtoyé les pensées de chacun(e), j'ai côtoyé la souffrance, physique et morale, j'ai côtoyé la mort de Rose, et je viens de dire adieu à Rose. Sans mélodrame, mais avec son coeur de maman, Hélène Machelon, nous raconte la lente et douloureuse période entre l'entrée à l'hôpital de Rose et son envol vers un ailleurs sans souffrance. C'est beau, c'est doux, c'est triste, c'est poignant, c'est émouvant. Il n'y a pas de plus grande douleur que celle de perdre son enfant.
Comment appeler des parents ayant perdu un enfant ? Il n'y a pas de mot. le dictionnaire n'en a pas. C'est contre nature.
Rose laisse un message :

"La vue est belle d'ici, elle vaut la peine de prendre de la
hauteur.
Ce vieux couple avait raison lorsqu'il disait le jour de
mon enterrement que « de tout ce chagrin sortirait de la
lumière et des fleurs, que je n'avais pas donné ma vie pour
rien ! ».
"Vous comprenez maintenant.
Vous m'avez bercée. Vous m'avez soignée. Vous m'avez
rendu la vie belle. Vous m'êtes fidèles. Vous m'aimez d'un
amour inconditionnel et éternel. Ne doutez pas, je suis dans
chacun de vos pas.
Séchez vos larmes, je n'étais pas née pour cette vie".
Si le thème ne vous effraie pas, lisez ce petit livre qui nous fait comprendre
qu'il faut vivre chaque instant de sa vie le mieux possible, que rien n'est acquis, que la vie peut être très courte et donc qu'il faut dire sans compter, sans pudeur à ceux qui nous sont proches que nous les aimons.
C'est le message que j'en retire.

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Kittiwake
  04 juillet 2019
Difficile de juger ce récit sur ses qualités littéraires, pourtant bien présentes : comment dire l'indicible, de partager l'indécente douleur qui accompagne l'une des plus injustes peines que nous vaut la faculté d'être mère, lorsque Dieu ou diable, ou est-ce la cruelle fatalité de notre destin de mortel, vous ravissent le petit être qui vous a été pour un court moment confié?
C'est avec délicatesse et mesure qu'Helene Machelon donne la parole à tous ceux qui furent les témoins éphémères de ce chemin de croix : la pédiatre qui ouvre le récit, l'infirmière, le clown qui vient chercher les sourires, et même la « punaise » de l'administration, maladroite s'il en fût. Les parents enfin, pris dans un cataclysme qui les dépasse, les broie sans indulgence.
Loin de toute rancoeur, c'est plutôt un hommage rendu à tous ceux qui ont accompagné, écouté, pris soin, soulagé et qui se sont unis pour croire jusqu'à la fin au miracle.
Le temps est loin où, avant de me lancer avec passion dans ces longues années d'études, je me délectais des romans de Soubiran, Journal d'une femme en blanc, vivant comme autant de promesses les cas désespérés qui créaient le pathos de cette série naïve. Quelques décennies plus tard, ce sont des prénoms gravés à jamais qui surgissent au fil des pages, des prénoms d'enfants réels, dont les histoires font parfois douter de soi. C'est pourquoi ce récit me touche beaucoup, plus sans doute que ne pouvait l'imaginer l'auteur en me proposant la lecture de ce récit.
Merci à elle pour la délicatesse et la justesse , et pour ce vibrant hommage à la petite Rose, qui a cessé de souffrir mais qui quelque part perçoit peut-être combien elle a été aimée.
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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AudreyT
  07 juillet 2019
*****
Rose a cessé de lutter... L'hôpital Necker est en deuil aujourd'hui... Rose s'en est allée... Tout le personnel soignant s'accordera à dire que cette petite fille était belle, sage, courageuse. Qu'elle ne méritait pas ça, comme n'importe lequel de ces enfants qui sont ici, au service d'immunologie pédiatrique...
Trois petits tours est un magnifique roman... Et avant d'évoquer son sujet, c'est avant tout pour son auteur et son talentueux travail d'écriture que l'on remarque ce livre.
Hélène Machelon a un ton juste, ni larmoyant ni détaché, avec toute l'émotion que l'on peut mettre sur des mots.
