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ISBN : 2757875159
Éditeur : Points (21/02/2019)
Résumé :
Finie la crise ! La Grèce va mieux ! Hélas, il s'agit d'une fiction. Désormais la Grèce est aux mains d'un parti ni-de-droite-ni-de-gauche que dirigent de fringants quadragénaires, amis des patrons et des banquiers. Et l'argent coule à flots. Mais d'où vient l'argent ? Aux yeux du commissaire, tout ça est louche. Comme le triple assassinat d'un cadre supérieur de l'office du tourisme, d'un armateur, d'un journaliste à la retraite sur lequel il enquête. Et ces immigr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
petitsoleil
  22 mars 2019
Polar d'ambiance intéressant, qui me donne envie de lire d'autres livres de l'auteur. Ca me fait un peu penser à "Cyber China" de Qiu Xiaolong, mais sur la Grèce moderne, la crise, la sortie de crise, le matérialisme, la corruption, l'amitié, le sens du devoir, la police ... A lire
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morin
  23 mars 2019
Offshore est le cinquième roman que je lis de Pétros Markaris, le quatrième dans lequel le commissaire se voit confier en même temps 3 enquêtes pour morts violentes (le cinquième roman lu compte quatre morts) : on ne lésine pas en Grèce sur le nombre de morts !
Revenons à Offshore. C'est avec plaisir que je retrouve la famille du commissaire, Adriani l'épouse, excellente cuisinière, Katérina, la fille avocate, Phanis le gendre ainsi que les amis Mania, Uli, Zissis...
La Grèce est sortie de la crise, un nouveau gouvernement ni-droite, ni-gauche, est au pouvoir, l'argent rentre, les salaires augmentent, les grecques retrouvent leur voiture et les embouteillages. En dehors d'Adriani tout le monde semble se réjouir de la situation.
Le premier mort est directeur de l'office du tourisme, le second est armateur et le troisième journaliste en retraite.
Comme à son habitude le commissaire Charitos enquête consciencieusement, il cherche non seulement qui a tué les victimes mais surtout le pourquoi ils ont été tués ... démarche qui ne plaît pas à sa hiérarchie, il sera suspendu.
Roman policier un peu décevant par rapport aux livres précédemment lus de l'auteur. J'ai trouvé le démarrage du récit un peu lent, puis le suspens arrive et l'intérêt du lecteur se réveille. La deuxième moitié de l'ouvrage se dévore.

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Rodin_Marcel
  16 octobre 2018
Markaris Petros – "Offshore" – Seuil, 2018 (ISBN 978-2-02-136327-2) – copyright 2016 pour l'original en grec.

Ce roman est triplement nul.
D'abord parce que l'écriture en est particulièrement pauvre,
ensuite parce que l'intrigue – purement linaire – n'offre aucun tension,
enfin parce que l'auteur ne se sert de son récit que pour faire une démonstration pseudo économico-politique de ce qu'il croit être l'origine de la "nouvelle" prospérité de la Grèce.

Rappel : après une crise économique (2008-2015) qui faillit mettre en péril le fragile édifice monétaire européen, ce pays se vit infliger une période de réformes économiques drastiques surveillées – enfin ! – par les bailleurs de fonds, sensés représenter le contribuable des autres pays européens.
Les grecs réagirent en élisant un gouvernement dirigé par un mouvement dénommé "Syriza" dirigé par un dénommé Tsipras qui prétendait rien moins que ne rien rembourser et sortir de l'Euro. Après moult négociations tumultueuses, Tsipras se vit contraint de se plier aux exigences édictées par les prêteurs et de mettre en oeuvre une cure d'austérité drastique, tout à fait inhabituelle pour la population grecque, et surtout pour sa mafia dirigeante corrompue jusqu'à la moelle, habituée à dilapider les sommes colossales reçues des andouilles siégeant à Bruxelles depuis son adhésion en 1981 (sommes dont les trois quarts au moins se trouvent sur des comptes privés grecs en Suisse).
le gouvernement aurait réussi à rétablir la situation à partir de 2016, et la Grèce est donc plus ou moins sortie cette année des contraintes imposées. L'auteur – Markaris – se pose avec raison la seule question intéressante : d'où vient donc l'argent qui semble de nouveau couler à flots ?

