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Par litolff, le 28/02/2011
Le délégué de
Didier Desbrugères
Il avait soif de reconnaissance, cette forme socialisée, a minima, de l’amour. D’aucuns la guettent dans le regard admiratif et redevable de disciples, d’autres, à l’inverse, dans la gratitude d’un maître satisfait. Certains vont au plus court et multiplient les conquêtes dans ce but unique. L’ego, tyran caché, nous manipule comme des marionnettes.
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Le délégué de
Didier Desbrugères
Nous nous débattons contre ce vide asphyxiant. L'agitation de nos vies donne un volume, anime, confère un semblant d'épaisseur, de forme, au néant implacable. A force de gesticulations, elle aboutit à un sentiment, ou plutôt une illusion, d'existence qui nous rend tolérable l'écoulement du temps.
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Par litolff, le 28/02/2011
Le délégué de
Didier Desbrugères
Jouant avec une branchette de houx, le regard perdu dans la friche, il se disait qu’il faudrait bien un jour se rendre à l’évidence, l’homme est identique à ce qu’il était à l’aurore de l’humanité. Il n’a accompli aucun progrès, c’est-à-dire autre que technique.
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Par litolff, le 28/02/2011
Le délégué de
Didier Desbrugères
La concurrence et la compétition sont les avatars civilisés des rivalités bestiales pour l’accès aux femelles, visant à s’approprier les biens au détriment des plus faibles, leur déniant le droit d’exister, de se perpétuer.
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Par litolff, le 01/03/2011
Le délégué de
Didier Desbrugères
Et, puisqu'elle savait tout cela, sans doute avait-elle appris cette ultime leçon, à n'en pas douter connue également de Britov, qui est que nous mourons seuls, sans au fond avoir tenu ferme notre destin... ni nous être bien figuré les choses !
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Par Katherine, le 22/10/2010
Le délégué de
Didier Desbrugères
Loin de veiller sur eux comme à des rouages essentiels de l'immense mécanisme, la République les livrait à eux-mêmes. Son rêve d'une fraternité universelle et centralisée s'écroulait. (page 112)
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Par litolff, le 28/02/2011
Le délégué de
Didier Desbrugères
Une vision sociologique et philosophique émergeait de ses lectures acharnées : unir les habitants de Lurna grâce à un projet commun, fût-il celui de construire des digues. Là était le but suprême, dans l'apparition d'un esprit communautaire porté par une réalisation collective, dans celle d'une fierté partagée et fédérative.
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Par Katherine, le 22/10/2010
Le délégué de
Didier Desbrugères
L'Égalité devait être garantie pour tous les citoyens. Sans exception. Ainsi que les autres droits. (pages 31-32)
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Par litolff, le 28/02/2011
Le délégué de
Didier Desbrugères
Rongée par l'humidité comme une fresque d'église, l'immense carte de la République habille les quatre murs de la salle des Délégués, enjambe portes et fenêtres, et empiète par endroits sur les corniches du plafond. Elle date. Sans doute la doit-on à un artiste de second ordre. Elle est peinte à la détrempe. Des vignettes aux couleurs crayeuses, aux prétentions réalistes, distribuent villes, fleuves, montagnes et plaines. L'étendue du territoire étourdit et sa diversité étonne. Édifices coiffés de coupoles ou de bulbes, flèches gothiques, portes monumentales parées de bas-reliefs de céramique, figures monolithiques arrachées à la roche. Tous les mythes, toutes les croyances cohabitent. La République expose sa domination universelle.
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Par Katherine, le 22/10/2010
Le délégué de
Didier Desbrugères
Quels apports culturels demandait un petit d'humain pour devenir un humain ? Quelles normes et valeurs partagées fondent une société ? André devait acquérir un langage et des codes sociaux pour vivre en communauté. (pages 222-223)