Elle couche sur le papier avec pudeur et poésie, tout l'amour d'une mère, sa tendresse et son désespoir. Mais aussi le sentiment d'impuissance d'un pédiatre, le détachement d'une secrétaire, la culpabilité d'un clown triste ou encore la compassion d'un thanatopracteur...
La maladie et la mort d'un enfant est des sujets sensibles. Mais la construction du récit, alternant les mots des professionnels et de la mère, rendent ce roman humain...
J'ai refermé trois petits tours cette nuit, et c'est en pensant à toutes les belles petites Rose du monde, à leurs parents, que je suis allée embrasser mes enfants, appréciant un peu plus intensément ma chance et mon bonheur...
Merci Hélène de nous rappeler avec talent que nous sommes si petits dans ce monde, que le temps nous est compté et qu'il faut savourer chaque seconde...
Merci à Netgalley et à Librinova pour leur confiance...
Lien : https://lire-et-vous.fr/2019..
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anlixelle
  08 juillet 2019
Au fur et à mesure de ma lecture, et plus encore depuis que je viens de le terminer, je réalise que la rencontre entre ce livre et moi était des plus improbables.
D'abord, quand son auteure, Hélène Machelon, m'a contactée pour me proposer son texte, rien ne me paraissait de l'ordre du possible : difficultés techniques pour le recevoir, pas de disponibilité sur mon calendrier bien trop rempli et, cerise (amère) sur le gâteau, après quelques renseignements pris, le thème de Trois petits tours m'apparut extrêmement éloigné de mes goûts en général, et plus particulièrement de mes aspirations du moment.
Pourtant quelque chose me dictait d'y aller, coûte que coûte. Comme une alchimie magique et ensorcelante entre un texte et une lectrice. Alors, j'ai foncé, et je crois avoir compris pourquoi.
"Rien n'est plus abject que la mort d'un enfant " raconte cette autofiction, qui est aussi un puzzle polyphonique montrant tour à tour les ressentis et les points de vue des différents protagonistes ayant croisé Rose petite fille (bébé ?) anciennement leucémique traitée à l'hôpital Necker et venant de décéder. Ceux-ci ne sont jamais caricaturaux, mais entre interrogation et chagrin, ils se questionnent et interrogent le monde, leur monde.
Seuls les parents y sont de chair, d'os et surtout de coeur. Les autres personnages croisés au cours de ce terrible événement de vie ont, j'imagine, été dessinés à coup de rencontres, de souvenirs et d'interprétations par une maman qui a écrit.
"Avoir des enfants c'est risqué de les perdre "…
Aucun passage facile, aucun pathos, aucune plainte... la narratrice s'avère droite et digne dans ses aller et retour avec le passé et ses souffrances. Son écriture est douce et raffinée à la fois. Elle nous caresse comme elle a caressé sa fille pendant les mois vécus ensemble.
La forme fictionnelle choisie donne un roman parfaitement abouti, parce qu'il est construit à la fois comme un journal de l'intimité, un témoignage de ce qui se passe aussi parfois pour les jolis enfants tant aimés qui disparaissent, et comme un hommage à une jolie Rose qui a fané à peine sortie de terre malgré l'Amour, tous les soins prodigués et les prières dites.
"Je meurs de toi " lui susurre cette "mère en miettes ", à mi-chemin entre spectre et mort-vivante.
Ce texte tricoté par une femme intelligente et pudique nous dit l'innommable : la leucémie récidiviste et incurable, la souffrance du petit patient, la profondeur abyssale du désespoir des parents, le doute des soignants, la peur d'oublier.
Chère Hélène, c'est votre vie que vous avez déposée dans un herbier qui a séché. Mais aujourd'hui, votre coeur n'est plus sec, car vous y avez, malgré votre tsunami émotionnel, arrosé les graines d'amour qui s'y trouvaient en dormance pendant votre long hiver.
L'écriture est-elle thérapeutique ? Je pense qu'elle apaise, un peu.
Ne pas trop lui en demander non plus.
Votre écriture à la fois sensible et belle montre par contre votre subtile âme.
