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Mes années grizzly de
Doug Peacock
Quelle sorte d'expérience authentique de la nature peut-on avoir lorsque l'on chasse avec un fusil capable de descendre un 747 ?
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Mes années grizzly de
Doug Peacock
« De mon point de vue, peut-être un peu tordu, sauvegarder les ours était une idée révolutionnaire : une tentative pour empêcher notre monde de devenir complètement dingue. » (p. 124)
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Par Hahasiah, le 07/06/2012
Mes années grizzly de
Doug Peacock
Je faisais des incursions hebdomadaires dans les villes pour prendre de l'essence et faire quelques provisions, mais je ne m'attardais jamais dans la "syphilisation". Pendant les cinq mois qui suivirent, mes contacts avec l'espèce humaine se limitèrent à "Donnez-moi une bière" et "Faites le plein". J'évitais les femmes sans même y penser. Mon instinct originel était intact, mais je me refusais absolument à être proche de quiconque. Quand j'y ai réfléchi plus tard, j'ai réalisé que j'avais vécu sans en avoir conscience deux ans et demi de célibat, comme un dédommagement partiel pour homicide. Les mots que j'ai lus par la suite et qui me définissaient le mieux étaient : "blessé capable de marcher".
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Mes années grizzly de
Doug Peacock
...je trouvais les laissées d'un ours qui dataient de la fin de l'été précédent ; elles appartenaient probablement à un grizzli, à en juger par leur forme de tarte composée de baies de sorbiers et d'airelles désagrégées. Les résidus de baies violettes ressemblaient à du beluga, un caviar que j'aime beaucoup...
[...]
De retour à Tucson, j'avais étalé du caviar sur le ventre de Lisa et léché les petits oeufs en les écoutant craquer sous mes dents, j'avais versé un peu de champagne dans son nombril et l'avais lapé. Le champagne était d'origine espagnole et bon marché car nous avions dû lésiner sur la boisson pour pouvoir nous offrir du béluga.
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Par Olaf, le 15/10/2012
Mes années grizzly de
Doug Peacock
(...) les humains n'apprécient pas du tout que l'on compare leur comportement à celui des animaux. Pourtant l'expérience m'a appris que la métaphore est le moyen d’expression favori de l'imaginaire, la meilleure façon de nous renseigner sur la vie des autres êtres vivants afin de mieux comprendre la nôtre. C'est en découvrant les liens qui nous unissent aux autres espèces et en étudiant ce parallélisme essentiel que nous avons été éclairés sur notre propre fonctionnement mental.
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Par Olaf, le 21/10/2012
Mes années grizzly de
Doug Peacock
La nature à l'état sauvage est bien ce qui empêche les services fédéraux chargés de la faune de défendre les grizzlys. Il n'y a rien à gagner dans de telles régions, rien à gérer. Pourtant l'intolérance des hommes en fait de véritables champs de bataille où les grizzlys ne cessent de perdre et de mourir. Ces derniers auraient pu s'adapter à notre présence, mais nous ne leur en avons pas donné la possibilité. Notre culture ne nous permet pas de vivre aux côtés d'une autre espèce intelligente et prédatrice. Les ours ont besoin de la nature sauvage.
Ce serait également une bonne chose pour les humains car, comme le disait Thoreau : "Dans la nature sauvage réside la préservation du monde." Concrètement, cela signifie : défoncer les routes et faire disparaître les parcs de stationnement, détruire les bâtiments et non à tout forme de capitalisme ou de socialisme qu'elle quelle soit. Les grizzlys ont besoin de régions sauvages vastes et libres, sans survols ni aménagements touristiques, sentiers de randonnée, gestion humaine ou "développement" d'aucune sorte. La nature sauvage doit exister pour elle-même, et pour les grizzlys.
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Par keisha, le 26/08/2012
Mes années grizzly de
Doug Peacock
Les grizzlis communiquent au moyen de leur taille, de leurs postures, de leur gueule, de leurs oreilles et de leurs yeux.Lorsqu'ils se dressent sur leurs pattes de derrière en balançant la tête, ils essaient simplement de mieux voir et de mieux sentir. Un grizzli qui souffle des whoosh est inquiet mais ne représente pas une menace pour l'homme. Par contre, s'il lance des woof tout en restant sur place, il peut être dangereux. Quand il ouvre et ferme ses mâchoires tout en bavant, il est temps de prendre la fuite. S'il baisse la tête vers l'une de ses pattes de devant tout en regardant sur le côté, il vous indique qu'il aimerait s'éloigner paisiblement si vous en faites autant. Si sa tête est tournée vers le côté, vous pouvez encore vous en aller. Si elle est basse, mais bien droite, et que ses oreilles sont rabattues vers l'arrière, il est sur le point de charger. Si, au dernier moment, ses yeux deviennent fixes et froids, vous êtes vraisemblablement dans un beau merdier.(...) C'est certainement l'ultime signal que vous recevrez avant de voir une masse de fourrure fondre sur vous.
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Mes années grizzly de
Doug Peacock
« Je reviens sur ces lieux chaque année afin de suivre les ours à la trace et de tenir le journal de ma vie. Lorsque je suis rentré du Vietnam, alors que chaque année aurait pu se fondre dans la suivante, que j’aurais pu me perdre dans mes souvenirs sans que rien ni personne me fasse prendre conscience des années qui passaient, les ours m’ont fourni une sorte de calendrier. » (p. 15)
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Par Olaf, le 15/10/2012
Mes années grizzly de
Doug Peacock
Je n'encourage personne à quitter les chemins balisés : moins on envahira la nature, mieux ce sera. Quant à moi, je hais ces sentiers de randonnées et j'aime me frayer un chemin dans les bois, bien que j'aie un tempérament indolent qui me prédispose à rêver d'aventures plutôt qu'à les vivre. Lorsque je quitte les sentiers battus par les hommes, j'abandonne derrière moi toute attente conventionnelle et je me lance dans les fourrés, écartant les broussailles et goûtant le plaisir de la découverte.
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Mes années grizzly de
Doug Peacock
Le grizzli irradiait la puissance. Il était pouvu d'une grande force physique et d'un tempérament irritable qui l'autorisait à attaquer et à tuer chaque fois qu'il en avait envie. Mais, presque toujours, il choisissait de ne pas le faire et cachait son pouvoir derrière des fanfaronnades de dur. C'était le genre de maitrise de soi qui commandait le respect - un acte de grâce musculaire.