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Critiques de Bruno Lecigne (40)
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Le jeu de la trame - Intégrale

Je remercie Babelio et les Editions Mnémos pour cet envoi, et ce d'autant plus que le Jeu de la Trame, dont les quatre parties sont parues séparément dans la mythique collection « Anticipation » ( ! ) du Fleuve Noir, méritait amplement cette réédition dans leur collection Hélios.

Le Jeu de la Trame est un roman de fantasy extrême-orientale qui se déroule dans un monde traversé par une gigantesque muraille de pierre et ravagé par d'inquiétantes créatures de feu.

Le « héros », Keido, a des relations amoureuses avec sa soeur ; celle-ci lui révèle qu'elle a été violée par son père et se suicide. Keido exécute son père et va tout faire pour redonner vie à sa soeur : il se met en quête des différentes cartes du Jeu de la Trame, qui chacune attribue à son possesseur un pouvoir particulier et dont la réunion donne un pouvoir magique absolu. Keido parcourt un univers livré à la violence et affronte de redoutables adversaires, détenteurs de ces cartes aux pouvoirs singuliers.

Le roman est bien écrit, les actions s'enchaînent à un rythme rapide et, si la première partie donne une impression de déjà vu, les parties suivantes sont vraiment originales et captivantes. Quant à la fin, elle est absolument inattendue.

C'est donc un très bon roman d‘aventures que nous présentent les Editions Mnémos. On regrettera toutefois que des auteurs aussi talentueux n'aient pas continué une carrière qui s'annonçait tout à fait prometteuse.

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Les enquêtes de Louise Beauvoir : Disparition..

J'ai passé un bon moment avec cette première B.D. des Enquêtes de Louise Beauvoir que j'ai eu la chance de découvrir grâce à NetGalley.



Tout commence par un rêve prémonitoire : le mazzeru l'a vu, une femme va mourir bientôt. Et effectivement, elle disparaît peu après dans un accident. Les gendarmes retrouvent la voiture qui a quitté la route ainsi qu'une liasse de grosses coupures, mais la jeune femme reste introuvable.

Sa photo paraît dans les journaux et c'est ainsi que Louise Beauvoir, gendarme à Aubagne, reconnaît une jeune fille qu'elle recherche depuis des années.



C'est une intrigue policière assez classique (recherche d'indices, les interrogatoires des suspects...), mais pas sans surprises. En plus, comme l'histoire se déroule en Corse, cela complique les investigations des gendarmes car tout le monde a des choses à cacher et la méfiance est de mise envers ceux du continent aussi bien qu'envers les représentants de l'autorité.



Les dessins nous font voyager entre le maquis, les villages, les villas, avec des planches plus sombres qui reflètent si bien l'atmosphère trouble qui baigne cette enquête pour disparition. En revanche, les visages de certains personnages masculins sont un trop marqués à mon goût.



Un bon policier au suspense sans faille, le premier épisode d'une nouvelle série apparemment : une deuxième enquête, se déroulant quelques années plus tard, doit paraître prochainement d'après le C.V. de Louise Beauvoir qui figure à la fin du livre...





#LouiseBeauvoir #NetGalleyFrance

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Fileuses de soie

Voici mon retour de lecture sur la bande dessinée « Fileuses de soie ».

Drôme provençale, 1910.

La filature familiale de Louis Bouscaret fait depuis peu face à une concurrence croissante venant de l’étranger. Son usine-pensionnat, qui recueille les orphelines et filles abandonnées de la région, bénéficie de leur travail acharné en échange d’une "éducation" assurée par la sévère sœur Agnès.

Henriette, une nouvelle arrivante au visage à demi-caché derrière une mèche, rêve de dessiner un jour ses propres robes.

Quand une des ouvrières est touchée par une pneumonie, la belle unité cesse..

Pendant ce temps, chez les Bouscaret réapparaît Hyppolite, le cadet des enfants qui traîne avec lui le lourd secret familial.

Mais lorsque le fils honni et la travailleuse révoltée se rencontrent, débute une idylle impossible dans laquelle prend racine des envies de subversion.

Fileuses de soie est une bande dessinée mettant en scène des femmes fortes qui ont décidées de se battre envers et contre tout pour réussir dans la vie. Et ce, malgrè des conditions de travail et de vie parfois difficiles.

C'est aussi l'histoire d'un homme qui n'a pas connu que le bonheur ces dernières années. Il revient vers les siens mais le passé ne s'oublie pas facilement. Et quand il tombe amoureux d'une ouvrière, tout se complique encore plus..

Sans oublier que la maladie guette le pensionnat..

J'ai aimé me retrouver en 1910, dans une filature de soie. Il est intéressant de suivre une usine-pensionnat et des jeunes filles, jeunes femmes, qui n'ont pas vraiment choisies cette vie. Elles sont des ouvrières qui triment dures. Les conditions de travail et de vie sont réellement compliquées à cette époque. Que de progrès ont été faits depuis !

