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Critique de Alfaric


Alfaric
  12 février 2019
Le tome 2 m'avait quelque peu déçu car on n'avait pas réussi à calibrer le format de la série, et la narration et le rythme en pâtissaient fortement : tel n'est pas le cas dans ce tome 3 intitulé "Dorothy, la poinçonneuse" qui forme une histoire complète en 1 seul volume…
Après avoir vidé son trésor de guerre pour se débarrasser du gang 100% masculin d'Art Stocker le gang 100% féminin des « 40 éléphants » repart de zéro et doit de nouveau gravir tous les échelons pour s'emparer du quartier de South London :
- il y a toute une partie humoristique réussie avec les autorités qui ne savent plus à quels saints de vouer, et qui sont obligé de combattre le mal par le mal en opposant à la criminalité féminine une police féminine..
- il y a toute une partie tragique réussie qui emprunte peu ou prou à "M le Maudit" du génial Fritz Lang, puisque Scotland Yard échouant à mettre la main sur un tueur de nonnes, les mafieuses décident de se chargee elles-même de la situation...
Sauf que les femmes mafieuses et les femmes policières ont la même idée au même moment : se déguiser en nonnes pour parsemer South London d'appâts pour le tueur en série… et celles qui connaissent bien Dorothy la soupçonne d'être elle-même responsable des meurtres, et celles qui ne la connaissent pas encore assez bien ne veulent pas croire à sa culpabilité. Car entre fausses pistes et vrai suspens nous découvrons dans des flashbacks à la Sergio Leone tout en niveaux de gris le triste passé de Dorothy et ses camarades,
Graphiquement la série est toujours bien stylée et bien soignée : elle se prêterait merveilleusement à un film d'animation (mais on est dans un pays ou les preneurs de décision se savent faire que du Disney quand ils ne aplatissement pas devant la Disney Corporation, donc une fois de plus c'est mort). Attention je préfère prévenir quand même : pesez bien le pour et le contre avant de lire la page 57, car la dernière planche fait basculer le récit du « happy end » ou « sad end » !
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