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Par litolff, le 24/12/2011
Entre Ciel et Terre de
Jon Kalman Stefansson
Nous devons prendre soin de ceux qui nous sont chers et à qui nous le sommes.
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Par litolff, le 26/03/2012
La Tristesse des Anges de
Jon Kalman Stefansson
Depuis toujours, les hommes se sont mis en route, ils se sont précipités vers la mort en laissant derrière eux des femmes et des enfants plongés dans la détresse. Ils oublient que la vie est belle et qu'il est avant tout du devoir de l'être humain de la chérir. Ou plutôt que c'est son unique devoir.
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Par litolff, le 21/12/2011
Entre Ciel et Terre de
Jon Kalman Stefansson
Le poisson n'est pas uniquement une espèce vertébrée à sang froid qui vit dans l'eau et respire par les ouïes, il est beaucoup plus que ça. La plupart des villages d'Islande ont été construits sur les arêtes de morue, lesquelles sont les piliers qui soutiennent la voûte des rêves.
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La Tristesse des Anges de
Jon Kalman Stefansson
Je ne peux pas venir travailler aujourd'hui pour cause de tristesse.
J'ai vu ces yeux hier et ne puis, pas conséquent, venir au travail.
Il m'est impossible de venir aujourd'hui car mon époux est si beau quand il est nu.
Je ne viendrai pas aujourd'hui car la vie m'a trahi.
Je ne serai pas à la réunion car il y a une femme qui prend un bain de soleil devant chez moi et sa peau scintille.
Jamais on n'ose écrire ce genre de choses, on ne décrit pas les décharges électriques qui se produisent entre deux personnes, au lieu de cela on parle des prix, on s'attache à l'apparence, et non au souffle du sang, on ne se lance pas en quête de la vérité, de vers de poésie qui surprennent, des rouges baisers; on dissimule notre impuissance et notre résignation par une numération de données factuelles
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Par Nadael, le 26/04/2012
Entre Ciel et Terre de
Jon Kalman Stefansson
Il est des poèmes qui changent votre journée, votre nuit, votre vie. Il en est qui vous mènent à l'oubli, vous oubliez votre tristesse, votre désespoir, votre vareuse, le froid s'approche de vous : touché ! Dit-il et vous voilà mort.
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Par trust_me, le 22/01/2012
La Tristesse des Anges de
Jon Kalman Stefansson
La vie islandaise dans un mouchoir de poche, nous sommes parfaitement incapables d’exprimer nos sentiments en présence de l’autre : de mon cœur ne t’approche point.
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Par Neigeline, le 20/02/2011
Entre Ciel et Terre de
Jon Kalman Stefansson
Le temps a bien des visages, la pendule mesure rarement celui qui passe en notre for intérieur et qui constitue la véritable durée de la vie, d'ailleurs, une foule de jours pourrait tenir en quelques heures et inversement, le nombre des années est une échelle peu fiable pour mesurer la durée de la vie d'un homme, celui qui meurt à quarante ans a peut-être vécu bien plus longtemps qu'un autre qui part à quatre-vingt dix.
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Par litolff, le 27/03/2012
La Tristesse des Anges de
Jon Kalman Stefansson
Qu'est-ce qui nous afflige – si seulement nous le savions. Nous savons à peine pourquoi nous posons la question, nous savons simplement qu'il y a quelque chose qui nous afflige, que nous ne vivons pas comme nous le devrions. Et la mort nous attend tous.
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Entre Ciel et Terre de
Jon Kalman Stefansson
Certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d’autres des notes de violon. Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le cœur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires et que nous ne sommes peut-être ni vivants ni morts.
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Par Neigeline, le 20/02/2011
Entre Ciel et Terre de
Jon Kalman Stefansson
Celui qui meurt se transforme immédiatement en passé. Peu importe combien il était important, combien il était bon, combien sa volonté de vivre était forte et combien l'existence était impensable sans lui : touché ! dit la mort, alors, la vie s'évanouit en une fraction de seconde et la personne se transforme en passé. Tout ce qui lui était attaché devient un souvenir que vous luttez pour conserver et c'est une trahison que d'oublier. Oublier la manière dont elle buvait son café. La manière dont elle riait. Cette façon qu'elle avait de lever les yeux. Et pourtant, pourtant, vous oubliez. C'est la vie qui l'exige. Vous oubliez lentement, mais sûrement, et la douleur peut être telle qu'elle vous transperce le coeur.
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