J'ai bien aimé les personnages même si je ne me suis pas réellement attachée à eux. Toutefois, ici cela ne m'a pas dérangé.

L'histoire est très bien ficelée, il y a des rebondissements ; je ne me suis pas ennuyée.

Les illustrations et la colorisation m'ont plus.

Fileuses de soie est une bonne bande dessinée que je vous recommande et note quatre étoiles :)

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Fileuses de soie

Juin 1910 dans la Drôme provençale. Nous nous trouvons dans une usine-couvent où de jeunes, parfois de très jeunes filles de moins de 13 ans, sont exploitées comme fileuses de soie sous la surveillance de bonnes sœurs qui incarnent tout, sauf la charité chrétienne. Nous allons faire successivement connaissance de Suzanne, la fille des métayers qui gèrent la magnanerie qui fournit les cocons, Henriette, défigurée par de l'acide, Rose, 13 ans, orpheline dont la mère est morte devant ses yeux et Apolline, qui a échappé à un mariage arrangé. Elles travaillent toutes les quatre pour la famille Bouscaret dont le fils cadet vient de rentrer du bagne. Face à la violence, aux abus, à la misère, les quatre jeunes filles vont trouver dans leur amitié, la force de se rebeller contre ce qui les écrase.

Cette BD nous offre quatre beaux portraits de jeunes filles, qui se battent pour ne pas subir ce que la société de l'époque leur impose. A travers leur destin, se dessine le statut peu enviable des femmes du début du XXème siècle : les filles qu'on marie avec ou plus souvent sans leur consentement pour des raisons économiques , dans une espèce de troc argent et pouvoir contre ventre, les orphelines qu'on exploite dès leur plus jeune âge, les femmes considérées comme des objets qu'on pouvait s'approprier par le viol.

En arrière-plan, la réalité sociale des usines-couvents où, sous couvert de charité, les orphelines et les filles de la rue étaient exploitées au vu et au su de tous. C'est aussi la description de la fin d'une époque, celle d'une industrie locale, artisanale au profit d'une mécanisation qui fait baisser les prix et produit en grande quantité, face à la concurrence italienne et asiatique. Cette BD m'a rappelé le roman d'Adrien Borne "Mémoire de soie", paru en 2020, qui complète bien cet ouvrage.

J'ai aimé retrouver le vocabulaire imagé de ma région d'origine, qui m'a ramenée quelques instants à mon enfance près de mon grand-père : pitchoune, se faire empêguer, Ho, fada, va fangoule, counas.....

J'ai également aimé les dessins simples mais évocateurs de Jean-Côme Garcette et ses bruitages m'ont fait sourire : cric-cric-cric pour les vers à soie qui se régalent de feuilles, gglp-ggg-glg pour une crise d'épilepsie, mf-oh-mmf-oh pour l'extase sexuelle!!!

Une lecture instructive et agréable.

#Fileusesdesoie #NetGalleyFrance

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Le programme troisième guerre mondiale

Alexander Hitten devient computerman, par une connexion nerveuse, il s'intègre dans les programmes du super ordinateur, Wotan. Wotan est une station informatique internationale cachée du côté du Groenland, elle rassemble la totalité des informations du monde. Les computerman sont isolés du reste du monde où sévit la troisième guerre mondiale. Les intentions d'Alexander ne semblent pas se limiter à avoir un boulot et à se couper du monde, il cache certaines choses, des choses que l'on va découvrir au fil de ses incursions dans la computosphère. On est quelque part entre Tron et Inception, est c'est assez réussi dans le genre, ce roman est plutôt une bonne surprise, l'écriture est efficace, soignée, l'univers proposé dans ce roman se tient, cohérent, solide, avec quelques passage dans des sociétés étranges et fantastiques particulièrement réussies (le monde des ascenseurs). Je pourrais juste reprocher un manque d'ambition, il y avait moyen d'aller plus loin dans les paradoxes (pour ça, Inception est un modèle). Je reste enthousiaste après cette lecture, mais légèrement frustré.
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Fileuses de soie

1910. La Drôme Provençale. En pleine campagne sont posés les Établissements Bouscaret. Une usine-pensionnat placé sous la direction des religieuses. Plutôt une usine prison qui recueille des femmes mises au ban de la société et qui fournit de la main-d'oeuvre gratuite à l’usine de M. Bouscaret. Ce dernier est bien placé pour avoir à l’œil les ouvrières de sa production de soie puisque sa belle demeure est juste de l’autre côté du mur de l’usine-pensionnat. C’est d’autant plus pratique pour puiser dans l’effectif la domesticité de la maisonnée. Après-tout, c’est quand même lui qui finance les religieuses.



