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Par Aela, le 24/12/2011
Un verre de lait, s'il vous plait de
Herbjørg Wassmo
Le procureur demande cinq ans! Ils pensent qu'il y a d'autres commanditaires, dit-elle en dépliant le journal, qu'elle se mit à traduire en russe:
"Les commanditaires ont le pouvoir absolu. Ils règnent sur le sort des filles par la force, l'abus de pouvoir, les menaces, leur ôtant toute dignité. La peine encourue pour simple trafic de chair humaine, selon l'article 224 est cinq ans de prison.
Les filles vivent une sorte d'esclavage moderne. On abuse d'elles et on les bat. La peur d'être expulsées et la crainte de représailles les empêchent de les dénoncer."
Le titre c'est : "Marché à la viande."
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Par Margotte, le 22/03/2011
Cent ans de
Herbjørg Wassmo
Dans ce livre je suis à la recherche de mes aïeules et de leurs époux. Mais c'est une grande famille qui ne demande qu'à être découverte. Certains restent cachés, ou bien laissés dans l'ombre. Lui demande plus de labeur que les autres. Il écrase tout, il n'apporte que le chaos et l'obscurité. (…) Il a le pouvoir de détruire la moindre fragile petite joie ou pensée positive. Ce n'est qu'après sa mort que je peux entreprendre la tâche essentielle, celle d'essayer de le considérer comme un être humain. Non pas pour lui pardonner, mais pour sauver mon âme.
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Par kathel, le 02/03/2011
Cent ans de
Herbjørg Wassmo
Il y avait un type à Kristiania dénommé Schreiner à qui le Parlement avait donné de l’argent pour décrire l’anatomie des Lapons de Tysfjord. Une drôle d’occupation pour un homme dans la force de l’âge. Peder avait raconté à Fredrik que sa famille avait même dû se déshabiller. ils avaient attrapé sa mère un jour qu’elle revenait de la montagne. Sans même lui donner le temps de s’arranger ni de se reposer, ils l’avaient forcée. D’abord, ils avaient essayé de l’amadouer, puis ils lui avaient donné quelques perles de verre dans un cornet en papier. Quand elle avait refusé la verroterie et s’était mise à les repousser et à pleurer, ils l’avaient fait entrer de force dans le chalet et l’avaient pesée et mesurée quand même. il avait tout vu des hauteurs où il s’était caché jusqu’à leur départ. Quand sa mère lui avait dit qu’ils allaient revenir pour mesurer le reste de la famille, il s’était enfui pour échapper à cette humiliation.
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Par Aela, le 29/10/2011
Un long chemin de
Herbjørg Wassmo
Mais dès qu’il s’agit de lui, il referme le compartiment dans lequel il a rangé la guerre et son activité de résistant, ce qui les a amenés là où ils sont aujourd’hui. Elle se doute bien que ce refus est une manière maladroite de se protéger.
Une conviction inébranlable que les héros ne se plaignent pas. Même s’ils sont amputés d’une jambe au-dessus du genou et d’une partie du pied à l’autre. Même s’il faut réapprendre à marcher – en exil, cela fait partie des éventualités auxquelles il faut s’attendre.
C’est comme s’il étouffait tout sentiment d’amertume. Il a fait ce qu’il fallait faire. Il a pris les risques qu’il jugeait raisonnable de prendre.
Il n’a visiblement pas besoin de la pitié des autres, encore moins de la sienne.
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Par Aela, le 29/10/2011
Un long chemin de
Herbjørg Wassmo
Elle sait que c’est improbable. Il n’y a pas d’Allemands aussi loin en territoire suédois. Néanmoins il faut bien croire à ce qu’elle voit. Les fugitifs restent immobiles.
Comme cloués sur place. L’homme en uniforme allemand est armé. Il est calme, mais tient son fusil devant lui. Il vient lentement vers eux. Ils ne bougent pas. Il n’y a plus rien à faire.
Quelle que soit la distance qui sépare ce territoire neutre de la frontière norvégienne, les fugitifs se trouvent en plein désert devant un Allemand armé.
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La septième rencontre de
Herbjørg Wassmo
Quand Gorm était arrivé dans la rue, Rut avait disparu. Tout en faisant le tour du pâté de maisons, il revoyait son regard posé sur lui. Deux yeux sombres, désespérés. L'avait-elle seulement vu? / Non, pensait-il. Elle était trop occupée à fuir. Ce n'était pas la septième rencontre, telle qu'il l'avait espérée
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Par Aela, le 29/10/2011
Un long chemin de
Herbjørg Wassmo
Chacun de nous est un être unique. C’est en nous reconnaissant comme tel que nous pourrons affronter la réalité et combattre ce qu’il y a de négatif dans les mythes héroïques, en temps de guerre comme en temps de paix.
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Par Aela, le 29/10/2011
Un long chemin de
Herbjørg Wassmo
Ensuite il revoit la cave à pommes de terre. Où ils sont assis . Et les prisonniers russes. Il les voit attraper les croûtons de pain – rapides comme l’éclair, et les cacher sous leurs capotes. Il sait qu’ils ont très peur. Mais ils le sont d’une drôle de manière ensommeillée.
Ils ne le montrent pas. Leurs yeux se détournent. Il n’arrive jamais à y lire la peur. Il sait seulement qu’elle existe.
Ceux qui habitent le long de la rivière et autour du pont que les Russes sont en train de construire font aussi partie de cette peur.
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Par Vivienne, le 18/03/2011
Cent ans de
Herbjørg Wassmo
c'est le livre dans lequel je me suis plongé et qui me passionne littéralement,tant par la beauté du texte que par la description de la vie ces femmes marquées par les enfantements et le travail très rude dans une Norvège glacée. .tout ceci est très intense et c'est la force romanesque dont l'auteur est dotée qui nous rends ce récit si sensible. Attention c'est 555 pages mais à lire sans tarder!
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Par litolff, le 13/04/2011
Cent ans de
Herbjørg Wassmo
Elle avait Hjørdis dans les bras et Agda agrippée à son genou. La chambre était saturée de respirations et de pleurs réprimés. De gravité. L'impuissance avait tout envahi, jusqu'au couvre-lit et aux papiers de Fredrik qui n'étaient pas encore emballés. Jusqu'aux paumes de ceux qui étaient présents. Jusqu'à leurs glandes lacrymales. Les parents nourriciers étaient venus chercher les enfants.