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Par Crunches, le 21/05/2012
Alcatraz contre les traîtres de Nalhalla : Tome 3 de
Brandon Sanderson
Il était une fois un jeune garçon du nom d'Alcatrz. Il fit des trucs intéressants. Ouis, un jour, il trahit ceux qui comptaient sur lui, voua le monde à sa perte et assassina quelqu'un qui l'aimait.
Fin.
On m'a souvent demandé pourquoi j'avais besoin de plusieurs volumes pour raconter mon histoire. Après tout, l'essentiel de mon argument est très simple. Je viens de vous le donner en un paragraphe.
Pourquoi en rajouter ?
En deux mots : parce que les résumés, ça craint.
Résumer signifie prendre une histoire compliquée et captivante, et la passer au four micro-ondes jusqu'à ce qu'elle se transforme en un machin racorni tout noir et effrité. Comme le dit jadis un grand sage : "N'importe quelle histoire (et même les meilleures) aura l'air vraiment, vraiment naze une fois résumée en quelques phrases."
Considérez l'exemple suivant : "Il était une fois un Anglais aux pieds velus qui devait jeter l'anneau de son oncle dans un trou dans la montagne." Ca a l'air naze, pas vrai ?
Je n'ai pas l'intention deme livre à ce jeu. Je compte au contraire vous faire partager le moindre instant de douleur que j'ai pu vivre. Je compte vous montrer que je suis un affreux en vous parlant de mon génie. Je compte vous faire lire toute une série de romans avant d'en arriver à la scène sur laquelle j'ai ouvert ladite série.
Vous ne l'avez pas oubliée celle-là, j'espère ? Celle où je gis sur un autel d'encyclopédies, à deux doigts d'être sacrifiés par les Bibliothécaires ? C'est là qu'a lieu ma trahison. Vous vous demander peut-être à quel moment je vais en venir à ce point si capital de mon existence.
Patience, que diable !
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Par Lefso, le 08/05/2011
L'Empire ultime (Fils des Brumes, tome 1) de
Brandon Sanderson
Vin resta un moment immobile, mal à l'aise. Puis Kelsier désigna sa chope de bière d'un mouvement de tête.
- Tu ne bois pas.
- Vous avez pu y verser quelque chose, répondit Vin.
- Oh, je n'avais même pas besoin de glisser quelque chose dans ta boisson, dis Kelsier en souriant, tirant un objet de la poche de son veston. Après tout, tu vas boire ce flacon de liquide mystérieux de ton plein gré.
Il posa sur la table un petit flacon. Vin fronça les sourcils, observant le liquide qu'il contenait. Il y avait un résidu sombre tout au fond.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-elle.
- Si je te le disais, ce ne serait plus mystérieux, dit Kelsier en souriant.
Dockson leva les yeux au ciel.
- Ce flacon contient une solution d'alcool et des copeaux de métal, Vin.
- De métal ? demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
Deux des huit métaux de base de l'allomancie, expliqua Kelsier.
Nous devons faire des tests.
Vin étudia le flacon. Kelsier haussa les épaules.
- Tu vas devoir le boire si tu veux en savoir plus sur ton Porte-chance.
- Buvez-en la moitié d'abord, dit Vin.
Kelsier haussa un sourcil.
- Un peu paranoïaque, à ce que je vois.
Elle ne répondit pas.
Enfin, il soupira, s'empara du flacon et le déboucha.
- Secouez-le d'abord, insista Vin. Comme ça, vous allez boire une partie du dépôt.
Kelsier leva les yeux au ciel mais s'exécuta, secoua le flacon et en vida la moitié. Il le reposa sur la table avec un bruit sec.
Vin fronça les sourcils. Puis elle toisa Kelsier, qui sourit. Il savait qu'il la tenait. Il lui avait montré son pouvoir, il l'avait tentée par ce biais. La seule raison de se soumettre à ceux qui possèdent le pouvoir, c'est d'être en mesure d'apprendre un jour à leur prendre ce qu'ils possèdent. C'étaient les paroles de Reen.
Vin tendit la main pour s'emparer du flacon, puis en but le contenu. Elle attendit qu'il se produise une transformation magique, une vague de pouvoir - ou même des signes d'empoisonnement. Mais elle ne ressentit rien.