L’histoire se situe à une période charnière pour la production de soie en France. La concurrence de la Chine (eh oui, déjà au début du 20e siècle) met à mal les coûts de production en France. M. Bouscaret est partisan de la tradition là où son fils est défenseur de l’innovation.



C’est dans ce contexte qu’Henriette arrive au pensionnat-couvent-usine. La jeune femme est défigurée. Sont-ce les séquelles d’un incendie ou les traces du vitriol jeté par un souteneur mécontent ? Henriette rêve de devenir modiste.



C’est aussi le moment que choisit le fils maudit, Hippolyte Bouscaret, pour revenir chez les siens. Lui aussi a son secret. Lorsque Henriette rencontre Hippolyte, leurs deux tempéraments rebelles font des étincelles. Parviendront-ils à inverser la courbe du destin qui semble leur être promis ?



« Fileuses de soie » est une belle histoire de femmes qui se battent pour vivre dignement et d’un homme qui refus la facilité. Au fil des pages, ce sont de beaux parcours de résilience qui se dessinent, et une critique d’une certaine forme de société cautionnée par les autorités religieuses.



La qualité du récit est étayée par la beauté des dessins. Les personnages sont bien dessinés, avec une accentuation moins réaliste pour la religieuse affublée d’une particularité physique qui souligne sa cruauté vis-à-vis des pensionnaires. Les couleurs sont celles de cette belle région.



Merci à NetGalley France et aux Éditions Les Humanoïdes Associés, La Boite à Bulle et HSN pour cette belle découverte.

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Fileuses de soie

En France, durant une partie du XIXème et le début du XXème siècle, de jeunes femmes marginalisées pour diverses raisons - filles-mères, prostituées, orphelines... -, sont envoyées dans des usines-pensionnats gérées par des religieuses, assurant une main d'œuvre gratuite contre gîte, couvert, et " éducation ".



Dans cette bande-dessinée historique, l'on découvre l'histoire et le quotidien de ces usines par l'intermédiaire de celle de M. Bouscaret, en Drôme provençale, alors qu'en 1910, la filature de soie française a de plus en plus de souci à concurrencer la filature de soie chinoise.

L'arrivée d'Henriette, à la brûlure au visage mystérieuse, source de toutes les spéculations, va bouleverser la routine bien huilée de la filature, de même que le retour d'Hippolyte, fils cadet de Bouscaret qui avait étrangement disparu auparavant.



Narrativement, tout comme graphiquement, nous sommes rapidement plongés dans le réalisme d'une époque, dans une incursion sans fard décrivant les conditions de vie inhumaines subies par ces jeunes considérées comme la lie de l'humanité, et donc, en toute logique, traitées comme telles.

Conditions de vie qui vont créer des liens, une certaine forme de sororité entre plusieurs d'entre elles, les menant à un dénouement en accord avec leurs forces et leurs convictions, un dénouement somme toute attendu, mais révélateur d'espoir par une possible liberté.



Je remercie les éditions La Boîte à Bulles et NetGalley de m'avoir permis la découverte de cette bande-dessinée, non seulement intéressante, mais aussi agréable à lire, tant en raison de la cohérence, de la pertinence de son intrigue, que de ses graphismes qui la servent parfaitement.
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Fileuses de soie

Tout d’abord merci à Babelio et aux éditions La boîte à bulles de m’avoir sélectionnée à la dernière masse critique !



Cette BD se déroule essentiellement dans la Drôme, au cœur d’un petit village dans lequel une riche famille règne sur l’économie et la vie des habitants par le biais de leur pensionnat-usine dédié à la sériciculture et à ses diverses étapes. Ce pensionnat-usine est exclusivement féminin, avec de jeunes filles et femmes indigentes, placées là par leur famille ou suite à de sordides histoires, à la perte de parents. En fait il faut le dire, tout cela ressemble bien à une prison, elles n’ont pas le droit de sortir, de s’éloigner de l’usine et ses environs… Le salaire n’en est vraiment pas un. Les conditions de vie et de travail sont déplorables. Une joyeuseté en somme avec bien sûr en arrière-pensée la rééducation des esprits avec des religieuses très sinistres.



Les dessins sont magnifiques, les couleurs bien choisies, je trouve que la luminosité du midi est bien retranscrite, nous ne sommes pas ailleurs en France. J’ai beaucoup aimé le personnage principale d’Henriette qui en mènera quelques-unes à l’émancipation. Une période historique navrante et écoeurante mais qu’il faut connaître d’où l’intérêt de cette lecture. Un tout petit bémol : j’ai eu du mal à reconnaître et différencier certains personnages féminins.



Belle lecture, encore merci !
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Système Solaire, tome 1 : Mars, la planète rouge

Une belle découverte avec cette collection en 8 volumes en devenir. Ce premier tome annonce la couleur d'un voyage dans le système solaire jalonné des principales planètes et de notre soleil.



