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Par c.brijs, le 22/04/2012
Eona et les collier des dieux de
Alison Goodman
Je secouai la tête en silence. Il effleura mon visage et m'attira vers lui. Les yeux fermés, je sentis ses lèvres se poser doucement sur les miennes. Sa main glissa sur ma nuque, en me rapprochant encore de sa bouche. Je savais que j'aurais dû reculer - le protéger - mais j'avais besoin de prouver la solidité de mon engagement. Pour lui autant que pour moi. Nous découvrîmes ensemble la saveur de l'autre, en un baiser dont la douceur lui arrachaun gémissement de plaisir qui résonna à travers tout son être. Je pressai mes mains contre sa poitrine et sentis le rythme accéléré de son coeur à travers la tunique.
Sa main au creux de mes reins, il me serra contre son corps. Je me pressai contre lui afin de me fondre encore plus intimement dans sa chaleur, sa saveur, son odeur. Il poussaun cri étouffé quand je heurtai sa cuisse blessée. Je m'écartai en balbutiant une excuse, mais il s'empara de nouveau de ma bouche et sa main glissa autour de ma taille pour m'enlacer. Un rythme se mit à battre en moi, une pulsation insistante se propageant dans tout mon corps - et à la base de mon crâne. Je compris soudain. La perle. Je secouai légèrement la tête pour tenter d'atténuer la pression. L'impulsion était faible, je pouvais la maîtriser.
Kygo interrompit notre baiser et me regarda avec une inquiétude qui refrénait son désir. Il s'était mépris sur le mouvement de ma tête. Je posai de nouveau ma bouche sur la sienne, et le sentit sourire sur mes lèvres. Sa langue sépara doucement mes élèvres répondant à son sourire. Sa main quitta ma nuque pour caresser ma gorge avec une lenteur délicieuse, en laissant comme un sillage de plaisir sur ma peau.
Il appuya son front contre le mien. Nos souffles haletants se mêlaient. Son visage était si proche que je ne pouvais distinguer ses traits, mais la perle scintillait entre nous. Ma main se glissa sous le col dénudé de sa tunique, mes doigts caressèrent sa poitrine plate et musclée, progressèrent vers le joyau. Vers le hua de tous les hommes. Quand ils effleurèrent la bordure cicatrisée des points de suture, il renversa la tête en arrière, les yeux fermés, en exposant la courbe vigoureuse de sa gorge. Je pouvais arracher la perle tout de suite...
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Par Miaka, le 02/10/2010
Eon, le douzième dragon de
Alison Goodman
Le dragon se retourna pour regarder fixement l'empereur de l'autre côté de l'arène. Un seul de ses grands yeux sombres était visible dans le miroir. Son front large était surmonté de deux cornes recourbées. J'entendis des murmures nerveux dans la foule quand ses jambes antérieures se posèrent sur le sable et qu'apparut dans toute sa longueur le reflet de son corps sinueux. Puis il s'enroula comme un serpent et sa masse invisible atterrit tout entière sur le sol, en soulevant un nuage de sable et de poussière qui retomba sur son corps, dont les contours chatoyants se révélèrent un instant à nos regards. Il secoua la tête, en projetant encore force sable, puis se tourna vers le miroir et se contempla. La profondeur insondable de ses yeux lui donnait une expression de tristesse. Deux membranes bleu pâle se dressèrent sur chaque épaule et ondulèrent au soleil comme de la soie moirée avant de se replier contre son corps. Sa tête pesante pivota pour nous faire face de nouveau. La courbe de son dos massif et l'épais panache de sa crinière blanche se reflétèrent dans le miroir. Bien qu'on ne vît plus ses yeux, je savais qu'il nous examinait afin de choisir son apprenti.
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Par Miaka, le 02/10/2010
Eon, le douzième dragon de
Alison Goodman
La perle bougea sous mes mains quand le dragon leva la tête. Il m'appela et son hurlement transperça mon corps en cherchant à atteindre le coeur de mon être. Impossible d'échapper à ce déferlement argenté d'énergie. Il mit mon âme à nu, arracha le masque d'Eon et me trouva.
Il trouva Eona.
Mon nom véritable surgit en moi, remontant du plus profond de moi-même. Je devais crier mon nom au monde, célébrer la vérité de notre union. Telle était l'exigence du dragon.
Non !
