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Le gourmand et exigeant gourmet Adrian Voicu nous a concocté des recettes à tomber de haut dans ce livre dont le sous-titre est « aventures au bord de l'assiette ». Je suis ravie d'apprendre qu'il met, comme moi, de la sauce soja dans les spaghettis bolognaises (p. 154).

C'est plus qu'un recueil de recettes culinaires, c'est une véritable jubilation des papilles et un festival d'humour familial aux teintes autobiographiques vraisemblablement. le fil rouge est l'évocation d'une année complète qui commence le jour de l'An et se termine à la Saint Sylvestre d'après. Des anecdotes alternent judicieusement, comme des digestifs ravigotants entre les invitations à déguster des mets faits avec amour des bons produits traités d'ailleurs avec une certaine tendresse. Il nous exhorte à juste titre à « goûte[r], goûte[r] et encore goûte[r] » (p. 11) en cours de préparation, pour nous assurer de la bonne réussite de nos plats !

J'ai aussi été ravie de me rappeler qu'il est originaire de Nehoiu près de Buzău, pas loin de la commune (Pârscov) où sont nés aussi bien ma mère que Vasile Voiculescu. C'est une région merveilleuse qui me manque parfois.

L'anecdote de l'icône (p. 93), intraduisible en français, car elle repose sur un jeu de mots : I-sus [il est en haut] et Isus [Jésus] est mémorable. J'adore aussi quand il dit « văduvit de gust » que je traduirais par « enveuvagé de goût » pour conserver l'image du veuvage.

Lorsqu'il nous fait voyager, ce n'est pas seulement sur les lieux de son enfance dont il a également la nostalgie (p. 46, par exemple), mais surtout en Orient avec du bon thé vert à la menthe (au Maroc ils ont un petit secret de fabrication qu'il nous dévoile), du tajine ou une soupe libanaise.

L'Accélérateur de particules (sa prodigieuse progéniture) ainsi que sa moitié la meilleure, la plus pieuse, la plus brillante, dont il compare le regard à celui de Marylin Monroe dans « Certains l'aiment chaud » (p. 67), sont toujours présents dans ces tranches de vies très pétillantes.
Il est si habille qu'il arrive à citer le romantique Mihai Eminescu (p. 57).
Avec le sureau il a éveillé en moi d'autres souvenirs tout aussi chers. Cet été je vais m'en aller en chercher.

Je tenais aussi à exprimer mon admiration pour l'aspect extérieur de ce livre que j'ai adoré. Sa couverture est magnifique de sobriété, le noir étant ma couleur préférée, et les dessins en haut des titres sont des petites mise-en-bouches ravissantes.

Moi qui manque parfois de patience avec mes enfants, je retiens qu'elle est « comme le miel » (p. 81). Et puis, je dirais que même ses crêpes ont l'air plus goûteuses que les miennes. Pourtant, c'est selon ma famille, ce que je réussis de mieux dans ma petite cuisine.

Allez, encore un mot sur le final de ce livre à consulter sans modération : sur l'idée de l'éditeur, Adrian Voicu a recueilli deux-trois, quatre-cinq (comme il dirait) impressions chez les proches et les amis. Ils sont tous unanimes : « miam-miam » !

Poftă bună! Bon appétit !
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