Avec l'appui scientifique de l'Observatoire de Paris, les auteurs nous narrent une sympathique histoire de science fiction très réaliste, à l'image de celles d'Arthur C. Clarke, en quête des origines de la vie et... des semblables d'un extraterrestre au nom imprononçable et surnommé Clarke, sauvé de son vaisseau craché sur la lune et retrouvé par par hasard.



Une quête internationale accompagne ce dernier sur chacune des planètes avec des moyens que l'humanité ne possède pas encore et à faire rêver toutes les agences spatiales du monde.



Jusqu'où nous emmènera cette équipé coachée par Clarke ? Quelles sont ses réelles intentions ? Des questions se posent et très vite les nationalités n'ont plus trop de sens devant l'immensité de l'univers, de la place de la vie et de l'importance de la préserver.



Un prix raisonnable viendra clore toute hésitation à se lancer dans cette aventure spatiale où les rayons laser ne sont que des outils de travail.



J'ai hâte de lire la suite...
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Fileuses de soie

La réalité historique parfaitement retracée dans un scénario romancé et dans un graphisme simple mais très évocateur. Celle de l’existence d’usines-pensionnats ou usines-couvents durant la seconde moitié du 19ème siècle et le début du 20ème siècle.



L’histoire : 1910 - Une usine-couvent dans la Drôme provençale.

Il y a besoin de personnel malléable et corvéable à merci dans la filature de soie de la Famille Bouscaret, car la concurrence étrangère devient féroce.

Qu’à cela ne tienne ! Les jeunes orphelines, quelquefois de moins de 13 ans, et les filles abandonnées feront ce travail en échange de « l’éducation » dispensée par Sœur Agnès. C’est plutôt une garde chiourme au service de l’industriel et elle dirige les filles d’une main de fer. Tout son petit monde marche droit jusqu’au moment où une jeune ouvrière est touchée par la pneumonie.

La révolte commence à gronder pour certaines d’entre elles…



J’ai bien aimé cette immersion dans la filature de soie, dans la magnanerie ( là où on élève les vers à soie) et dans la cadre concentrationnaire des ouvrières.

Les personnages sont bien campés et particulièrement crédibles, les ouvrières sont attachantes. Notamment Henriette, une jolie fille, qui dissimule une partie de son visage sous une grande mèche de cheveux bruns. Elle a été défigurée par l’acide. Elle rêve de créer ses propres modèles. Rose a 13 ans. Sa mère a été violée et tuée devant ses yeux. Et Apolline, plus âgée, a fui un mariage forcé.

Sans oublier Hippolyte, le fils rejeté de la famille Bouscaret, qui revient dans la région, après avoir connu le bagne…



C’est un scénario bien maîtrisé, avec une belle progression dramatique, pleine de rebondissements.

J’ai bien aimé la force de l’amitié qui va souder des filles volontaires et généreuses, celle de l’amour entre Henriette et Hippolyte où le milieu social n’a pas d’importance. Vouloir diriger sa vie comme on l’entend, sans aucune pression extérieure.



Une lecture agréable et intéressante.



Merci à Netgalley et aux éditions «Boîte à bulles »



Instagram : commelaplume




Lien : https://commelaplume.blogspo..
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Les enquêtes de Louise Beauvoir : Disparition..

Cette bande dessinée est la première d’une série qui s’annonce. On y suit l’enquête de Louise Beauvoir, gendarme, qui se voit contrainte de renoncer à ses vacances avec sa fille pour partir en Corse sur les traces d’une jeune femme disparue à Aubagne depuis 7 ans.



Les ramifications de l’enquête confronte notre enquêtrice aux « habitudes » corses : corruption, armes à feu, corses taiseux et même les sangliers ! L’intrigue ne révolutionne pas le genre, mais reste solide. On découvre surtout le personnage de Louise Beauvoir et sa vie privée ; je suivrai avec plaisir la suite des aventures de cette gendarme déjà annoncée dans le C.V. en fin d’ouvrage. Les dessins sont plaisants; j’ai en particulier aimé les couleurs.



Je remercie les éditions les humanoïdes associés, la boîte à bulles et HSN ainsi s se je NetGalley pour cette découverte.
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Fileuses de soie

Juin 1910, Drôme provençale.L'usine-pensionnat des établissements Bouscaret accueille cinq nouvelles pensionnaires. Des filles de la rue, des orphelines, des indigentes à qui on offre un toit, un travail et une éducation. Une main d'œuvre jeune et bon marché pour M. Bouscaret qui fait le commerce du fil de soie. Parmi ces nouvelles ouvrières, Henriette Fabre, 17 ans....

Les scénaristes Sylviane Corgiat et Bruno Lecigne racontent la vie des fileuses de soie du début du siècle : conditions de travail difficiles, vie en vase-clos, salaire quasi inexistant, seul espoir pour ces femmes : se trouver un mari. Au travers du personnage d' Henriette et de ses deux camarades, on va suivre la naissance d'un amour impossible, les prémices de la rébellion, de l'envie d'autre chose, la volonté de dire non.

