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Par joedi, le 27/03/2013
Les bûcherons de
Roy Jacobsen
Comme le disait mon père, quand ça ne sert à rien, autant faire comme si cela n'était pas arrivé.
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Par de, le 06/04/2012
Les bûcherons (MONDE ENTIER) de
Roy Jacobsen
Tant que le fait de mourir ou de rester en vie ne me devenait pas complètement indifférent, je ne distinguais plus l’un de l’autre, et tant que je parvenais à survivre à ces premiers jours de labeur sans sommeil, je m’en sortais, et cela m’a donné une forme nouvelle de sérénité.
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Par joedi, le 27/03/2013
Les bûcherons de
Roy Jacobsen
... dans une ville incendiée, il y a de la suie, il y a de la suie partout, sur les vêtements et sur les visages, sur le sol, dans les rues, sur les chars et les tentes, sur les chats - et elle ne s'en va jamais, elle se mêle à la neige poudreuse et s'y incruste, elle tourbillonne, elle fond et gèle à nouveau, elle s'infiltre dans les yeux et dans la gorge, dans le nez et dans les poumons, il n'y a rien de plus sale qu'une ville incendiée, elle n'est plus que cela, de la saleté, de la merde.
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Par joedi, le 27/03/2013
Les bûcherons de
Roy Jacobsen
Tout ressemble à quelque chose, mais l'on n'arrive à cette conclusion que si l'on a trouvé une solution à ce qui se révèle être la répétition d'une chose à laquelle on a déjà pensé.
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Par joedi, le 27/03/2013
Les bûcherons de
Roy Jacobsen
... nous n'étions qu'à la mi-décembre, mais j'avais désormais une réponse à la question que, une semaine plus tôt, je n'aurais même pas osé poser : j'allais m'en sortir. Tant que le fait de mourir ou de rester en vie ne me devenait pas complètement indifférent, je ne distinguais plus l'un de l'autre, et tant que je parvenais à survivre à ces premiers jours de labeur sans sommeil, je m'en sortais, et cela m'a donné une forme nouvelle de sérénité.
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Par joedi, le 27/03/2013
Les bûcherons de
Roy Jacobsen
... les obus "ennemis" se rapprochaient comme les piqûres d'une gigantesque machine à coudre, avec des cris de douleur, des ordres hurlés, des infirmiers qui galopaient - la machine s'était emballée, un tapis de fumée brun et ondoyant s'était déposé sur la ville, tellement dense et sans fin qu'il embrassait aussi le ciel, et nous nous trouvions juste au milieu de tout cela, comme des vers dans une pomme pourrie.
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Par de, le 06/04/2012
Les bûcherons (MONDE ENTIER) de
Roy Jacobsen
Une foule d’hommes qui courent, marchent, en camion, à cheval, des étrangers, des silhouettes en noir et leurs machines qui ont brisé le silence et rempli la ville d’odeurs et de bruits qui n’y ont jamais existé, des milliers de silhouettes étrangères qui ont toutes quelque chose de bizarre et d’incertain, comme si elles avaient émergé du sol et ne supportaient pas la lumière du jour
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Par joedi, le 27/03/2013
Les bûcherons de
Roy Jacobsen
Le soir même, il y eut une fête au son de l'accordéon, du tango et des cris d'ivresse, dans la plus grande tente du mess, dressée sur le terrain de l'école ; et c'est une des raisons pour lesquelles Timmo refusa de parler davantage, une honte terrible l'avait envahi soudain, la honte d'avoir réussi à ne pas boire une goutte pendant un hiver entier de guerre, et, la paix revenue, de s'être senti obligé d'ingurgiter bien trop d'eau-de-vie, de couper les cordes de la grande tente, d'entailler la toile et d'entamer une bagarre avec le forgeron qui venait de rentrer, avant d'être maîtrisé par trois soldats et enfermé dans une petite roulotte de chantier.
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Par joedi, le 27/03/2013
Les bûcherons de
Roy Jacobsen
Puis il vit la ville, une ville à moitié inachevée en bois clair, une ville encore à genoux, une ville en train de se relever, penchée et pourtant si belle et radieuse comme jamais dans le soleil du soir ...
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Les bûcherons de
Roy Jacobsen
Plus tard on m'a également surnommé l'Espoir ou le Dernier Espoir, voire le Courage ou la Liberté : c'étaient les premiers mots de russe que la guerre m'a appris."