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Par sultanne, le 20/05/2012
Contes et histoires de
Hans Christian Andersen
Je ne résiste pas à la tentation de publier une nouvelle chronique concernant les Contes d'Andersen, et, plus particulièrement, au sujet de ce conte que vous connaissez tous et que j'affectionne tout particulièrement : La Bergère et le Ramoneur.
Je ne vous cache pas que penser à ce conte m'emplit de nostalgie.
Il y a d'abord ces images, plus ou moins floues, de l'adaptation animée de Paul Grimmault qui m'arrachent une émotion débordante : hymne à la liberté, cette adaptation évoque, en outre, le totalitarisme, la propagande et semble se défier de la technologie.
Et puis, très vite une voix se fait entendre dans mon fort intérieur, une voix grave, masculine, virile, même, profonde... celle de Pierre Bellemarre qui narre avec brio l'histoire de ces deux jeunes amants.
Et puis il y a enfin, les mots, bucoliques et profonds, drôles et impertinents, les mots d'Andersen, saisissants de vérité.
Humaniste, évolutionniste, peut-être, ce conte semble remettre en questions les acquis sociaux du XIXème siècle, Andersen faisant figure de critique parfois satirique de son temps.
Un message concernant l'égalité des races ouvre le récit pour préciser la beauté du jeune ramoneur, appuyant sur le fait que ce ramoneur "aurait pu aussi bien être noir que blanc".
Un peu plus loin, Andersen prône le mariage d'amour et semble critiquer les moeurs de son temps (le mariage forcé ou arrangé) et, à travers le personnage du vieux chinois, figure paternelle emblématique, regretter la domination de l'homme sur la femme. La Bergère semble plaider en faveur de l'émancipation féminine : c'est elle qui mène la barque à travers l'aventure initiatique qu'elle va vivre aux côtés du Ramoneur puisqu'elle en est l'instigatrice.
Le couple, mis en abîme à travers la petite pièce de théâtre jouée devant les amoureux fugitifs, est dessiné comme une alliance, au sens noble du terme, de deux éléments, tout à fait égaux entre eux, et qui s'entraîdent l'un l'autre au quotidien.
La montée de la cheminée est une superbe métaphore de l'acte d'amour, à la recherche de la "plus belle étoile dans le ciel" (image de l'orgasme ?), dans lequel le garçon a le rôle d'expert et où l'on reconnaît le moment d'extase qui le suit. Cette scène offre un regard neuf sur le fonctionnement du couple qui, pour qu'il puisse exister de façon durable, doit se débarrasser de la pression paternelle, d'où la castration symbolique du vieux père chinois.
Et pour ceux qui semblent persuadés que le meilleur est ailleurs, Andersen a réponse à tout : après s'être aventurés au-delà des limites et avoir atteint le "nirvana", les deux jeunes gens prennent conscience qu'il faut rentrer et se poser, que le bonheur, pour se fixer, doit se faire dans un nid... d'où le retour à pas de loup des deux amants dans leur première demeure, là où, à leur tour, ils vont pouvoir s'installer.
Superbe conte, d'une richesse incomparable, qui me fait vibrer à chaque fois que je l'évoque !
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La petite fille aux allumettes de
Hans Christian Andersen
Il faisait effroyablement froid; il neigeait depuis le matin; il faisait déjà sombre; le soir approchait, le soir du dernier jour de l'année. Au milieu des rafales, par ce froid glacial, une pauvre petite fille marchait dans la rue: elle n'avait rien sur la tête, elle était pieds nus. Lorsqu'elle était sortie de chez elle le matin, elle avait de vieilles pantoufles beaucoup trop grandes pour elle. Aussi les perdit-elle lorsqu'elle eut à se sauver devant une file de voitures; les voitures passées, elle chercha après ses chaussures; un méchant gamin s'enfuyait emportant en riant l'une des pantoufles; l'autre avait été entièrement écrasée.
Voilà la malheureuse enfant n'ayant plus rien pour abriter ses pauvres petits petons. Dans son vieux tablier, elle portait des allumettes: elle en tenait à la main un paquet. Mais, ce jour, la veille du nouvel an, tout le monde était affairé; par cet affreux temps, personne ne s'arrêtait pour considérer l'air suppliant de la petite qui faisait pitié. La journée finissait, et elle n'avait pas encore vendu un seul paquet d'allumettes. Tremblante de froid et de faim, elle se traînait de rue en rue.
Des flocons de neige couvraient sa longue chevelure blonde. De toutes les fenêtres brillaient des lumières: de presque toutes les maisons sortait une délicieuse odeur, celle de l'oie, qu'on rôtissait pour le festin du soir: c'était la Saint-Sylvestre. Cela, oui, cela lui faisait arrêter ses pas errants.
Enfin, après avoir une dernière fois offert en vain son paquet d'allumettes, l'enfant aperçoit une encoignure entre deux maisons, dont l'une dépassait un peu l'autre. Harassée, elle s'y assied et s'y blottit, tirant à elle ses petits pieds: mais elle grelotte et frissonne encore plus qu'avant et cependant elle n'ose rentrer chez elle. Elle n'y rapporterait pas la plus petite monnaie, et son père la battrait.
L'enfant avait ses petites menottes toutes transies. «Si je prenais une allumette, se dit-elle, une seule pour réchauffer mes doigts? » C'est ce qu'elle fit. Quelle flamme merveilleuse c'était! Il sembla tout à coup à la petite fille qu'elle se trouvait devant un grand poêle en fonte, décoré d'ornements en cuivre. La petite allait étendre ses pieds pour les réchauffer, lorsque la petite flamme s'éteignit brusquement: le poêle disparut, et l'enfant restait là, tenant en main un petit morceau de bois à moitié brûlé.
