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Critique de Nahe


En hommage à Gabrielle Vincent, "son amie, d'encre, d'aquarelle et de papier", Daniel Pennac entreprend de nous raconter la rencontre d'Ernest et Célestine, il remonte ainsi aux prémices de cette amitié improbable. A première vue, ces deux-là n'auraient pas dû se rencontrer : entre le monde des ours et celui des souris, les relations sont quasi inexistantes et plutôt mal vues. Dans le monde d'en bas, celui des souris, les ours sont toujours grands et méchants. Dans le monde des ours, une souris attire inévitablement des cris perçants, des chaises en guise de refuge, voire des coups de balai...

Ernest et Célestine se sont pourtant trouvés, grâce à l'intervention bienveillante d'une première dent perdue et d' une grosse fringale... C'est cet épisode mouvementé que Daniel Pennac choisit de nous révéler, en tentant de mettre un peu d'ordre dans les souvenirs des deux compères. Il laisse tantôt la parole à l'un et tantôt à l'autre, au lecteur également mais s'assure que ni l'un, ni l'autre ne monopolise le récit de façon anarchique, risquant ainsi d'embrouiller définitivement le lecteur.


C'est donc un roman choral, tendre et amusant qu'il nous offre ici. J'y ai retrouvé, avec grand plaisir et un brin de nostalgie, les personnages de Gabrielle Vincent, reconnaissant leurs traits de caractères, leurs habitudes ou encore leur silhouette grâce aux ombres disséminées dans l'ouvrage. Sous ses dehors enfantins, ce récit cache un joli texte sur l'amitié et les préjugés : un roman charmant, que j'invite grands et petits à découvrir de concert, à l'image d'Ernest et Célestine !
Lien : http://nahe-lit.blogspot.be/..
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