Cette chronique sociale et historique est mise en image par Jean-Côme qui réalise là son premier album. 132 pages à l'encre, un trait fin, des personnages expressifs et un voyage dans la campagne provençale des années 1900.Brigitte Alberto réalise en épilogue un cahier documentaire bienvenu sur les usines-pensionnats de la soie.

Ces fileuses de soie qui veulent changer leur destin sont très attachantes et elles nous emmènent sans mal dans leur sillage. Cet album combine habilement des histoires humaines fortes et un contexte historique intéressant. Je ne connaissais pas du tout ces usines-pensionnats, et toi ?
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Les enquêtes de Louise Beauvoir : Disparition..

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[SERVICE PRESSE #42]





👩 Louise Beauvoir (Disparition en Corse)



Je remercie Netgalley et la maison d’édition pour ce service presse.



👩Louise Beauvoir est gendarme. Alors qu’elle doit partir en vacances avec sa fille, elle est appelée sur une disparition inquiétante en Corse. Arrivée sur l’île avec sa fille, Louise découvre que la victime est liée à une disparition inquiétante sur le continent.



👩La première chose qui m’a frappée, avec cette BD, ce sont les dessins des personnages. Les visages des hommes semblent taillés à la cerpe et j’aime cet effet bourru et buriné que cela donne. Les visages des femmes sont plus lisses, mais tout aussi expressifs.



👩 J’ai adoré l’enquête de police ! C’était super agréable, hyper bien mené et très addictif. La situation familiale de Louise s’invite dans la partie et ça me fait penser aux mêmes histoires de flics qu’on voit dans les films, du coup, j’ai trouvé ça encore plus réel.



👩Les illustrations sont extrêmement expressives. Les émotions sont visibles, agrémentées de couleurs parfois ternes, ce qui donne une ambiance lourde. J’ai apprécié les différentes prises de vues des dessins. Cela apporte originalité et profondeur à l’œuvre. L’humour est pince sans rire, ce qui ajoute encore à l’histoire.



👩 Une bande dessinée de 96 pages, très complète et d’une qualité certaine. Je serais ravie de continuer à suivre cette série.



#ChroniqueuseDeRomans#AmoureuseDesLivres #InstaLecture #PassionLivresque #PlaisirDeLire

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Système Solaire, tome 2 : Jupiter, le berger ..

Ce deuxième tome de la série « Système Solaire » est un peu plus intéressant tant au niveau du récit que de la partie « scientifique ».

Le récit manque toujours toutefois de rythme et de suspense. La scène de l’exploration de Jupiter introduit un peu de tension mais qui s’évanouit très vite, rendant la scène aussi plate que possible. Bref, ce n’est pas du tout le choix de l’auteur de créer un peu de moments tragiques mais c’est bien l’aspect « documentaire » et informatif qui prend le dessus ; pourquoi pas. L’intrigue autour de l’extraterrestre devient elle aussi un peu plus intéressante même si, encore une fois, il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent comme des moments de tension ou de mystère sur les agissements de Clarke (c’est le nom de l’extraterrestre).

Au niveau de la partie « science », c’est toujours très riche en informations. On apprends de nombreuses choses sur la planète Jupiter et également ses 4 principaux satellites naturels. Le dossier final est aussi là pour faire un résumé assez complet sur la découverte de la planète gazeuse et les 4 satellites visités par L’équipe de scientifiques terriens.
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Système Solaire, tome 1 : Mars, la planète rouge

Une bande dessinée un peu particulière car elle part d'un récit de science-fiction (avec la présence d'un extraterrestre et de la technologie du voyage spatial) pour être en définitif une BD documentaire sur la Planète Rouge. D'ailleurs, les dialogues sonnent un peu faux avec ces personnages qui donnent des infos sur Mars comme s'ils étaient dans une conférence.

Il est évident que le récit n'est qu'un faire-valoir pour parler d'astronomie et donc de Mars pour cet album (on se demande à quoi sert l'extraterrestre d'ailleurs !!) ; donc côté informationnel c'est plutôt réussi (notamment grâce à un dossier final assez complet et intéressant) mais côté récit c'est très plat avec des personnages qui manquent de charisme et d'intérêt. Encore une fois, les aventures de ces scientifiques sonnent faux (ou alors c’est extrêmement trop réalistes), on passera l’intérêt du récit.

Un avis donc plutôt mitigé mais le second tome permettra de mieux juger cette série qui joue la carte de la justesse scientifique et de la pédagogie plutôt qu’une simple BD de science-fiction.
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Le jeu de la trame - Intégrale

Le Jeu de la Trame est une œuvre que je ne connaissais pas du tout avant de tomber par hasard sur cette réédition – ce que je regrette – et qui fait partie de cette fantasy française trop souvent ignorée. Il faut dire que les auteurs anglo-saxons ont plus de visibilité dans les grandes maisons d’édition, même si les auteurs français se font peu à peu une place importante dans le paysage des littératures de l’imaginaire.



