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Critique de Chouchette


Chouchette
  11 janvier 2016
Je remercie les Editions Pygmalion ainsi que Babelio pour la découverte de ce livre et la rencontre très sympathique avec Marie Pavlenko.

La mort est un sujet difficile dont les gens n'aiment pas beaucoup parler ce qui peut bloquer un lecteur à découvrir un roman sur ce thème. Pourtant à mon niveau, c'est la couverture et le titre du livre qui m'ont interpellée. La couverture est vraiment magnifique avec cette tête de mort fleurie et le titre agrémenté d'une superbe typographie m'a tout de suite intriguée. Ah bon, la mort est une femme ? Une femme comme les autres (donc comme moi !) ? Forcément avec un titre comme celui là ma curiosité a été titillée et le résumé a achevé de me convaincre de découvrir ce livre.

J'ai donc fait la connaissance d'Emm, la mort, qui fait un burn out et décide de ne plus travailler malgré sa Faux qui tente de la ramener à la raison. Raconté de cette manière, ce livre peut paraître totalement fou et je vous le confirme bien volontiers, l'histoire est totalement déjantée et c'est ce qui fait tout son charme.

J'ai trouvé ce livre drôle, fluide et bien construit. Donner forme humaine à la mort change l'idée que l'on s'en fait et Emm nous entraine avec plaisir dans sa quête de découverte de la vie et des plaisirs qu'offre celle-ci avec beaucoup d'humanité malgré son caractère décapant et ses attitudes saugrenues.

Emm a un caractère vraiment bien trempé et elle est bien souvent à la limite de l'emmerdeuse absolue. J'ai pensé, en découvrant ce personnage, que c'était la raison pour laquelle la mort été dépeinte en femme et non en homme (bah oui tout le monde sait que les femmes sont des emmerdeuses … :D !). Au cours de la rencontre avec Marie Pavlenko, celle-ci m'a affirmée que les traits de caractère et l'attitude du personnage d'Emm n'ont pas eu d'influence sur son choix de prendre une femme pour représenter la mort. Personnellement, je n'aurais pas pu imaginer un homme tenir ce rôle et se comporter comme le fait Emm. Marie Pavlenko, après avoir écouté mon explication, a reconnu que le personnage aurait peut être été décrit différemment si il avait été un homme mais qu'en écrivant elle n'avait pas perçu la même chose que moi.

J'avoue avoir eu un gros coup de coeur pour la Faux qui essaye, sans prendre de pincettes et avec cynisme, par tous les moyens de bousculer Emm afin qu'elle reprenne le travail et cesse de mettre le bordel et d'être « cruelle » en ne faisant plus mourir personne. J'ai également adoré/détesté la mère d‘Anatole dont le comportement exécrable et complètement démesuré m'a fait tellement rire.

En lisant ce livre on passe un très bon moment notamment grâce aux dialogues bourrés d'humour et à la manière totalement loufoque dont est racontée l'histoire. Sur un sujet pas évident à aborder, Marie Pavlenko arrive à nous entrainer dans une très belle aventure remplie d'humanité, de plaisir de la vie (dont nous n'avons peut être plus assez conscience pour en profiter pleinement), de courage et d'empathie, le tout sur un ton totalement décalé et déjanté !
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