Trois petits tours est un livre sur un drame et sur l' "interminable convalescence ", et il m'a, étonnamment, donné de la force et du courage pour admirer chaque jour un peu plus "les louves " qui, comme vous, se saisissent de leur délicate plume pour tracer dans nos coeurs de lectrice/eurs une petite place à leur fleur disparue.
Maintenant, elle y est, car votre récit donne aussi du sens au monde, qui souffre mais qui vit.
Comme vous.
Pas de larmes au cours de cette lecture, moi pourtant équipée d'une sensibilité à fleur de peau, votre projet d'écriture ne va pas dans cette direction.
Ma première émotion une fois le texte lu, juste une envie folle : vous connaître et vous serrer dans mes bras.
Maintenant, volent au-dessus de ma tête votre douceur et celle de votre personnage, Rose, le tout étant accompagné par une petite musique bienveillante et lumineuse. A jamais dans mon coeur.
Je ne peux pas terminer ma critique sans dire que votre livre que j'ai adoré est à l'opposé d'un roman sur le même sujet d'Eric-Emmanuel Schmitt «Oscar et la dame rose » que je n'ai pas apprécié du tout (voir ma/la critique d'anlixelle sur Babelio https://www.babelio.com/livres/Schmitt-Oscar-et-la-dame-rose/2774/critiques/1231540?modifier=1).
Il m'avait profondément choquée et j'en attendais secrètement un autre...maintenant, il existe, c'est celui que vous avez écrit.
Mais j'aurais tant aimé que personne n'ait eu à le rédiger. Sous forme d'autofiction.
"Quand il faut évoquer la mort, nous savons que ... nous ne savons rien.
Quand il nous faut parler des morts de notre vie - qui vivent encore en nous - , habitent notre coeur -, les mots nous manquent.
De cette perte, de la mort même, nous préférons ne pas parler.
Et pourtant, les absents n'en finissent pas d'être présents."
Les morts de votre vie le Guay / de Tonnac chez Albin Michel
Pour vous, ce ne fut pas le cas, vous avez préféré parler, à votre manière, et c'est bien mieux.
En effet, le monde, parce qu'il est dur, parce qu'il est vaste, a grandement besoin de mots… et notamment pour garder le lien avec ceux qu'on ne pouvait pas retenir.
Lien : http://justelire.fr/trois-pe..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
CallieTourneLesPagesCallieTourneLesPages   12 juillet 2019
Si seulement j'avais le don divin de guérir, et par la seule imposition de mes mains, délivrer l'enfant de tous ses maux, je serais le plus heureux des hommes. Je dis cela sans orgueil, je me sens impuissant et voudrais faire tellement plus.
Commenter  J’apprécie          40
Amnezik666Amnezik666   12 juillet 2019
Au moment de mettre un nom sur qui je suis à présent, je comprends qu’il n’existe pas de mot qui désigne le parent qui perd son enfant. Notre langue est restée sans voix face à l’ampleur du drame.
Commenter  J’apprécie          20
Amnezik666Amnezik666   11 juillet 2019
Je ne pensais pas que j'étais capable d'être clown en pédiatrie, moi qui suis si émotive. La fierté et l'admiration se lisent dans les yeux de mon mari. Mes filles racontent à l'école que leur maman fabrique des rêves aux enfants malades de l'hôpital. C'est gratifiant de rallumer les yeux éteints d'un enfant.
Commenter  J’apprécie          30
LadybirdyLadybirdy   08 juillet 2019
L'enfant est riche de cette faculté hors du commun de toujours choisir le bonheur pour s'épanouir en plein désert. Il s'accommode et dilue les difficultés en simplifiant la maladie pour se centrer sur l'essentiel : l'amour. 
Commenter  J’apprécie          341
LadybirdyLadybirdy   07 juillet 2019
À qui, à quoi suis-je utile à présent ? Par ta naissance, tu as fait de moi une mère dont tu n'as plus besoin. Ta mort m'exclut de celles qui concoctent des compotes maison, qui mouchent le petit nez qui coule, qui refont un lacet, qui tiennent la main pour traverser ou déposent un baiser sur une joue sur le chemin de l'école. 
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