Le héros de cette tétralogie est Keido, fils du seigneur du Roseau. Suite au suicide de la femme qu’il aime – qui est aussi sa sœur – le jeune homme part en quête des trente-neuf cartes du Jeu de la Trame. La légende dit que celui qui les réunira toutes possèdera des pouvoirs insoupçonnés… et pourra même ressusciter les morts.

Nous suivons donc Keido dans sa quête a priori sans espoir. Les aventures s’enchaînent pratiquement sans temps morts et vont emmener notre héros dans les endroits les plus reculés de son monde.



J’ai beaucoup apprécié cette lecture. Le style de ces deux auteurs est agréable et facile à lire mais aussi très actuel. Si je n’avais pas cherché la première date de parution, j’aurais cru qu’il s’agissait d’un nouveau roman divisé en quatre parties au lieu d’une tétralogie datant d’avant ma naissance.

Une seule faiblesse : la conclusion ! Je ne sais pas s’il s’agissait de directives éditoriales ou de la volonté des auteurs mais j’ai trouvé les derniers chapitres plutôt expéditifs, et la fin plutôt bâclée.

Le Jeu de la Trame reste cependant une excellente découverte et je ne peux que vous encourager à vous lancer à votre tour dans sa lecture.
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Système Solaire, tome 2 : Jupiter, le berger ..

L'aventure de l'équipage de scientifiques internationaux embarqués à bord du vaisseau extraterrestre Amerigo continue.

Sous la vigilance, les conseils et les appuis technologiques de Clarke, seule rescapé du crash de son vaisseau, ils explorent au cours de ce second tome Jupiter et quelques unes de ses lunes.

Clarke est toujours à la recherche du second vaisseau de ses congénères et l'équipe de scientifiques se demande toujours si ce dernier ne cache pas d'autres motivations.

Pour autant des liens se tissent et les découvertes sont toujours plus saisissantes de réalisme.

A ce stade, il va falloir prendre son mal en patience pour attendre la suite des prochains épisodes dont le calendrier de publication n'est pas annoncé par Glénat.

Quoi qu'il en soit, l'histoire se tient, le graphisme est toujours aussi sympathique, et la quête scientifique fait rêver de découvertes lointaines, détachées des turpitudes terrestres.

Les questions écologiques et déontologiques supplantent les basses et vils quêtes de pouvoir et de domination, preuve que l'on peut tenir en halène via des histoires saines et éloignées des clichées de la science-fiction.

Bravo à Glénat et aux auteurs pour ces deux premiers opus. On attend la suite avec impatience.
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Le jeu de la trame - Intégrale

Tout d'abord, un grand merci à l'opération Masse Critique et aux éditions Mnémos pour l'envoi de cet ouvrage !



Envie de fantasy qui dépayse, sans orcs ni dragons ? Le Jeu de la Trame pourrait bien être l'épopée qu'il vous faut. Un peu plus de six-cent pages dans un monde à forte inspiration extrême-orientale où l'on retrouve tour à tour un peu de Japon, un peu de Chine, un peu de Mongolie ; coupé en deux par une immense muraille de pierre séparant les Terres Fertiles, verdoyantes, des Terres de Cendre, désertiques et ravagées par d'incontrôlables incendies. Ici, point de quête pour sauver le monde, mais seulement celle d'un homme, prêt à tout pour ressusciter la femme qu'il a aimée.



Un pitch plutôt noble et romantique en apparence, si l'on ne savait pas dès le prologue que la femme en question était sa sœur (non, pas « demi », ni « par alliance », mais bien « sa sœur ») et que cet amour n'avait rien de fraternel du tout. Certains s'arrêteront donc sans doute là, ce qui serait foutrement dommage puisque la demoiselle en question décède dès ledit prologue. Certes, pendant la moitié des scènes de sexe du roman (et il y en a un certain nombre dans la première partie), Keido compare systématiquement ses partenaires à Kirike. Ambiance. Heureusement, le jeune homme n'est jamais (mais alors vraiment jamais) présenté comme quelqu'un de bien. Plutôt comme quelqu'un de prêt à tout pour atteindre ses objectifs, même s'il n'est pas vraiment non plus un parfait salopard. Un personnage ambigu et plutôt complexe donc, frôlant souvent les limites de la folie, sa raccrochant désespérément au souvenir de sa sœur pour ne pas complètement sombrer. Seule une chose l'anime : rassembler les trente-neuf cartes magiques disséminées dans le monde entier, dont l'ensemble lui permettrait de réaliser son rêve. Le reste n'a aucune importance à ses yeux. C'est ainsi qu'il voyagera d'un bout à l'autre du monde à la recherche de ses fameuses cartes, quitte à se fourrer dans les pires situations possibles sans se soucier de rien.



