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Par Junie, le 13/09/2012
Les contes d'Andersen de
Hans Christian Andersen
La Reine des Neiges: la suite.
Maintenant seulement on pourrait voir, pensaient-ils, quel air avait vraiment le monde et les hommes. Ils couraient de tous côtés avec ce miroir et, pour finir, il n'y eut pays ou personne qui n'y eût été défiguré. Alors ils voulurent aussi s'envoler vers le Ciel pour se moquer des anges et de Notre-Seigneur. Plus ils volaient haut avec le miroir, plus fort il grimaçait, à peine s'ils pouvaient le tenir. Ils s'élevèrent de plus en plus près de Dieu et des anges. Alors le miroir grimaçant fut pris de vibrations si effroyables qu'il leur échappa des mains et se précipita sur le sol ou il vola en centaines de millions, de milliards de morceaux, et davantage encore, et donc, il fit précisément encore plus de malheurs qu'avant.
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Par Junie, le 17/09/2012
Les contes d'Andersen de
Hans Christian Andersen
La reine des Neiges (encore!)
Dehors, la neige voltigeait.
Ce sont des abeilles blanches qui essaiment, disait la vieille grand-mère.
Elles ont aussi une reine? demandait le petit garçon qui savait que, parmi les vraies abeilles, il y en a une.
Mais oui, disait la grand-mère. Elle vole là où elles sont les plus serrées. C'est la plus grosse de toutes, jamais elle ne reste tranquille par terre, elle se renvole dans le nuage noir. Bien des nuits d'hiver, elle vole par les rues de la ville et jette un coup d'oeil par les fenêtres qui, alors, gèlent merveilleusement comme si elles se couvraient de fleurs.
Oui, j'ai vu ça, disaient les enfants, et ils savaient ainsi que c'était vrai.
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Par Junie, le 14/09/2012
Les contes d'Andersen de
Hans Christian Andersen
La Reine des Neiges (suite)
Car certains morceaux avaient à peine la taille d'un grain de sable, ils volèrent à la ronde par le vaste monde et là où ils arrivaient dans les yeux des gens, ils y restaient, et alors ces gens voyaient tout de travers ou n'avaient de regard que pour ce qui n'allait pas dans une chose, car chaque petit fragment de miroir avait conservé les mêmes vertus que le miroir tout entier. Certaines personnes reçurent même un petit bout de miroir dans le coeur, et alors, chose absolument affreuse, ce coeur devint comme un bloc de glace. Quelques morceaux de miroir étaient si gros qu'on s'en servit comme de vitres, mais à travers ces vitres-là, il ne valait pas la peine de voir ses amis.D'autres fragments passèrent dans des lunettes, et il ne faisait pas bon mettre ces lunettes-là pour bien voir et être juste. Le Malin riait à s'en crever le ventre et cela le chatouillait délicieusement. Et il restait de petits bouts de verre qui flottaient en l'air. Ecoutons donc!
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Par Junie, le 20/09/2012
Les contes d'Andersen de
Hans Christian Andersen
Kay la regarda, elle était si belle, un visage plus sage, plus ravissant, il ne pouvait l'imaginer, elle n'avait pas l'air d'être de glace, comme le jour où elle était passée devant le fenêtre en lui faisant un signe. A ses yeux, elle était parfaite, il ne ressentait pas de peur, il lui dit qu'il savait compter de tête, même avec des fractions, et qu'il savait la superficie des pays en lieues carrées "et le nombre de leurs habitants", et elle souriait tout le temps. Alors il trouva que ce qu'il savait n'était pas suffisant, et il leva les yeux vers le vaste, vaste espace aérien, et elle s'envola avec lui, s'envola bien haut sur le nuage noir, et la tempête bruissait et rugissait, on aurait dit qu'elle chantait de vieilles chansons.
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Par seshat123, le 03/05/2013
La Princesse au petit pois de
Hans Christian Andersen
Alors ils reconnurent que c’était une vraie princesse puisque, à travers les vingt matelas et les vingt édredons en plumes d’eider, elle avait senti le petit pois. Une peau aussi sensible ne pouvait être que celle d’une authentique princesse.
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Par Junie, le 12/09/2012
Les contes d'Andersen de
Hans Christian Andersen
La Reine des Neiges
Première histoire : qui parle du miroir et de ses morceaux.