Il aurait pu ouvrir au moins deux pistes :
d'une part les prêts de nouveau accordés par les braves instances européennes piochant dans la poche des contribuables,
d'autre part la vente des "bijoux de la couronne", par exemple à la Chine, qui s'est ainsi offert le port du Pirée (le plus grand port commercial de Méditerranée, vendu à Cosco) en janvier 2016 pour mieux envahir l'Europe avec ses marchandises produites à très bas coup.

Markaris imagine une toute autre réponse, qui s'avère malheureusement inintéressante, voire idiote.
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amartia
  24 juin 2018
Ironie de l'histoire, je lis ce livre au moment où, selon l'Union européenne, la Grèce sortirait de la crise du fait qu'elle peut à nouveau se financer sur les marchés financiers. Si ce type de discours passe auprès des médias français et allemands, en Grèce personne n'a vraiment l'air d'y croire, tant le pays est exsangue et encore soumis à une tutelle de ses créanciers puisqu'aucune annulation de la dette, même partielle, n'est prévue.
Or Markaris qui, dès 2016, situe la suite des tribulations de son célèbre commissaire Charitos, dans une Grèce sortie de la crise et où l'argent se remet à circuler pour ne pas dire "ruisseler", ne s'y trompe pas. Alors que les promesses d'augmentations de salaires poussent les gens à réutiliser leur voiture laissées sans plaque faute de pouvoir payer essence et taxes, à s'inviter à nouveau au restaurant, à abandonner les pois chiches et autres haricots secs au profit des fameuses tomates farcies, Charitos et se demande d'où vient l'argent ?
A la faveur de trois meurtres avec vol, dont bizarrement on trouve très vite les responsables qui avouent tout aussi rapidement leurs méfaits. Charitos fera preuve, une fois de plus, d'insoumission et poursuivra inlassablement son enquête et son idée, celle de chercher l'origine de l'argent.
La réponse n'arrive qu'en toute fin de roman et le laisse sans voix ! et ne fait que confirmer le scepticisme qui anime les Grecs d'aujourd'hui !
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Mome35
  08 mars 2018
Si vous aimez les commissaires Montalbano ou Brunetti, les héros d'Andrea Camilleri et de Donna Leon, vous aimerez Costas Charitos. Il est de la même veine. Un policier intègre, fouineur, épicurien, gastronome, amoureux de de sa femme (ou sa copine pour Montalbano) et soucieux du bien-être de sa famille.
Petros Markaris, qui est presque de la génération de Camilleri (il est né en 1937), s'est fait depuis quelques années le pourfendeur d'un gouvernement grec qui a laissé l'état exsangue et ses habitants dans le dénuement. Dans ce roman, ô combien prémonitoire, pour nous français qui découvront un nouveau président et une nouvelle entité politique dominatrice, l'auteur met en scène une Grèce sortant de la crise par la réussite aux élections de nouveaux maîtres.
Le pays est ainsi régi par un nouveau parti qu'on ne sait s'il est de droite ou de gauche, mais qui dispose de moyens financiers colossaux. de fait, la Grèce sort peu à peu de la stagflation. Les voitures encombrent à nouveau les rues d'Athènes. Les armateurs qui avaient fui pour s'installer en Grande-Bretagne reviennent. le chomage régresse et de nouvelles banques font leur apparition.
Mais, alors que trois victimes trouvent d'emblée un peu trop facilement leurs assassins, Charitos lui, se demande d'où vient l'argent ? Avec son instinct de chasseur et contre sa hiérarchie, il va enquêter et trouver réponse à ses interrogations. La chute nous laisse un peu sur notre faim parce que la morale n'y trouve peut-être pas son compte. Mais Charitos aura, tout du moins, suivi sa propre éthique et rendu le sourire aux siens. Il nous étonnerait quand même qu'il en reste là.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