Originellement publié en quatre tomes à la fin des années 80, on ne peut que remercier les éditions Mnémos d'avoir réuni l'intégralité du roman en un seul volume, le tout formant un récit continu. Certes, chaque partie possède sa propre intrigue, mais les fins en sont totalement ouvertes. Ainsi verra t-on Keido ballotté d'une guerre de clans aux rivages d'une mer gelée, puis d'une errance dans les plaines à un huis-clos. Pour autant, chacune de ces parties possède ses propres qualités et lacunes. L'histoire de la première se veut complexe (quoique certes pas dépourvue de longueurs), la seconde (la meilleure!) offre un dépaysement total et se révèle bourrée de péripéties, la troisième s'avère plus contemplative mais riche en découvertes sur le monde et la dernière cristallise tout ce qui a déjà été évoqué, quitte à oublier un peu d'avoir une intrigue. On a donc un roman tantôt mouvementé, tantôt moins ; souvent dépaysant, et vraiment plaisant... jusqu'à son dernier quart.



Sur les trois premiers, le Jeu de la Trame a tout, mais alors vraiment tout pour plaire. On suit Keido, mené par sa quête d'une emmerde à une autre, en mode un peu « yolo, on y va et on avisera sur place ». Le jeune homme n'est pas sot pour autant et sait très bien qu'il n'est pas le seul à convoiter les fameuses cartes, aussi se montre-t-il très prudent lorsqu'il s'agit de faire usage des siennes. Les fameuses cartes sont en effet la seule magie dans le monde imaginé par Sylviane Corgiat et Bruno Lecigne, lui conférant un aspect relativement réaliste la plupart du temps. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que Keido a souvent de la chance ; qu'il s'agisse de tomber au bon endroit, au bon moment, ou de rencontrer les bonnes personnes. Un côté « ta gueule, c'est magique ! » qui s'estompe toutefois au fil du récit, de plus en plus maîtrisé. Ceci dit, même si ce non-héros a de la chance, il ne s'en sort souvent que de justesse et ne paraît jamais invincible, ce qui rend son voyage vraiment palpitant.

… Et le dernier quart, alors ? Eh bien celui-ci m'a laissé.e plus mitigé.e. Pas que le huis-clos ne fonctionne pas ; après tout ce temps passé à parcourir la cambrousse, ce n'est au contraire pas une mauvaise idée. Mais entre la narration s'attardant parfois sur d'autres personnages, les rebondissements pas forcément hyper palpitants et surtout la conclusion, l'effet soufflé qui retombe est bel et bien là. Le Jeu de la Trame dégage à des kilomètres le parfum d'une série interrompue prématurément ; le fait que Keido ait toujours récupéré les cartes quatre par quatre en témoigne. Et puis là, tout à coup, pouf, magie, on expédie la fin en vitesse, quitte à verser un peu dans le mystique et la confusion. Le duo d'auteurs a certes réussi à bricoler une vraie fin, mais celle-ci a de quoi laisser dubitatif. Où est la vérité, où est l'illusion ? Les annexes (pas toutes intéressantes) éclairent un peu à ce sujet, notamment celle sur les effets des cartes. Reste que tout ça n'est pas clair du tout, dommage.



Néanmoins, le Jeu de la Trame reste (presque) de bout en bout une lecture plaisante, dépaysante, tout à tour contemplative et mouvementée, dans un univers original et avec un protagoniste que l'on ne peut clairement pas apprécier, mais pas non plus détester tout à fait ; tout au plus ne s'y attache t-on pas, ce qui n'est pas plus mal. Une fantasy différente, sortant totalement des sentiers battus, et qui, rien que pour ça, mérite définitivement le coup d’œil !
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Fileuses de soie

Avec cette BD j'ai découvert un monde que je ne connaissais pas, les usines-pensionnats des fileuses de soie.



Et, comme souvent à cette époque, début 20è, la main d'œuvre est exploitée, les enfants qui n'ont rien choisi sont enrôlés, les salaires sont des misères quand ils ne sont tout simplement pas confisqués pour une raison quelconque.

L'éducation est inexistante sachant qu'on dompte mieux un esprit innocent, et que le temps c'est de l'argent.



Une bonne critique de cette société avec des caricatures bien marquées.



Des contextes historiques intéressants à découvrir.

J'aurais d'ailleurs aimé un peu plus de développement sur ces points alors que l'histoire s'évade ensuite vers d'autres horizons.



Si j'ai bien aimé les personnages je ne me suis cependant pas vraiment attachée à eux.



L'histoire est bien imaginée avec quelques rebondissements qui cadencent la lecture.



Si l'histoire m'a beaucoup intéressée j'ai moins adhéré au style de dessin, au graphisme.