Bon! Commençons. Quand nous serons à la fin de cette histoire, nous en saurons plus que maintenant, car c'était un méchant troll! c'était un des pires, c'était "le Diable"! Un jour, il se trouva de très bonne humeur: il avait fait un miroir ainsi conçu que tout ce qui était bon et beau et s'y reflétait s'y réduisait à presque rien, alors que ce qui était bon à rien et avait mauvais air ressortait. Les paysages les plus charmants y prenaient un air d'épinards cuits et les meilleures personnes devenaient répugnantes, ou bien se présentaient sans ventre, tête en bas. Pour peu que l'on eût une tache de rousseur, on pouvait être sûr qu'elle vous couvrait la bouche et le nez. C'était extrêmement amusant, disait le Diable. Qu'une bonne pensée pieuse saisit une personne, une grimace apparaissait dans le miroir, force était au troll-diable de rire de son ingénieuse trouvaille. Tous ceux qui allaient à l'école des trolls-car il tenait une école pour trolls-racontaient à la ronde qu'un miracle s'était produit.
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Par Junie, le 18/09/2012
Les contes d'Andersen de
Hans Christian Andersen
La Reine des Neiges (ça continue):
Et les petits se tenaient par la main, embrassaient les roses et regardaient le clair soleil de Dieu, lui parlant comme si l'enfant Jésus s'y trouvait.
Kay et Gerda regardaient les bêtes et les oiseaux dans le livre d'images, ce fut alors-5 heures exactement sonnaient au grand clocher de l'église- que Kay dit "Aïe! j'ai reçu une piqûre dans le coeur! et j'ai quelque chose dans l'oeil!"
La petite fille le prit par le cou; il cligna des yeux; non, on ne voyait rien.
"Je crois que c'est parti!" dit-il.
Mais ce n'était pas parti, c'était précisément un de ces grains de verre du miroir éclaté, le miroir du troll, nous nous en souvenons bien, le verre affreux qui rendait petit et laid tout ce qui s'y reflétait de grand et de bon,alors que le mauvais et le minable ressortaient comme il faut. Le pauvre Kay, lui aussi, avait reçu une parcelle en plein coeur. Ce dernier allait bientôt devenir comme un bloc de glace.
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Par Junie, le 19/09/2012
Les contes d'Andersen de
Hans Christian Andersen
La Reine des Neiges (enfin)
Peu après, Kay arriva en gros gants, son traineau sur le dos, il dit à l'oreille de Gerda: "J'ai eu la permission de faire du traineau sur la grand-place où les autres jouent!" et le voilà parti.
Là-bas, sur la place, les garçons les plus hardis attachaient souvent leur traîneau à la voiture d'un paysan et l'accompagnaient ainsi un bon bout de chemin. C'était un vrai plaisir. Alors qu'ils étaient en plein jeu, un grand traîneau arriva. Il était peint tout en blanc, y était assise une personne enveloppée d'une fourrure blanche, portant un bonnet de fourrure blanc. Le traîneau fit deux fois le tour de la place et Kay y accrocha prestement son petit traîneau, et l'accompagna. Il alla, de plus en plus vite, et pénétra dans la rue voisine.
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Par Jumax, le 14/12/2012
Poucette de
Hans Christian Andersen
"Il y avait une fois une toute petite fille, mignonne et gracieuse. Elle n'était pas plus haute qu'un pouce, et, pour cette raison, on l'appelait Poucette. Elle avait pour berceau une coque de noix, des pétales de violettes étaient ses matelas, et des pétales de roses son édredon. "
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Par Anassete, le 03/05/2010
Les contes d'Andersen de
Hans Christian Andersen
La petite Sirène, p.57
« Dans la mer, bien loin, l'eau est aussi bleue que les pétales du plus joli bleuet et aussi limpide que le cristal le plus pur, mais elle est très profonde, si profonde, qu'aucune ancre n'atteint le fond, il faudrait empiler des quantités de clochers pour monter du fond à la surface. C'est là qu'habitent les ondins.
Maintenant, n'allez pas croire qu'il n'y a là qu'un fond de sable blanc et nu ; non, les arbres et les plantes les plus extraordinaires y poussent, leurs tiges et leurs feuilles sont si souples qu'elles remuent au moindre mouvement de l'eau comme si elles étaient vivantes. »
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p.79-80
« – Hélas ! Il ne sait que c'est moi qui lui ai sauvé la vie, pensa la petite sirène, je l'ai porté sur la mer jusqu'à la forêt où se trouve le temple, j'étais derrière l'écume et je regardais si personne n'allait venir ! J'ai vu la belle jeune fille qu'il aime plus que moi ! » et la sirène soupira profondément : pleurer, elle ne le pouvait pas. »
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