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> Mayalen Goust (Illustrateur)

ISBN : 208162771X
Éditeur : Pere Castor (2005)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 217 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La veille du Jour de l'an, une fillette marche pieds nus dans le froid et la neige. Elle tient serrées contre elle des allumettes soufrées. Tout à leurs préparatifs de fête, les gens ont oublié de lui en acheter aujourd'hui. Ils sont pressés de rentrer chez eux pour rév... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Lagagne, le 28 décembre 2011

    Lagagne
    Ma critique ne concerne pas cette édition, mais une autre version du conte trouvé dans un ancien recueil.
    Ce conte est certainement l'un des plus beaux que j'ai pu lire. L'écriture d'Andersen est toute en émotion, sans trop du subtilité parfois, mais c'est efficace: "Il faisait effroyablement froid", ses pantoufles sont "vieilles", "longtemps portées" et "beaucoup trop grandes", "malheureuse enfant", "pauvres petits petons", "affreux temps", "c'était l'image vivante de la plus cruelle misère"... A l'opposé, les scènes de chaleur et de bonheur qu'entrevoit la fillette grâce aux allumettes sont aussi parlantes: "Le feu y ronflait; oh! quelle bonne chaleur il répandait", "une magnifique oie rôtie, entourée de compote de pommes", "de tous côtés, pendaient des bonbons transparents, des joujoux dorés, une foule de merveilles". le monde est cruel pour cette petite fille totalement innocente : son père la bat, un garnement lui vole sa dernière pantoufle, les voitures la renversent, les passants n'ont aucune pitié (même après sa mort)... Seule sa grand-mère et la mort sont un réconfort pour elle. Un conte de Noël pour rappeler que cette période doit être aussi celle de la solidarité.
    Mais aucune solution, à part la mort, n'existe pour cette belle petite fille. Oui, parce que, surement pour accentuer son innocence et le côté cruel de la chose, cette fillette est magnifique: "des flocons de neige couvraient sa longue chevelure blonde, qui lui retombait sur le cou en jolies boucles". Il faut savoir que la gentille héroïne des livres pour enfants est souvent blonde (cf Hélène Montardre).
    Disney a réalisé une adaptation en court métrage de ce conte, pour être à l'origine dans la suite de Fantasia 2000. Court métrage sans parole donc, mais il n'en a pas vraiment besoin. Même s'il est plutôt fidèle au conte, il existe de petites différences (chez Disney l'héroïne est brune, ah!) et surtout des atténuations. le monde a l'air moins cruel : le gamin a disparu, les passants n'ont pas l'air si méprisants, son père n'est pas mentionné, même ses guenilles ont l'air moins abîmées. Mais il est vrai que c'est Noël tout de même, et que sans cela le dessin animé est suffisamment émouvant (même s'il l'est moins que le conte original pour moi).
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    • Livres 5.00/5
    Par Kaya, le 04 juillet 2013

    Kaya
    Ma maman me l'a lu avant de dormir lorsque j'étais enfant et je n'ai jamais pu l'oublier. Il est terriblement triste ce conte, mais aussi terriblement beau.
    L'histoire pourrait se résumer en moins de deux lignes mais cela suffit pour évoquer les riches thèmes de cette histoire: la richesse, la pauvreté, la violence, l'innocence, l'espoir...
    Cela me fait penser au sujet d'une dissertation que j'ai écrite il y a des années de cela : "Il vaut mieux allumer sa petite bougie plutôt que de maudire la nuit", et c'est ce qu'elle a fait, cette attachante petite fille. Ce conte est une belle leçon de courage.
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 16 février 2010

