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Par lululifat, le 16/05/2012
Un verre de lait, s'il vous plait de
Herbjørg Wassmo
Ce n'était pas qu'elle n'eût pas faim. Mais c'était en quelque sorte trop tard. Elle savait que la faim ne se ressentait pas continuellement. Elle allait et venait. Surgissait sous forme de cauchemar la nuit, ou quand on passait devant une boulangerie. Entre-temps on s'en fatiguait. Finalement il ne restait que ce goût de plomb dans la bouche et cette impression d'avoir une rougeur dans l'estomac.
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Par Aela, le 24/12/2011
Un verre de lait, s'il vous plait de
Herbjørg Wassmo
Le procureur demande cinq ans! Ils pensent qu'il y a d'autres commanditaires, dit-elle en dépliant le journal, qu'elle se mit à traduire en russe:
"Les commanditaires ont le pouvoir absolu. Ils règnent sur le sort des filles par la force, l'abus de pouvoir, les menaces, leur ôtant toute dignité. La peine encourue pour simple trafic de chair humaine, selon l'article 224 est cinq ans de prison.
Les filles vivent une sorte d'esclavage moderne. On abuse d'elles et on les bat. La peur d'être expulsées et la crainte de représailles les empêchent de les dénoncer."
Le titre c'est : "Marché à la viande."
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Par Margotte, le 22/03/2011
Cent ans de
Herbjørg Wassmo
Dans ce livre je suis à la recherche de mes aïeules et de leurs époux. Mais c'est une grande famille qui ne demande qu'à être découverte. Certains restent cachés, ou bien laissés dans l'ombre. Lui demande plus de labeur que les autres. Il écrase tout, il n'apporte que le chaos et l'obscurité. (…) Il a le pouvoir de détruire la moindre fragile petite joie ou pensée positive. Ce n'est qu'après sa mort que je peux entreprendre la tâche essentielle, celle d'essayer de le considérer comme un être humain. Non pas pour lui pardonner, mais pour sauver mon âme.
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Par Aela, le 29/10/2011
Un long chemin de
Herbjørg Wassmo
Elle sait que c’est improbable. Il n’y a pas d’Allemands aussi loin en territoire suédois. Néanmoins il faut bien croire à ce qu’elle voit. Les fugitifs restent immobiles.
Comme cloués sur place. L’homme en uniforme allemand est armé. Il est calme, mais tient son fusil devant lui. Il vient lentement vers eux. Ils ne bougent pas. Il n’y a plus rien à faire.
Quelle que soit la distance qui sépare ce territoire neutre de la frontière norvégienne, les fugitifs se trouvent en plein désert devant un Allemand armé.
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Par kathel, le 02/03/2011
Cent ans de
Herbjørg Wassmo
Il y avait un type à Kristiania dénommé Schreiner à qui le Parlement avait donné de l’argent pour décrire l’anatomie des Lapons de Tysfjord. Une drôle d’occupation pour un homme dans la force de l’âge. Peder avait raconté à Fredrik que sa famille avait même dû se déshabiller. ils avaient attrapé sa mère un jour qu’elle revenait de la montagne. Sans même lui donner le temps de s’arranger ni de se reposer, ils l’avaient forcée. D’abord, ils avaient essayé de l’amadouer, puis ils lui avaient donné quelques perles de verre dans un cornet en papier. Quand elle avait refusé la verroterie et s’était mise à les repousser et à pleurer, ils l’avaient fait entrer de force dans le chalet et l’avaient pesée et mesurée quand même. il avait tout vu des hauteurs où il s’était caché jusqu’à leur départ. Quand sa mère lui avait dit qu’ils allaient revenir pour mesurer le reste de la famille, il s’était enfui pour échapper à cette humiliation.
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Par Aela, le 29/10/2011
Un long chemin de
Herbjørg Wassmo
Mais dès qu’il s’agit de lui, il referme le compartiment dans lequel il a rangé la guerre et son activité de résistant, ce qui les a amenés là où ils sont aujourd’hui. Elle se doute bien que ce refus est une manière maladroite de se protéger.
Une conviction inébranlable que les héros ne se plaignent pas. Même s’ils sont amputés d’une jambe au-dessus du genou et d’une partie du pied à l’autre. Même s’il faut réapprendre à marcher – en exil, cela fait partie des éventualités auxquelles il faut s’attendre.
C’est comme s’il étouffait tout sentiment d’amertume. Il a fait ce qu’il fallait faire. Il a pris les risques qu’il jugeait raisonnable de prendre.
Il n’a visiblement pas besoin de la pitié des autres, encore moins de la sienne.
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Par zazy, le 11/03/2012
Cent ans de
Herbjørg Wassmo
Celui qui raconte une histoire choisit ce qui lui convient de raconter. C’est ainsi que l’on peut enterrer les pires histoires de famille et que chacun doit repartir à zéro.
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La septième rencontre de
Herbjørg Wassmo
Quand Gorm était arrivé dans la rue, Rut avait disparu. Tout en faisant le tour du pâté de maisons, il revoyait son regard posé sur lui. Deux yeux sombres, désespérés. L'avait-elle seulement vu? / Non, pensait-il. Elle était trop occupée à fuir. Ce n'était pas la septième rencontre, telle qu'il l'avait espérée
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Par Aela, le 29/10/2011
Un long chemin de
Herbjørg Wassmo
Chacun de nous est un être unique. C’est en nous reconnaissant comme tel que nous pourrons affronter la réalité et combattre ce qu’il y a de négatif dans les mythes héroïques, en temps de guerre comme en temps de paix.
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Par KATE92, le 02/04/2012
Le Livre de Dina, tome 1 : Les Limons vides de
Herbjørg Wassmo
(…) "Qu'est-ce que c'est que le chagrin ?" (…) "Pour moi, ce sont toutes les images que je ne vois pas clairement … Mais que je porte en moi quand même." (…) "Oui. Ce sont les images qu'on porte." (…) Le chagrin, c'est les images qu'on ne peut pas voir, mais qu'il faut porter quand même.