Ils me tueraient. Ils tueraient mon maître. Je serrai les dents. Le nom remplit ma tête, retentit en elle en la tourmentant d'une souffrance de plus en plus intense. Eona. Eona. Eona. Non ! Ce serait ma mort. Je détournai mon visage de la perle, mais mes mains refusèrent de bouger, paralysées par le pouvoir les irradiant. Je hurlai en tentant d'étouffer le nom dans ma tête, et ma voix redoubla le cri perçant du dragon Miroir. Cependant le nom m'assaillait toujours, chargé de toute la force du désir du dragon. C'était trop, il risquait à tout instant de s'échapper de mes lèvres.
- Je suis Eon ! Hurlais-je. Eon !
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Par c.brijs, le 23/11/2011
Eon, le douzième dragon de
Alison Goodman
Les hommes aussi croient en la force de l'amitié, Votre Altesse, assurai-je. (...) Toutefois ce n'est pas un sentiment qui se commande. Il faut parfois longtemps pour que s'épanouisse la confiance nécessaire.
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Par c.brijs, le 23/11/2011
Eon, le douzième dragon de
Alison Goodman
Si jamais quelqu'un découvrait ma vraie nature, je ne serais pas seulement marquée au fer rouge de la haine. On me tuerait. Une femme Oeil du dragon semblait une parodie défiant l'ordre du monde.
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Par Miaka, le 02/10/2010
Eon, le douzième dragon de
Alison Goodman
Van accourut vers nous. Il prononça quelques mots, mais leur sens m'échappa. Je regardai fixement la rangée de garçons agenouillés. C'étaient eux les véritables candidats. J'étais une fille, une infirme, une abomination. Que faisais-je ici ? Mon maître était-il fou ? Comment pouvait-ils s'imaginer que je réussirais ? Il se trompait – je n'en étais pas capable. Il fallait tout arrêter, nous en aller sur-le-champ. Avant d'être découverts. Avant d'être tués.
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Par c.brijs, le 23/11/2011
Eon, le douzième dragon de
Alison Goodman
Quand le soleil et la Lune se lèvent ensemble,
Le Ciel tient la Perle de la Nuit.
L'obscurité apaise la lumière aveuglante
Et la fraîcheur soulage un pays embrasé.
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Par c.brijs, le 22/04/2012
Eona et les collier des dieux de
Alison Goodman
Comme l'écrivit un jour Xan, le poète aux mille vues: "Trop de doutes grandissent dans les crevasses du silence et de la séparation."
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Par c.brijs, le 23/11/2011
Eon, le douzième dragon de
Alison Goodman
- Sire Eon, je suis médecin de la cour, annonça le nabot en s'inclinant brièvement. Sa majesté impériale vous envoie un précieux fortifiant pour vous aider à vous rétablir.
(...)
- Cela s'appelle du "cocolat", m'informa le médecin. Sa majesté en prend tous les matins.
(...)
Je levai la coupe. Un arôme évoquant l'étrange café d'Ari chatouilla mon nez juste avant que le "cocolat" n'emplît ma bouche de sa texture onctueuse et sucrée. Quand je l'avalai, je sentis une curieuse amertume s'attarder sur ma langue. Mes mâchoires se crispèrent brutalement et je serrai les dents en attendant que la douleur passe. Cette boisson était plus douce que le miel, et mystérieusement apaisante. Je bus une gorgée plus abondante. Cette fois, l'amertume était presque imperceptible dans le délice crémeux qui tapissait ma bouche et ma gorge. Quand la coupe fut vide, j'avais l'impression d'avoir mangé tout un repas de sucrerie. Même l'arrière-goût de ce nectar était exquis.
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Par LaLo, le 27/09/2011
Eon, le douzième dragon de
Alison Goodman
- Ce sont de puissants porte-bonheur, assura-t-il en effleurant les pierres de son pouce épais. Voilà bien longtemps que ces sabres n'ont pas servi. Pour la plupart des garçons, ils sont trop courts et légers. Mais je crois qu'ils feront votre affaire.
Il me les tendit et je serrai leurs poignées revêtues de cuir. Une vague de colère me submergea, m'aveuglant de lumières brûlantes et remplissant ma bouche d'un goût amer. C'était une fureur mauvaise, pleine d'une puissance glacée, et qu'habitait en son cœur une peur sans fond. Ou venait-elle de moi ? Dans mon saisissement, je lâchai les sabres, qui tombèrent avec fracas sur le sol de marbre.
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