Pas franchement spectaculaire. Elle fronça les sourcils et se laissa aller en arrière sur sa chaise. Par curiosité, elle explora son Porte-chance.
Et sentit ses yeux s’écarquiller de stupéfaction.
Il était là, pareil à une immense réserve dorée. Une réserve de pouvoir tellement incroyable qu'elle dépassait sa compréhension
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Par Espai, le 14/05/2012
L'Alliage de la justice (Une histoire des Fils des brumes) de
Brandon Sanderson
Je fais très attention à ne pas donner dans le favoritisme, répondit la voix dans sa tête. Ça perturbe l'équilibre.
Vous êtes Dieu. Le favoritisme, ce n'est pas plus ou moins le but du jeu ?
Non, répondit la voix. Le but du jeu, c'est l'Harmonie, la création d'un moyen pour que le plus grand nombre puisse effectuer ses propres choix.
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Par Espai, le 14/05/2012
L'Alliage de la justice (Une histoire des Fils des brumes) de
Brandon Sanderson
Le but du jeu, c'est l'Harmonie, la création d'un moyen pour que le plus grand nombre puisse effectuer ses propres choix.
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Par Nelja, le 13/05/2012
Alcatraz contre les traîtres de Nalhalla : Tome 3 de
Brandon Sanderson
Je hais les explosions. Non seulement elles sont généralement mauvaises pour la santé, mais en plus, elles sont tellement exigeantes ! Chaque fois qu'il en déboule une, vous êtes obligé d'y consacrer toute votre attention et d'interrompre ce que vous étiez en train de faire auparavant. En fait, vu comme ça les explosions ressemblent étonnamment aux petites soeurs.
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Par Lefso, le 08/07/2011
Le Puits de l'ascension (Fils des Brumes, tome 2) de
Brandon Sanderson
- Je présume qu'il s'agit de lady Vin, lord Elend ?
- Oui, répondit Elend, qui se mit à faire les cent pas, décrivant des gestes de la main tout en parlant. Je ne la comprends pas, Sazed. Ça, je m'y attend - j'irai jusqu'à dire que je compte dessus. Ce n'est pas juste une femme, c'est Vin. Mais je ne sais jamais trop comment réagir. D'abord elle paraît affectueuse avec moi - comme avant que cette catastrophe frappe la ville - et puis l'instant d'après, elle se montre distante et froide.
- Peut-être elle-même est-elle un peu perdue.
- Possible, acquiesça Elend. Mais ne faudrait-il pas qu'au moins l'un de nous deux comprenne ce qui se passe dans notre relation ? Franchement, Sazed, je me dis parfois que nous sommes trop différents pour être ensemble.
Sazed sourit.
- Oh je n'en suis pas si sûr, lord Elend. Vous seriez surpris de savoir à quel point votre façon de penser est similaire.
- J'en doute fort, répondit Elend, sans cesser de faire les cent pas. C'est une fille-des-brumes ; je ne suis qu'un homme ordinaire. Elle a grandi dans les rues ; moi dans un manoir. Elle est intelligente et rusée ; je tire tout mon savoir des livres.
- Elle est extrêmement compétente, et vous aussi, répondit Sazed. Elle a été opprimée par son frère, vous par votre père. Vous détestiez tous les deux l'Empire Ultime, et l'avez combattu. Et vous pensez tous deux beaucoup trop à ce qui devrait être, plutôt qu'à ce qui est.
Elend s'arrêta et regarda Sazed.
- Que voulez-vous dire ?
- Que je crois que vous êtes faits l'un pour l'autre, expliqua Sazed. Je ne suis pas censé émettre de tels jugements, et très sincèrement, ce n'est que l'avis d'un homme qui ne vous a guère vus tous les deux ces derniers mois. Mais je crois que c'est la vérité.
- Et nos différences ? objecta Elend.
- Au premier coup d’œil, la serrure et sa clé paraissent très différents, admit Sazed. Par leur forme, leur fonction, leur conception. Celui qui les regarde sans connaître leur vraie nature pourrait les croire opposées, car l'une est destinée à ouvrir, l'autre à rester fermée. Pourtant, un examen approfondi lui révélera que sans l'une, l'autre devient inutile. L'homme averti voit alors que la serrure et la clé ont été créées dans un même dessein.