    LiliGalipette
    Conte d'Hans-Christian Andersen. Illustré par Malayen Goust.
    Une petite fille, blonde et adorable, marche vaillamment dans les rues de la ville. C'est le dernier soir de l'année. Tout le monde se presse pour retrouver chez soi une table garnie et un feu nourri dans la cheminée. Personne ne s'arrête pour lui acheter une des boîtes d'allumettes qu'elle transporte depuis le matin. La petite fille est affamée et transie. Épuisée, elle se laisse tomber contre un mur. Pour réchauffer ses petites mains gelées, elle frotte quelques allumettes, et à la lueur tremblotante du petit morceau de souffre, elle voit se déployer toutes les merveilles dont elle n'osait rêver: un poêle ronronnant, une table généreuse, un arbre illuminé. Merveille des merveilles, l'enfant voit se dessiner le doux visage de sa grand-mère. Et dans les bras de son aïeule, La petite fille aux allumettes s'éteint et s'envole vers les étoiles.
    Ce qui me fait tant apprécier les Contes de cet auteur, c'est la naïve intrusion du merveilleux dans le quotidien. J'aime bien entendu les loups qui parlent, les belles endormies pendant des siècles et les pommes empoisonnées. Andersen n'a besoin de presque rien pour rendre une histoire magique.
    La fin de ce conte me touche particulièrement. Ici, pas de mariage grandiose ou de reconnaissance glorieuse. L'enfant trouve le bonheur dans le repos, et ce qui est un malheur pour le spectateur est la plus belle fin possible pour la pauvre héroïne. Loin des fastes déployés d'une cour majestueuse, l'accomplissement se trouve dans des désirs simples, et puisqu'elle ne peut pas vaincre son plus grand ennemi, le froid, la fillette rend les armes et trouve enfin la sérénité.
    Petite fille, j'ai souvent essayé de voir s'illuminer mes rêves au gré d'allumettes sacrifiées... Mais nous sommes les acteurs de nos rêves, n'est-ce pas?

    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/02/16/16931441.html
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    • Livres 5.00/5
    Par darcourt, le 21 juin 2012

    darcourt
    Je ne peux pas le lire sans pleurer.

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  • Par PiertyM, le 01 octobre 2013

    PiertyM
    La petite fille aux allumettes, une belle histoire et triste d'une petite fille marchande des allumettes qui, exposée à la rigueur du temps , sans abri, sans secours, elle trouve comme seul moyen de lutter contre la neige est de se servir de ses allumettes. La neige, les allumettes qu'est ce qui a tué la petite?....on ne saurait y répondre... on ne veut pas y penser... tant c'est triste!

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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 16 mai 2012

    Il faisait effroyablement froid; il neigeait depuis le matin; il faisait déjà sombre; le soir approchait, le soir du dernier jour de l'année. Au milieu des rafales, par ce froid glacial, une pauvre petite fille marchait dans la rue: elle n'avait rien sur la tête, elle était pieds nus. Lorsqu'elle était sortie de chez elle le matin, elle avait de vieilles pantoufles beaucoup trop grandes pour elle. Aussi les perdit-elle lorsqu'elle eut à se sauver devant une file de voitures; les voitures passées, elle chercha après ses chaussures; un méchant gamin s'enfuyait emportant en riant l'une des pantoufles; l'autre avait été entièrement écrasée.

    Voilà la malheureuse enfant n'ayant plus rien pour abriter ses pauvres petits petons. Dans son vieux tablier, elle portait des allumettes: elle en tenait à la main un paquet. Mais, ce jour, la veille du nouvel an, tout le monde était affairé; par cet affreux temps, personne ne s'arrêtait pour considérer l'air suppliant de la petite qui faisait pitié. La journée finissait, et elle n'avait pas encore vendu un seul paquet d'allumettes. Tremblante de froid et de faim, elle se traînait de rue en rue.

    Des flocons de neige couvraient sa longue chevelure blonde. De toutes les fenêtres brillaient des lumières: de presque toutes les maisons sortait une délicieuse odeur, celle de l'oie, qu'on rôtissait pour le festin du soir: c'était la Saint-Sylvestre. Cela, oui, cela lui faisait arrêter ses pas errants.

