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Critique de Pois0n


Pois0n
  09 septembre 2020
Après un premier tome sympathique, mais lent à démarrer, l'espoir était de mise pour ce second opus de l'Auberge entre les mondes. Et à raison : puisque cette fois, on connaît déjà les personnages et le multivers, l'auteur nous entraîne directement dans le vif du sujet.

Bon, au début, ce n'est pas forcément gagné : il s'agit ENCORE d'empêcher deux des Terres parallèles de se foutre sur la tronche mais cette fois, il ne suffira pas d'un bon petit plat, le repas dégénérant d'emblée en mode incident diplomatique majeur. Que Nathan et ses amis n'ont que six heures pour résoudre. Pourquoi six heures ? Bah, c'est comme ça. A ce premier compte à rebours s'ajoute bientôt un second aux enjeux encore plus importants...

D'un côté, Jean-Luc Marcastel approfondit un peu l'univers de la série en nous dévoilant rien de moins que le plus grand secret de l'Auberge, après une successions de scènes à couper le souffle. Oui, la première moitié du truc scotche carrément au siège (ou au lit, ça dépend de votre coin de lecture préféré) ! L'auteur excelle dans l'art de nous faire sentir ridiculement petits et c'est juste GRANDIOSE.

La seconde moitié du livre, malheureusement, convainc un peu moins. D'une part parce qu'on a, comme dans le tome précédent, droit à une course poursuite, certes mouvementée et traversant les endroits les plus improbables, toujours sans quitter le circuit des réserves de l'Auberge, mais pas seulement. Est-ce la faute aux nombreuses répétitions (au bout de la dixième fois, y a-t-il VRAIMENT besoin de continuer à préciser systématiquement que tel perso s'exprime dans son dialecte mais que Nathan comprend parce que l'Auberge traduit ?) qui alourdissent vraiment la narration ? Aux dialogues entre Bleksprutt et Kolkrabbi, encore plus lourds et qui n'apportent que des digressions à un récit qui n'en avait vraiment pas besoin ? Au côté globalement prévisible de l'histoire ? Ou au fait que, quand on y pense, cette course-poursuite n'a absolument aucun sens ? Pourquoi lancer un ultimatum pour résoudre le problème, retenir en otage les personnes à qui on le demande, puis lancer des soldates aux trousses de ceux partis s'acquitter de la tâche ? Où est la logique là-dedans ???

Ceci dit, personne dans ce bouquin ne semble se poser la question et le rythme fou furieux des péripéties suffit à nous en distraire... du moins tant que l'on ne referme pas le livre. Les décors traversés sont plutôt chouettes et dépaysants, bien qu'hautement dangereux. En vrai, tant que l'on ne réfléchit pas trop, ça fonctionne diablement bien, et les quelques affrontements semblent moins brouillons que dans le tome précédent.
Ajoutez à ça de nouveaux personnages pas piqués des vers (ou plutôt du bernard-l'hermite), que l'on aimerait parfois côtoyer plus longtemps, le retour et le développement de la plupart des têtes connues...

Non, en vrai, malgré des défauts un peu trop évidents par moments, ce tome se dévore comme une tour de pancakes au sirop d'érable. Ou une pizza. Enfin, votre péché mignon favori, quoi.

A ce stade, une certaine partie des mystères de l'Auberge sont dévoilés et l'on a fortement l'impression que le troisième tome pourrait potentiellement être le dernier... s'il sort un jour. Seulement un an séparait ce volume du précédent or, voilà déjà deux ans qu'il est sorti sans qu'aucune nouvelle de la suite ne se profile.

Trois nouvelles recettes concluent l'ouvrage et, là encore, il faudra s'armer de courage pour les comprendre entre les piques des deux chefs et la complexité des recettes en elles-mêmes. de toutes façons, quand on ne te dit pas pour combien de personnes est le plat, mais que le premier ingrédient sur la liste est un kilo de blancs de poulet, tu te doutes que ce n'est pas une portion individuelle, et qu'on n'est pas non plus là pour déconner. Ceci dit, vu le public visé, des préparations un peu plus simples n'auraient pas été de refus !
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