Elle frotta une seconde allumette: la lueur se projetait sur la muraille qui devint transparente. Derrière, la table était mise: elle était couverte d'une belle nappe blanche, sur laquelle brillait une superbe vaisselle de porcelaine. Au milieu, s'étalait une magnifique oie rôtie, entourée de compote de pommes: et voilà que la bête se met en mouvement et, avec un couteau et une fourchette fixés dans sa poitrine, vient se présenter devant la pauvre petite. Et puis plus rien: la flamme s'éteint.
L'enfant prend une troisième allumette, et elle se voit transportée près d'un arbre de Noël, splendide. Sur ses branches vertes, brillaient mille bougies de couleurs: de tous côtés, pendait une foule de merveilles. La petite étendit la main pour saisir la moins belle: l'allumette s'éteint. L'arbre semble monter vers le ciel et ses bougies deviennent des étoiles: il y en a une qui se détache et qui redescend vers la terre, laissant une traînée de feu.
«Voilà quelqu'un qui va mourir » se dit la petite. Sa vieille grand-mère, le seul être qui l'avait aimée et chérie, et qui était morte il n'y avait pas longtemps, lui avait dit que lorsqu'on voit une étoile qui file, d'un autre côté une âme monte vers le paradis. Elle frotta encore une allumette: une grande clarté se répandit et, devant l'enfant se tenait la vieille grand-mère.
Grand-mère, s'écria la petite, grand-mère, emmène-moi. Oh! tu vas me quitter quand l'allumette sera éteinte: tu t'évanouiras comme le poêle si chaud, le superbe rôti d'oie, le splendide arbre de Noël. Reste, je te prie, ou emporte-moi.
Et l'enfant alluma une nouvelle allumette, et puis une autre, et enfin tout le paquet, pour voir la bonne grand-mère le plus longtemps possible. La grand-mère prit la petite dans ses bras et elle la porta bien haut, en un lieu où il n'y avait plus ni de froid, ni de faim, ni de chagrin: c'était devant le trône de Dieu.
Le lendemain matin, cependant, les passants trouvèrent dans l'encoignure le corps de la petite, ses joues étaient rouges, elle semblait sourire ; elle était morte de froid, pendant la nuit qui avait apporté à tant d'autres des joies et des plaisirs. Elle tenait dans sa petite main, toute raidie, les restes brûlés d'un paquet d'allumettes.
Quelle sottise ! dit un sans-cœur. Comment a-t-elle pu croire que cela la réchaufferait ? D'autres versèrent des larmes sur l'enfant; c'est qu'ils ne savaient pas toutes les belles choses qu'elle avait vues pendant la nuit du nouvel an, c'est qu'ils ignoraient que, si elle avait bien souffert, elle goûtait maintenant dans les bras de sa grand-mère la plus douce félicité.
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Par sultanne, le 15/05/2012
Contes et histoires de
Hans Christian Andersen
Crois-moi, je te veux du bien : je te dis des choses désagréables, et c'est à cela que l'on reconnaît ses véritables amis !
Le Vilain petit canard
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Par sultanne, le 15/05/2012
Contes et histoires de
Hans Christian Andersen
... car un bon coeur n'est jamais fier.
Le Vilain petit canard
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Par Anassete, le 03/05/2010
Les contes d'Andersen de
Hans Christian Andersen
La petite Sirène, p.57
« Dans la mer, bien loin, l'eau est aussi bleue que les pétales du plus joli bleuet et aussi limpide que le cristal le plus pur, mais elle est très profonde, si profonde, qu'aucune ancre n'atteint le fond, il faudrait empiler des quantités de clochers pour monter du fond à la surface. C'est là qu'habitent les ondins.
Maintenant, n'allez pas croire qu'il n'y a là qu'un fond de sable blanc et nu ; non, les arbres et les plantes les plus extraordinaires y poussent, leurs tiges et leurs feuilles sont si souples qu'elles remuent au moindre mouvement de l'eau comme si elles étaient vivantes. »
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p.79-80
« – Hélas ! Il ne sait que c'est moi qui lui ai sauvé la vie, pensa la petite sirène, je l'ai porté sur la mer jusqu'à la forêt où se trouve le temple, j'étais derrière l'écume et je regardais si personne n'allait venir ! J'ai vu la belle jeune fille qu'il aime plus que moi ! » et la sirène soupira profondément : pleurer, elle ne le pouvait pas. »
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Par crapette, le 31/05/2011
Le Compagnon de voyage de
Hans Christian Andersen
Les morts ne font de mal à personne; ce sont les vivants, les méchantes gens qui font du mal.
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Par OZALID, le 02/12/2010
La Vierge des glaces de
Hans Christian Andersen
Elles jouent aux maîtres, en bas, les forces de l'esprit! dit la Vierge des glaces. Ce sont pourtant les forces de la nature qui règnent!
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Par hotaru, le 28/02/2011
L'elfe de la rose et autres contes du jardin de
Hans Christian Andersen
-le Monde ne me concerne pas! qu'ai-je à faire du Monde! j'ai suffisamment à faire avec moi-même et en moi-même!
-mais ne devons-nous pas, tous ici bas donner le meilleur de nous-mêmes aux autres? apporter ce que nous pouvons!........ vous qui avez tant reçu, qu'avez-vous donné au Monde? que lui donnez-vous?
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Par hotaru, le 17/02/2011
L'elfe de la rose et autres contes du jardin de
Hans Christian Andersen
c'est par le chemin de la mort que nous allons au jardin du paradis