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Par Lefso, le 30/07/2011
Le Héros des siècles (Fils-des-brumes***) de
Brandon Sanderson
Fatren secoua la tête. Personne ne tira tandis que l'étranger approchait de la ville sans se presser. Il arrêta sa monture devant les portes. Fatren était fier de ces portes-là. De véritables portes de bois intégrées au remblai de terre. Il s'était procuré le bois et la pierre dans le manoir du lord au centre de la ville.
On ne voyait pas grand-chose de l'étranger sous l'épaisse cape noire qui le protégeait des cendres. Fatren l'étudia par dessus le sommet du rempart, puis se tourna vers son frère en haussant les épaules. La cendre tombait en silence.
L'étranger bondit au bas de son cheval.
Il s'élança tout droit dans les airs, comme propulsé d'en bas, et sa cape se dégagea cependant qu'il s'élevait. Il portait en dessous un uniforme d'un blanc éclatant.
Avec un juron, Fatren bondit en arrière tandis que l'étranger atteignait le sommet du rempart et atterrissait au-dessus de la porte de bois. Cet homme était un allomancien. Un noble. Fatren avait espéré qu'ils continueraient tous à se chamailler au nord et qu'ils laisseraient ses gens en paix.
Ou du moins, qu'ils les laisseraient mourir en paix.
Le nouveau venu se retourna. Il portait une courte barbe et ses cheveux sombres étaient taillés ras.
- Très bien, messieurs, déclara-t-il en marchant au sommet de la porte avec un équilibre contre nature, nous n'avons pas beaucoup de temps. Mettons-nous au travail.
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Par Crunches, le 01/05/2012
Alcatraz contre les ossements du scribe de
Brandon Sanderson
Je pointai les Verres en direction du sol et, non sans hésitation, enroulai mon autre bras autour de la taille de Bastille. Je respirai un grand coup.
- Smedry.
Son visage était à deux doigts du mien.
Je clignai des yeux. La voir là, si proche, me semblait soudain très, très gênant. Qui plus est, elle me serrait assez fort et je soupçonnai que la Pierre de Chair ne décuplait pas seulement sa vitesse de course, mais aussi la vigueur de sa poigne.
Le cerveau en ébullition, je bredouillai une réponse intelligible. (Ainsi que vous l'avez peut-être observé, les filles ont souvent cet effet sur les garçons. C'est à cause de leurs puissantes phéromones. Elles ont évolué comme ça, développant le don de nous rendre, nous autres hommes, mous de la cervelle, de façon à pouvoir plus aisément nous fracasser le crâne avec des pavés de Fantasy et nous piquer nos Babybel).
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Par BlackWolf, le 03/09/2011
Warbreaker de
Brandon Sanderson
Vivenna swallowed. "Your plans are a bit more . . . violent than I had anticipated."
The mercenaries shared a look.
"You see," Denth said. "This is where we get our bad reputation. People hire us to do difficult things—like undermine a country's ability to wage war—then complain that we're too violent."
"Very unfair," Tonk Fah agreed.
"Perhaps she'd rather we buy puppies for all of her enemies, then send them with nice apologetic notes, asking them to stop being so mean."
"And then," Tonk Fah said, "when they don't stop, we could kill the puppies!"
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Par Crunches, le 26/02/2012
Alcatraz de
Brandon Sanderson
Certains supposent que les écrivains écrivent parce qu'il ont une imagination débordante et qu'ils veulent partager leurs visions. D'autres pensent qu'un auteur exerce ce métier parce qu'il a la tête pleine d'histoires qu'il doit raconter dans un élan de propondité créative.
Les uns et les autres ont tort. Nous autres écrivains produisons des ouvrages pour une seule et unique raison : parce que nosu aimons torturer nos lecteurs.
Bon, la torture physique est généralement vue d'un mauvais oeil dans les sociétés civilisés. Heureusement, la communcauté des gens de lettres a mis au point une méthode bien plus puissante et bien plus satisfaisante pour tourmenter autrui : nous écrivons des histoires, ce qui nous permet de causer tout un tas de misères à notre public de façon parfaitement public, méchants que nous sommes.
Prenez par exemple le mot que j'ai employé plus haut : "propondité", il n'existe pas ; je l'ai inventé. Pourquoi ? Parce que l'idée de milliers de naïfs cherchant pour rien dans leur dictionnaire m'amusait.
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