    Enfin, après avoir une dernière fois offert en vain son paquet d'allumettes, l'enfant aperçoit une encoignure entre deux maisons, dont l'une dépassait un peu l'autre. Harassée, elle s'y assied et s'y blottit, tirant à elle ses petits pieds: mais elle grelotte et frissonne encore plus qu'avant et cependant elle n'ose rentrer chez elle. Elle n'y rapporterait pas la plus petite monnaie, et son père la battrait.
    L'enfant avait ses petites menottes toutes transies. «Si je prenais une allumette, se dit-elle, une seule pour réchauffer mes doigts? » C'est ce qu'elle fit. Quelle flamme merveilleuse c'était! Il sembla tout à coup à la petite fille qu'elle se trouvait devant un grand poêle en fonte, décoré d'ornements en cuivre. La petite allait étendre ses pieds pour les réchauffer, lorsque la petite flamme s'éteignit brusquement: le poêle disparut, et l'enfant restait là, tenant en main un petit morceau de bois à moitié brûlé.

    Elle frotta une seconde allumette: la lueur se projetait sur la muraille qui devint transparente. Derrière, la table était mise: elle était couverte d'une belle nappe blanche, sur laquelle brillait une superbe vaisselle de porcelaine. Au milieu, s'étalait une magnifique oie rôtie, entourée de compote de pommes: et voilà que la bête se met en mouvement et, avec un couteau et une fourchette fixés dans sa poitrine, vient se présenter devant la pauvre petite. Et puis plus rien: la flamme s'éteint.

    L'enfant prend une troisième allumette, et elle se voit transportée près d'un arbre de Noël, splendide. Sur ses branches vertes, brillaient mille bougies de couleurs: de tous côtés, pendait une foule de merveilles. La petite étendit la main pour saisir la moins belle: l'allumette s'éteint. L'arbre semble monter vers le ciel et ses bougies deviennent des étoiles: il y en a une qui se détache et qui redescend vers la terre, laissant une traînée de feu.
    «Voilà quelqu'un qui va mourir » se dit la petite. Sa vieille grand-mère, le seul être qui l'avait aimée et chérie, et qui était morte il n'y avait pas longtemps, lui avait dit que lorsqu'on voit une étoile qui file, d'un autre côté une âme monte vers le paradis. Elle frotta encore une allumette: une grande clarté se répandit et, devant l'enfant se tenait la vieille grand-mère.

    Grand-mère, s'écria la petite, grand-mère, emmène-moi. Oh! tu vas me quitter quand l'allumette sera éteinte: tu t'évanouiras comme le poêle si chaud, le superbe rôti d'oie, le splendide arbre de Noël. Reste, je te prie, ou emporte-moi.

    Et l'enfant alluma une nouvelle allumette, et puis une autre, et enfin tout le paquet, pour voir la bonne grand-mère le plus longtemps possible. La grand-mère prit la petite dans ses bras et elle la porta bien haut, en un lieu où il n'y avait plus ni de froid, ni de faim, ni de chagrin: c'était devant le trône de Dieu.
    Le lendemain matin, cependant, les passants trouvèrent dans l'encoignure le corps de la petite, ses joues étaient rouges, elle semblait sourire ; elle était morte de froid, pendant la nuit qui avait apporté à tant d'autres des joies et des plaisirs. Elle tenait dans sa petite main, toute raidie, les restes brûlés d'un paquet d'allumettes.

    Quelle sottise ! dit un sans-cœur. Comment a-t-elle pu croire que cela la réchaufferait ? D'autres versèrent des larmes sur l'enfant; c'est qu'ils ne savaient pas toutes les belles choses qu'elle avait vues pendant la nuit du nouvel an, c'est qu'ils ignoraient que, si elle avait bien souffert, elle goûtait maintenant dans les bras de sa grand-mère la plus douce félicité.
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  • Par PiertyM, le 01 octobre 2013

    La grand-mère prit la petite dans ses bras et elle la porta bien haut, en un lieu où il n’y avait plus ni de froid, ni de faim, ni de chagrin: c’était devant le trône de Dieu

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