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Par Junie, le 19/11/2012
Requiem pour une cité de verre de
Donna Leon
Obligé de manger seul, le premier souci de Brunetti fut de trouver quelque chose à lire. Un journal prenait trop de place sur la table. On ne pouvait jamais obliger un livre de poche à rester ouvert, ou alors il fallait massacrer sa reliure et, du coup, les pages se détachaient. Les bouquins d'art, souvent volumineux, souffraient particulièrement des taches de graisse. Il se rabattit sur le Gibbon qu'il alla chercher sur sa table de nuit, Gibbon qu'i était obligé de lire en traduction, à cause de son style.
Il sortit les lasagnes du four, en mit une portion dans une assiette, se versa un verre de pinot gris et appuya le Gibbon contre deux autres livres que Paola avait laissés trainer sur la table, le maintenant ouvert à l'aide d'une planche à découper et d'ustensiles de cuisine. Satisfait de cette disposition, il s'assit et commença à manger.
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Par Cath36, le 05/05/2013
Brunetti et le mauvais augure de
Donna Leon
Paola tenait de son père sa vision sardonique du monde... Mais c'était de sa mère qu'elle avait hérité ce sens de l'ironie avec lequel elle adoucissait ce qu'elle voyait.
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Par Cath36, le 05/05/2013
Brunetti et le mauvais augure de
Donna Leon
Une fois qu'une personne est morte, c'est à qui mieux mieux pour l'encenser, dire à quel point elle était bien, quelle perte c'est pour tout le monde et combien sa famille est merveilleuse..... Celui qui prend tout ce baratin avec un grain de sel comprend rapidement que la mère est un dragon qui a pourri la vie de son fils.
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Par Cath36, le 05/05/2013
Brunetti et le mauvais augure de
Donna Leon
"Pense un peu aux frères et aux soeurs aînés de tes copains de classe. Combien d'entre eux ont-ils trouvé un emploi correct ? Ils ont toutes sortes de "super diplômes" dans toutes sortes de "super domaines", mais ils squattent le domicile familial et vivent aux crochets de leurs parents. Et... ce n'est pas parce qu'ils préfèrent se la couler douce, mais parce qu'il n'y a pas de travail pour eux. S'ils ont de la chance, on leur offre des contrats temporaires, mais on les vire dès que c'est fini et les boîtes reprennent quelqu'un d'autre pour six mois."
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Mort à la Fenice de
Donna Leon
Comme toutes les adresses de Venise, celle de Brett Lynch n'avait pratiquement aucun sens, dans une ville qui ne connaissait que six noms de rues et disposait d'un système de numérotation hautement fantaisiste. La seule manière de trouver son chemin consistait à aller jusqu'à l'église et, une fois là, à interroger quelqu'un du quartier.
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Par BMR, le 03/04/2010
Requiem pour une cité de verre de
Donna Leon
[...] Sur la table de la cuisine, il trouva un mot de Paola lui disant qu'elle devait rencontrer un étudiant dont elle dirigeait la thèse, mais qu'il y avait des lasagnes au four. Les enfants ne seraient pas à la maison et il y avait de la salade dans le frigo : ne restait plus qu'à ajouter l'huile et le vinaigre. Alors qu'il se mettait au travail en ronchonnant, furieux d'avoir traversé la ville pour être finalement privé de la compagnie des siens et forcé de faire réchauffer des trucs dans le four - des trucs sans doute préparés industriellement et dégoulinant de ce répugnant fromage américain orange, pour ce qu'il en savait - il s'aperçut que Paola avait ajouté un post-scriptum : Et ne fais pas cette tête, c'est la recette de ta mère.
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Par Cath36, le 05/05/2013
Brunetti et le mauvais augure de
Donna Leon
Alors que le train s'approchait de Trente, il remarqua que le conducteur de l'un de ces tracteurs portait la même tenue de protection que celle de la police technique criminelle, avec en plus la tête entièrement encapuchonnée et un masque sur la figure.
Guido tapota le genou de Paola pour avoir son attention et lui montra la fenêtre. "On dirait un martien, tu ne trouves pas ? demanda-t-il.
Paola regarda un certain temps par la fenêtre, puis se tourna vers son mari. "Tu comprends pourquoi j'achète des fruits bio ? "
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Une question d'honneur de
Donna Leon
Est-ce que vous n'avez pas honte de consacrer toute votre énergie à acquérir davantage de richesses , sans penser un seul instant à la vérité et à la compréhension des choses , ainsi qu'à la perfection de vos âmes ?
Surprise , Paola demanda :
Et d'où sortent toutes ces considérations élevées ?
De Platon , répondit Brunetti en retournant à son assiette .
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Brunetti et le mauvais augure de
Donna Leon
“C’est un puzzle. Nous avons beaucoup de pièces sans pouvoir les assembler. ”
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Par Cath36, le 05/05/2013
Brunetti et le mauvais augure de
Donna Leon
Ce qui troublait le plus Brunetti était le sentiment de désespoir sous-jacent à tout cela. Ainsi que l'impuissance que ressentaient tant de personnes, leur incapacité à comprendre ce qui s'était passé... Les gouvernements tombaient les uns après les autres, la gauche prenait le pouvoir, la droite la remplaçait, mais rienne bougeait. Les politiciens ne cessaient de parler changement, ne cessaient de promettre, mais aucun d'eux ne donnait la preuve d'un réel désir de transformer un système qui s'accordait aussi bien avec leurs vraies intentions.
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