petitsoleilpetitsoleil   20 mars 2019
- C'est vraiment délicieux. Les Italiens cuisinent très bien.
- Je vais t'offrir un livre de recettes italiennes, dit Mania.
- Ma chérie, ne gaspille pas ton argent. Il resterait dans le placard. Moi je sais cuisiner à la grecque et je ne veux pas imiter les Italiens. Si je voulais apprendre des recettes, je regarderais tous les matins à la télé ces chefs qui vous font de ces plats, une vraie folie (...)
Comment a-t-on fait pour passer du souvlaki à la cuisine thaïlandaise ? Il est vrai qu'on a quitté la charrette pour le 4x4. C'est pareil.
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petitsoleilpetitsoleil   21 mars 2019
Il est évident que ce Poséidon a suivi la conférence de presse du ministre. Et non moins évident qu'il a les mêmes doutes que Sotiropoulos et moi.
Première question : En sait-il davantage et va-t-il tout déballer plus tard, ou pêche-t-il au hasard, un peu comme nous ? S'il a des choses à nous dire, alors nous devons attendre. Il le fera quand il le jugera bon.
Deuxième question : Pourquoi ces messages ? Là aussi, deux réponses, une simple et une complexe.
La simple, c'est qu'il ne sait rien, qu'il lance des appâts sur Internet, sachant que le poisson peut mordre.
La complexe, ce serait qu'il a intérêt à le faire.
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miriammiriam   27 juillet 2018
"tu as des nouvelles pour les retraites? demande Zissis-"elles attendront. On dit qu'on va d'abord stimuler les investissements, pour doter la croissance et l'emploi, quant aux retraites on verra plus  tard."[....]-"Lambros, toi qui as tout vu et tout vécu, lui dis-je plaisantant à moitié, as-tu découvert quelque part d'où vient l'argent?" - "Toi qui es chrétien, tu ne devrais pas me poser cette question," répond-il sérieusement - Pourquoi? - "parce que les Écritures saintes ne cessent de répéter qu'on n'a pas besoin de savoir. "crois et ne cherche pas" qu'est-ce que cela veut dire? crois que tu vas recevoir et ne te demande pas d'où. Et "Donne-nous notre pain quotidien"? Seigneur, donne-moi à manger, peu m'importe où tu trouveras mon pain demain
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rkhettaouirkhettaoui   15 février 2018
L’argent s’est mis à inonder le marché, le chômage a reculé, pas à pas il est vrai, et les gens étaient contents, non de gagner plus mais de ne pas perdre le peu qu’ils avaient. En quelques semaines les Grecs ont relevé la tête. Les embouteillages ont réapparu, accompagnés des coups de klaxon et des vilains gestes, tandis que les marchands de voitures exhibaient leurs nouveaux modèles.
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miriammiriam   27 juillet 2018
"C'était qui ce Hardakos? - L'un des grands armateurs que nous ayons; Enfin, façon de parler. Ce n'est pas nous qui 'avons, mais les Anglais.[...] -On se tue à réclamer les marbres d'Elgin aux Anglais. C'est nos armateurs qu'on devrait récupérer. Si nous avion deux sous de cervelle, c'est ça qu'on leur proposerait : gardez les marbres, rendez les armateurs"
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Vidéo de Pétros Márkaris
Pétros Márkaris - Liquidations à la grecque .À l'occasion du Festival International Quai du Polar, Pétros Márkaris vous présente "Liquidations à la grecque" aux éditions Seuil. Traduit du grec par Michel Volkovitch. Lauréat du prix le Point du Polar européen 2013. http://www.mollat.com/livres/petros-m%C3%A1rkaris-liquidations-grecque-9782021053517.html Notes de Musique : "Morning Emerges From Night" by Ergo Phizmiz (http://www.ergophizmiz.net)
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