J'ai bien aimé également le petit documentaire final qui parle de ces usines-pensionnats, un bon texte agrémenté de photos intéressantes.



Encore un grand merci à Babelio pour la sélection et à la Maison d'Édition pour l'envoi.
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Le jeu de la trame - Intégrale

Les éditions Mnémos redonnent la possibilité à cette série française d'atteindre un nouveau lectorat en rééditant, pour la seconde fois, Le Rêve et l’assassin, L’Araignée, Le Souffle de cristal, Le Masque d’écailles sous un seul et unique titre : Le Jeu de la Trame.

Parue initialement entre 1986 et 1988 dans la mythique collection "Anticipation" des éditions Fleuve Noir, cette fresque de fantasy aux inspirations nippones entraine son lecteur dans une quête aux quatre coins du pays créés par le duo Sylviane Corgiat et Bruno Lecigne.



Si l'on démarre par une liaison assez étrange et pour le moins dérangeante entre Keido et sa sœur Kirike, ce ne seront que les prémices d'une aventure folle en quête de bouts de tissus aux pouvoirs magiques incroyables. L'objectif de Keido, sans ne rien vous en dévoiler de plus que ne le fait la quatrième de couverture, est de ressusciter sa défunte sœur pour leur permettre de vivre leur amour au grand jour. S'ensuit donc une quête (que l'on voit venir à des lieux à la ronde) qui sera autant de trame pour chacun des quatre titres rassemblés ici. On opposera sans doute aux auteurs la redondance de la trame narrative, car chaque ouvrage est construit sur un plan particulièrement similaire au précédent. Mais ils ont tout de même réussi le tour de force de proposer quelque chose de neuf dans chacun des récits tout en gardant cette même formule.



Le paysage décrit a certes des accents nippons (dans les noms de personnages, les décors des maisons, la hiérarchie seigneuriale, ...) mais on a aussi un bon mélange avec du médiéval dans la partie armure, château ou tout simplement épée. Et pourtant, on est loin du Japon médiéval par excellence (oubliez les samouraïs, vous n'en trouverez pas dans ce récit), tant les auteurs ne s'attardent pas nécessairement sur le background de leur récit, mais lui préfère le développement des personnages et de l'intrigue. [...]





Outre le paysage, il nous faudra bien un anti-héros pour nous tenir un tant soit peu en haleine.

Keido est LE pire des salopards que j'ai eu l'occasion de rencontrer en fantasy. Et je pèse mes mots. Même Benvenuto Gesufal (Gagner la Guerre, Jean-Philippe Jaworski) ne lui arrive pas à la cheville.

A loisir choisissez ce que vous voudrez mais voilà tout ce qui vous attendra avec ce personnage : parricide, meurtres, viols, inceste, mensonges, trahisons... Je vous laisse imaginer ô combien cet anti-héros deviendra antipathique au fur et à mesure de la lecture. Car n'espérez point de rédemption ou d'amende honorable de sa part, il n'aura aucun regret et continuera sa quête jusqu'à la fin quoi qu'il en coûte. Et pourtant, le lecteur aura l'envie de poursuivre sa lecture malgré un personnage principal aussi méprisable, ne serait-ce que pour savoir s'il parviendrait au bout de sa quête de résurrection.

Ce personnage et ses actions sont également ce qui a pu amener le lectorat à classer Le Jeu de la Trame comme étant de la Dark Fantasy. Sans compter les scènes érotiques, qui outre les premiers chapitres entre Keido et Kirike, ne sont pas exploitées (à mon sens) dans le but de faire avancé l'intrigue.



Le rythme du récit est entraînant, grâce sans doute aux chapitres archi-courts et à une action omniprésente. La forme pourra dérouter des amoureux des ouvrages plus verbeux. Mais il faut dire qu'en replaçant l'ouvrage dans sa période de parution et surtout dans la collection où la série a été initialement éditée, on retrouve l'esprit nerveux et le rythme enlevé attendu. Dans l'idée, j'ai retrouvé le rythme d'un certain Guin Saga (1979) toujours chez Fleuve Noir.

[...]



En Bref : Un personnage principal détestable (Keido), des personnages secondaires qui font tapisserie, une trame redondance dans chacun des récits, et pourtant derrière Le Jeu de la Trame se cache pour moi un véritable coup de cœur. Parce que j'ai adoré détester Keido. Que les personnages secondaires sont justement secondaires et n'apportent de l'intérêt qu'à l'avancée du héros. Que la redondance est certes présente, mais elle est enjolivée de diverses manières, offrant pour chacun des opus une originalité supplémentaire. Parce que Le Jeu de la Trame est rythmé, nerveux dans l'action, sanguinolent à souhait. Que bien écrit il y a plus de 30 ans, lire ce titre en 2021, fonctionne encore très bien.
Lien : http://amarueltribulation.we..
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