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Critique de Rodin_Marcel


Rodin_Marcel
  16 octobre 2018
Markaris Petros – "Offshore" – Seuil, 2018 (ISBN 978-2-02-136327-2) – copyright 2016 pour l'original en grec.

Ce roman est triplement nul.
D'abord parce que l'écriture en est particulièrement pauvre,
ensuite parce que l'intrigue – purement linaire – n'offre aucun tension,
enfin parce que l'auteur ne se sert de son récit que pour faire une démonstration pseudo économico-politique de ce qu'il croit être l'origine de la "nouvelle" prospérité de la Grèce.

Rappel : après une crise économique (2008-2015) qui faillit mettre en péril le fragile édifice monétaire européen, ce pays se vit infliger une période de réformes économiques drastiques surveillées – enfin ! – par les bailleurs de fonds, sensés représenter le contribuable des autres pays européens.
Les grecs réagirent en élisant un gouvernement dirigé par un mouvement dénommé "Syriza" dirigé par un dénommé Tsipras qui prétendait rien moins que ne rien rembourser et sortir de l'Euro. Après moult négociations tumultueuses, Tsipras se vit contraint de se plier aux exigences édictées par les prêteurs et de mettre en oeuvre une cure d'austérité drastique, tout à fait inhabituelle pour la population grecque, et surtout pour sa mafia dirigeante corrompue jusqu'à la moelle, habituée à dilapider les sommes colossales reçues des andouilles siégeant à Bruxelles depuis son adhésion en 1981 (sommes dont les trois quarts au moins se trouvent sur des comptes privés grecs en Suisse).
le gouvernement aurait réussi à rétablir la situation à partir de 2016, et la Grèce est donc plus ou moins sortie cette année des contraintes imposées. L'auteur – Markaris – se pose avec raison la seule question intéressante : d'où vient donc l'argent qui semble de nouveau couler à flots ?

Il aurait pu ouvrir au moins deux pistes :
d'une part les prêts de nouveau accordés par les braves instances européennes piochant dans la poche des contribuables,
d'autre part la vente des "bijoux de la couronne", par exemple à la Chine, qui s'est ainsi offert le port du Pirée (le plus grand port commercial de Méditerranée, vendu à Cosco) en janvier 2016 pour mieux envahir l'Europe avec ses marchandises produites à très bas coup.

Markaris imagine une toute autre réponse, qui s'avère malheureusement inintéressante, voire idiote.
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